LA MARINE FRANÇAISE AU XVI SIÈCLE
Antoine de Conflans a consacré une partie d’un grand ouvrage à la description des navires, grands et petits, marchands et subtiles, qui, de son temps, allaient
1 Bergeron, Traité de la Navigation, e’e., p. 100.101.
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par les mers du Levant et du Ponant, par les mers océanes et méditerrannéennes.
Les nations du nord possédaient des hourques, de 2, 3, 4, 5 et même 600 tonneaux qui allaient en flottilles à Brouage ou en Bretagne pour s'y approvisionner de sel. Selon Pantero Pantera, les hourques et les marsilianes, qui étaient à peu près de la même forme, différaient des nefs par la proue, qu’elles avaient plus grosse et plus ronde; du milieu de leur longueur à la poupe elles allaient en se rétrécissant ; elles étaient inférieures en grandeur aux nefs et aux galions, et ne portaient pas plus de sept voiles, six carrées et une latine.
Les Hollandais pechaient dans la mer de Flandre sur des corves de cent tonneaux et au-dessous.
En Zélande on se servait de heus et d’escutes. Les heus étaient des bâtiments plats de varangue, tirant peu d'eau, avec un seul mât, dont le sommet jetait en saillie, du côté de la poupe, une longue pièce de bois nommée la corne. Cette corne et le mât n'avaient qu’une même voile courant de haut en bas de l’un à l’autre.
L’escute, d'après M. Jal, est la francisation du hollandais schuit, bateau, comme volant est celle du vlieboat, bateau qui vole, et bodequin peut-être celle du mot boat, bateau, et klein, petit.
La corne, le heu, l’escute, le bodequin, étaient tous des bateaux pêcheurs. |
À Calais les bateaux de passage étaient à clin; on y voyait aussi des escutes.
À Boulogne, c'étaient des navires à caravelles, ou
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