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des combattants paraît être « le calcul des éclipses » en d’autres termes, ils cherchent à se crever mutuellement les veux. Pour y parvenir, ils portent l'index de la main droite dans les yeux de leur antagoniste, «afin de lui fermer la lumière du jour », selon leur expression favorite; s'ils échouent dans leur entreprise, ils ont recours à leurs dents pour s'assurer la victoire; une fraction de nez, la moitié d’une oreille, un morceau de lèvre sont les trophées des vainqueurs. »
Au point de vue moral, le même auteur résume en ces termes son opinion sur ses compatriotes : « Dans le fait, l'amour du gain est leur véritable dieu; ils lui sacrifient tout principe et toute vérité, et lorsque la religion et la mc aile pure sont mises en opposition avec cette idole, elles sont regardées comme des objets de nature secondaire, et entièrement subordonnées aux considérations terrestres. Le plus fin, le plus adroit est regardé comme le plus honnête.
« Aucun homme dans ce pays n’a la plus légère obligation à son voisin. L'action de prêter et celle d’emprunter y sont également inconnues ; une faveur n’y est jamais accordée sans la perspective assurée d’une immédiate rémunération. Chaque chose a son prix déterminé. Si quelqu'un à besoin de la charrue, de la herse, du chariot ou du traîneau de son voisin, ne fûtce que pour une heure, il lui est impossible de l’obtenir à titre de prêt, mais il l’obtiendra facilement à titre de location. Les hommes mêmes qui dès leur première jeunesse ne se sont pas perdus de vue, sont si peu disposés à s'obliger sans une compensation actuelle, qu'un individu ne peut emprunter à un autre une bride, une selle, un harnais ou tout autre objet, sans être convenu d’avance non seulement de payer tout le dommage qui pourra y être fait, mais encore de donner une certaine rétribution pour chaque jour qu'il lui conviendra de le garder.
« Il est aisé d’apercevoir combien cette singulière manière d'agir est destructive de toutes les dispositions
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amicales qui, dans les autres pays, attachent les hommes les uns aux autres. [ci l’homme ne veut vivre que pour lui seul, et son intérêt personnel est l’unique base de sa conduite et de ses actions, »
C'est le même voyageur qui, après avoir visité le Bas-Canada avant de retourner en Angleterre, donnait de la population française un portrait qui contraste heureusement avec celui des Hauts-Canadiens :
« Je puis assurer, dit-il à la fin de son ouvrage, que dans les établissements ruraux de cette province, quoique les habitants soient, en général, dépourvus d'éducation et privés des moyens de se la procurer, j'ai trouvé plus de bonheur réel, plus de véritable politesse et une plus grande union entre eux que dans aucun des pays que j'ai parcourus. C'est à l’agriculture qu’ils doivent cette heureuse existence. Quiconque voudra voir la vie morale et la félicité qu’elle procure dans leur perfection, doit aller visiter la demeure d’un Canadien français. Si je pouvais bannir de mon cœur les doux sentiments qui m’attachent à ma terre natale, je construirais une demeure champêtre au milieu des modestes habitations du Bas-Canada, et dans cet heureux séjour, exempt de soucis et d’inquiétudes, je passerais doucement ma vie au milieu d’un peuple doué des vertus sociales, et dont tout l'extérieur annonce le bonheur et la gaieté.
Pour remplacer MM. Lafontaine et Baldwin, lord Elgin fit appel à MM. Hincks, du Haut-Canada, qui faisait déjà partie du ministère précédent, et Morin, l’homme politique le plus populaire du Bas-Canada après M. Lafontaine. Ils maintinrent dans leur programme et firent aboutir trois grandes mesures déjà présentées par leurs prédécesseurs : l'augmentation du nombre des députés porté de quatre-vingt-quatre à cent trente, soixante-cinq pour chaque province; la sécularisation des réserves du clergé, qui affectaient de grandes étendues territoriales dont profita La coloni-
sation ; et l'abolition de la tenure seigneuriale, débris
du régirae féodal resté dans :e Bas-Canada. De toutes les charges dont le £ensitaire était grevé sous ce régime, il ne subsista qu'une rente foncière rachetable à volonté. Les seigneurs dépossédés des droits de quint, de banalité, de lods et de ventes, recurent à titre d'indemnité une somme de seize millions.
