‹ La Nouvelle-France [microforme]Chapitre 13 sur 88 · ERA · texte numérisé non relu

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Laudouinière où par lui-même, ne parvinrent pas à conjurer, I y eut bientôt une telle famine que l'on en futréduit à piler dans un mortier des racines bouillies pour en fabriquer du pain; un des soldats alla jusqu'à éplucher parmi les ordures des arêtes de poisson et les réduisit en une pâte dont il essaya de se nourrir.

Les naturels, devenus hostiles, s'éloignaient à l’approche des Français et engageaient la lutte lorsque ceux-ci voulaient leur prendre leurs vivres. [ls étaient courageux, hardis et féroces. Les dessins de Lemoyne indiquent à quelles mutilations ils soumettaient les cadavres des vaincus, qu'ils scalpaient et auxquels ils coupaient les bras et les jambes; le tronc ébait ensuite empalé d'une flèche et laissé sur Le terrain de la lutte. Les membres coupés, les chevelures arrachées aux cränes étaient fichés sur des pieux plantés autour des cabanes des vainqueurs.

La dernière expédition à la recherche du maïs faillit se terminer par un désastre, et sans l’extrème énergie du Heutenant d'Ottigny qui la conduisait elle aurait abouti à un massacre. Le chefau village duquel il s'élait rendu à la tête d’une trentaine d'hommes l'avertit qu'il avait vu par les chemins des flèches au bout desquelles il y avait des cheveux longs, signe certain de guerre dénoncée et ouverte: il lui fil comprendre que les Floridiens avaient délibéré d'abattre des arbres au travers de la route qu'il devait suivre à son retour ; il lui apprit enfin que des embuscades étaient préparées sur son passage, et que le nombre de ses ennemis augmentait d'heure en heure.

D'Ottigny était un ofticier d’un courage éprouvé ; ces avis, ét une tentative sur un de ses soldats que l'arrivée de plusieurs Français empêcha seule d'être égorgé, ne modifièrent en rien sa résolution ; il avait reçu une mission, il entendait la remplir et ne partir qu'avec les provisions dont ce chef avait promis la remise, Elles ne furent prêtes qu'après un délai de plusieurs jours. Alors d'Ottigny donna l'ordre du

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retour au fort Caroline. Chacun de ses hommes portait un sac de maïs pour regagner les barques, auxquelles on ne pouvait parvenir qu'en traversant la forêt sur un espace assez considérable.

À peine la tête de la colonne était-elle engagée sous bois qu’elle fut assaillie par une troupe de deux ou trois cents Indiens qui la criblèrent de flèches et l’attaquèrent avec furie. Les détonations des armes à feu et les ravages causés par les arquebusades les dispersèrent, mais la colonne, dégagée et reformée, avait à peine fait quatre cents pas que, de nouveau, elle était chargée en tête pendant que les premiers agresseurs l’attaquaient en queue. Ce second assaut, au dire de Laudouinière, fut tellement soutenu « que le seigneur d'Ottigny y fit un aussi grand devoir qu'il est possible à homme de bien de faire. »

Le combat dura depuis le matin jusqu’à la nuit. Acharnés à la poursuite de ces envahisseurs, les Floridiens, s’abritant avec rapidité dès qu'ils voyaient les arquebuses en joue, ripostaient par des flèches qui trop souvent atteignaient leur but, et les Français auraient peut-être succombé sous le nombre si d'Ottigny ne s'était avisé de faire rompre tous les traits que l’on trouvait, *e qui ne permit plus aux adversaires de renouveler leur provision comme ils le faisaient d’abord dès que l'ennemi s'était écarté.

Lorsqu'on arriva enfin aux barques, deux soldats avaient été tués, vingt-deux blessés plus où moins grièvement, et tout ce qui restait de maïs ne reprtsentait plus que la charge de deux hommes ; car dès que le combat avait commencé chacun avait été contraint de laisser à terre son sac pour se défendre. Parmi les blessés se trouvaient le dessinateur Lemoyne et le lieutenant d'Ottigny, dont la bravoure et l’intelligente initiative avaient sauvé l'expédition.

La situation de la colonie était désespérée, et pour ne p®s laisser ses compagnons mourir de faim et de misère, Laudouinière résolut de retourner en France

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sur le dernier navire qui lui restait. C'était le Breton, que les charpentiers durent exhausser d'un pont pour permettre d’embarquer tous les hommes. On y travaillait lorsqu'une flotte anglaise, conduite par le capitaine Hawkins, qui venait de vendre une cargaison d'esclaves nègres aux Antilles, apparut à l'horizon. Par sympathie pour des Français du culte réformé qu'il pratiquait lui-même, il leur fournit des vivres ct leur laissa l’un de ses navires pour regagner l'Europe. Aussitôt après son départ les préparatifs de retour se continuèrent avec activité ; on chargea les bâtiments, le fort fut en partie démoli afin de ne pas servir à quelque ennemi, et tout était prêt le 28 août quand plusieurs voiles apparurent à l'horizon. C'était une flotte française commandée par Jean Ribaut.

Deuxième voyage de Jean Ribaut à la Floride. — Massacre des colons par les Espagnols.

Quelques mutins, renvoyés en France par Laudouinicre