Pour comprendre l'importance de cette mesure au point de vue des habitants canadiens, il faut rappeler que la plupart tenaient leurs concessions des anciens seigneurs auxquels ils devaient à perpétuité une redevance; ils étaient en outre obligés de porter leurs grains au moulin du seigneur qui prélevait le quatorzième pour droit de mouture ; de plus, si un domaine changeait de propriétaire, le seigneur recevait à chaque mutation, comme lodset ventes, ou droit d'aliénation, le douzième du prix avec faculté d'acheter lui-même la propriété au chiffre stipulé par les parties, s'il le supposait inférieur à la valeur réelle ; pour les terres possédées à l'état de fief, le tenancier avait à payer au seigneur les droits de quint et de relief : le premier était le cinquième du prix d'achat qui devait être soldé à chaque changement de propriétaire par vente cu de toute autre manière, à l'exception de la succession en ligne directe; l'acheteur qui payait le quint immédiatement avait droit à la réduction des deux tiers. Le relief était le revenu d’une année, dû pour certaines mutations, comme la succession en ligne collatérale.
« Les seigneurs imposaient encore des corvées à leurs censitaires ; ils semparaient sans indemnité des bois de construction, de la pierre, pour leur usage | ou pour l'utilité publique; ils retenaient le droit de | possession des rivières et des grèves, percevaient une dime sur le poisson pris dans iles pêcheries sises sur les grèves de leurs seigneuries, et prétendaient enfin se servir seuls des cours d’eau pour faire mouvoir les moulins, les usines et les manufactures. Ces réserves furent aussi toutes abolies sans compensation. » (Turcotte.) Cette grande réforme, dont l’application dura plu-
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sieurs années et qui améliora beaucoup la situation des habitants par l’affranchissement du sol et le rachat de toutes Les charges qui le grevaient, s'effectua de la manière la plus régulière, et M. Lafontaine, nommé président de la cour seigneuriale chargée de statuer sur les nombreuses questions soulevées par l'application de cette Loi, put dire avec raison : « C’est toute une révolution dans nos institutions, et cette révolution qui, dans d’autres pays, n'aurait pu s'opérer sans effusion de sang et sans remuer l'édifice social jusque dans ses fondements, s’accomplit paisiblement, à l'honneur de la population, sans troubles et sans aucune commotion. »
En décembre 1854, lord Elgin fut rappelé à Londres ; un de ses derniers actes comme gouverneur consista dans la négociation d’un traité de commerce avec les États-Unis. Aux termes de cet acte, les produits agricoles, grains, farines, et Les bestiaux pouvaient s’échanger en franchise du Canada aux États-Unis; ces derniers obtenaient le droit de pêche dans les eaux du golfe Saint-Laurent.
Le nouveau gouverneur, sir Edmund Head, continua les traditions constitutionnelles de lord Elgin; les ministères qui se succédèrent furent toujours choisis dans la majorité de la Chämbre élue; diverses lois organisèrent la milice, pour remplacer les troupes anglaises que le gouvernement de la métropole annonçait devoir retirer, laissant sa colonie s’administrer et se défendre seule ; constituèrent les municipalités des paroisses ; modifièrent le node de nomination des membres du Conseil législatif; créèrent des écoles normales et l'Université Laval, qui contribua rapidement, par le choix de ses professeurs et l’affluence de ses élèves, au relèvement de la culture intellectuelle et des études littéraires dans la population française de la province.
L'année 1855 fut marquéc par la seconde expositin universelle, qui eut lieu à Paris. Le Canada y
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prit une part des plus brillantes: la variété de ses pro ductions agricoles, la beauté de ses bois dont il avait été construit, au centre de la section, un superbe trophée ; la richesse de ses fourrures et de ses minéraux, dont la magnifique collection obtint une médaille d'honneur, attirèrent l’attention de tous les visiteurs.
Pendant que cette exposition avait lieu, le gouvernement français envoyait à Québec une frégate commandée par M. le capitaine de vaisseau de Belvèze, pour rétablir avec son ancienne colonie des relations qui devaient profiter aux deux pays. « La présence des Français futun véritable événement. Les Canadiens, sans distinction d'origine, accueillirent et fétèrent, surtout dans les principales villes, avec le plus grand enthousiasme, le premier navire de guerre français venu depuis la conquête; ils saisirent cette occasion pour témoigner à la trance leurs profondes sympathies. Ce n'étaient pas des étrangers qu’ils recevaienf, mais des frères, des alliés. Les Français t‘“moignèrent de leur côté leur vive reconnaissance pou. .e gracieux et bienveillant accueil qu’ils reçurent des Canadiens. Le résultat de la mission de M. de Belvèze fut l’établissement d’un consulat général au Canada et la modification du tarif français pour l'introduction des bois et des navires canadiens en France. » (Turcotte.)
Les luttes parlementaires reprirent sur le choix d'une capitale; l’alternance entre Toronto et Québec entrainait des frais considérables et ne pouvait être continuée ; les partis se divisèrent sur la désignation de la ville qui serait le siège du gouvernement. Finalement ils s’en remirent, ne pouvant s'entendre, au choix de la reine, qui, à la surprise de tous les compétiteurs, désigna, pour des raisons stratégiques, une bourgade dont le nom était alors à peu près inconnu, Ottawa, sur la rivière Outaouais. Ce choix excita de tels mécontentements sur tous les bancs de la Chambre qu'il détermina la chute du ministère. Il fut néanmoins maintenu, et les édifices d’État, chambres du Parle-
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ment et ministères, s'élevèrent rapidement dans la nouvelle capitale.
L'éternelle discussion sur l'augmentation du nombre des députés proportionnellement au chiffre de la population de chaque province, reprise par M. Brown et ses adhérents de plus en plus nombreux dans Île Haut-Canada, finit par rendre la situation des divers ministères tout à fait difficile; conservateurs et libéraux, par suite du défaut de majorité, se succédaient au pouvoir à quelques mois d'intervalle. La situation politique était devenue à peu près inextricable ; l'union des deux provinces ne pouvaitse prolonger qu’au prix de crises incessantes ; une entente seule entre les chefs des différents partis, pour arriver à une modification de Ïa constitution et à la suppression de l’acte d'union, pouvait y mettre un terme. Elle eut lieu en 1864; un ministère de conciliation, comprenant M. Brown pour le Haut-Canada et MM. Taché et Cartier, les chefs politiques du Bas-Canada, se forma pour étudier les moyens d'assurer l'indépendance réciproque des deux provinces, en même temps que de dévelonper les ressources du pays. La base de l’entente était la suppression de l’acte d'union et la création d’une confédération des diverses colonies de l'Amérique du Nord, comprenant les deux Canadas, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’île du Prince-Édouard et Terre-Neuve.
Le 10 octobre 1864, les délégués des diverses provinces intéressées se réunirent à Québec sous la présidence de M. Taché, et adoptèrent, après seize jours de débats, un projet de confédération.
Ce projet établissait pour la confédération un Parlement avec Chambre haute appelée Sénat, composée de soixante-seize membres nommés à vie, dont vingtquatre pour chacun des deux Canadas ; une Chambre des communes, dans laquelle le Bas-Canada avait soixante-cinq députés, sa popuiation devant servir de base pour fixer le chiffre de la représentation des autres provinces. D'après ce calcul, le Haut-Canada avait droit
à quatre-vingt-deux députés, la Nouvelle-Écosse à dixneuf et le Nouveau-Brunswick à quinze. La durée du Parlement fédéral était fixée à cinq ans.
Les deux langues anglaise et française étaient maintenues sur le pied de complète égalité (1).
La métropole était représentée par un gouverneur général faisant fonctions de président de la confédération. Chaque province, conservant son indépendance et son autonomie, constituait à son gré son Parlement local et avait le contrôle de ses institutions civiles, religieuses et municipales; les gouverneurs étaient nommés et salariés par le gouvernement fédéral. Les diverses colonies adhérèrent, sauf l’île de Terre- Neuve, à la nouvelle confédération; elles considérèrent, comme leurs délégués, qu’elle était nécessaire au point de vue de la défense commune, en facilitant l’établissement d'une organisation militaire uniforme; au point de vue commercial, en permettant de créer entre elles une véritable union douanière et de construire le grand chemin de fer qui, traversant toutes les provinces et réunissant l'Atlantique au Pacifique, allait donner bicatôt une énorme impulsion à la colol nisation et au transport des produits agricoles et | | industriels (2).
Soumis au Parlement de Londres, le projet futadopté par lui le 29 mars 1867 et une proclamation royale fixa au 1° juillet de la même année l'inauguration de la nouvelle Puissance du Canada.
4 b i Ainsi s’achevait, pour la province de Québec, par la
| conquête définitive de son indépendance, la lutte ou-
ASIN verte depuis un siècle pour y anéantir la nationalité ii française.
(1) Tous les documents parlementaires et les débats des ; Chambres sont publiés dans les deux langues.
(2) La ligne, allant d'Halifax à Vancouver, a cinq mille neuf | cents kilomètres de longueur; elle a été achevée en 1885. La durée du trajet est de einq jours.
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Le 1°" juillet 1867, la nouvelle Puissance du Canada était inaugurée au milieu des réjouissances publiques. Lord Monk, successeur de sir Edmund Head, prêtait serment à Ottawa comme lieutenant général gouverneur et choisissait pour ministres les deux hommes qui avaient le plus activement contribué au vote de la constitution, MM. Mac Donald, du Haut-Canada, et Cartier, du Bas-Canada, les chefs du parti conservateur dans les deux provinces. C'est sous ce ministère qu'une question des plus graves, celle des Métis, vint agiter l'opinion publique et donner aux Anglais de la province d'Ontario, affiliés aux sociétés secrètes désignées sous le nom de Loges orangistes, une nouverie occasion de manifester leur haine constante pour la race française en poursuivant avec une énergie farouche l'exécution d’un malheureux dont le grand crime était à leurs yeux d'appartenir à cette nationalité qu'ils abhorraient.
« Jamais question politique, — constate un écrivain canadien qui a publié sur les événements de 1870 et de 1885 un ouvrage des plus intéressants, — n’a, depuis l'établissement de la confédération, agité plus vivement l’opinion publique en ce pays, que celle se rattachant aux réclamations des Métis du Nord-Ouest, ainsi qu'aux deux insurrections qu’elles provoquèrent en 1869-70 et en 1885.
« Le caractère de justice dont elles étaient revêtues, le principe sacré de droit naturel qu’elles défendaient, les prérogatives imprescriptibles qu’elles invoquaient
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etque les autorités fédérales foulèrent audacieusement à leurs pieds, devaient nécessairement leur attirer les sympathies des minorités, qui ne purent s'empêcher de voir, dans cet envahissement brutal et calculé, un danger réel et permanent pour toutes les libertés qui leur étaient chères. Aussi éclatèrent-elles de toute part, vives, chaudes et ardentes.
« La province de Québec, comme c'était son droit et son devoir, se mit en tête du mouvement, et l’on vit pendant un certain temps, comme aux beaux jours des glorieuses luttes politiques du passé, régner l’union parmi les descendants de la grande famille française et catholique.
« D'un autre côté, la majorité anglaise et protestante du Canada, hostile par tradition à la nationalité française, ennemie par principe de la croyance catholique que professait la nation métisse presque tout entière, fit taire la voix de la conscience et de la justice pour n'écouter que celle des préjugés de race et du fanatisme religieux. Elle ne vit dans ce soulèvement d'un petit peuple aux aboiïs qu’une protestation insolente et criminelle, à laquelle le canon et l’échafaud devaient seuls répondre pour disperser au loin et anéantir, sl Le fallait, les rejetons d’une nation qui, par son origine et sa foi, faisait tache sur ces beaux territoires du Nord-Ouest. » (Ouimet.)
En 1669, dès les débuts de la lutte entre l’Angleterre et la France sur le territoire de l’Amérique du Nord, une compagnie avait été fondée à Londres pour la recherche et le commerce des fourrures; elle prit le nom de Compagnie de la baie d'Hudson, et c’est à cette baie que furent d’abord limitées ses opérations. Le jour où le Canada devint possession anglaise, elle envoya ses agents vers l’intérieur, chez ces peuplades cris et assiniboines, avec lesquelles les découvertes des La Vérendrye avaient mis notre colonieenrelations. Mais bientôt une société concurrente, dite Compagnie du Nord-Ouest, se créa à Montréal dans le but de
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faire le même commerce de pelleteries avec les Indiens des plaines, à l’ouest des grands lacs. Les deux compagnies, rivales dans leurs intérêts, l’étaient aussi au point de vue de leur personnel; la première, dontlesiège était en Angleterre, y recrutait ainsi qu'en Écosse la plupart de ses gens ; la Compagnie du Nord-Ouest, au contraire, installée à Montréal, engageait ses voyageurs parmi ces Canadiens français intrépides, durs à toutes les fatigues et habitués à la vie indienne.
L'antagonisme était si accentué que pour tous, au Canada, les employés de la Compagnie de la baie d'Hudson éluient « les Anglais », ceux de la Compagnie du Nord-Ouest « les Français ». Chacune des deux sociétés rivales employait plus de trois mille hommes, comme commis dans les postes detraite, guides, interprètes et voyageurs. Nos Canadiens frança ais n'avaient pas de rivaux pour conduire les canots nt écorce servant au transport des marchandises jusqu'aux lieux de traite distants de centaines de lieues de Montréal ; ils étaient Les plus joyeux compagnons du monde, toujours chantant, buvant de temps à autre, pour surmonter les fatigues de la route, quelques bonnes rasades d’eau-de-vie, et prenant plaisir dans le trajet à faire subir à leurs camarades, ceux qui n'étaient pas encore accoutumés à la sagamité de blé d’Inde ou au pemmican de bison, et qu'ils appelaient ironiquement des « mangeurs de lard », des épreuves rappelant quelque peu le passage de la ligne pour les matelots. «A certains endroits où la profondeur des eaux permettait ces ébats, ils imposaient un tribut à ces voyageurs novices, et, au cas de refus, ils les plongeaient s sans pitié dans la rivière, ce qu'ilsappelaient les baptiser. » (J. Tassé.) Et les échos répétaient au loin leurs refrains favoris :
Quand un chrétien se détermine A voyager, Faut bien penser qu'il se destine A.des dangers.
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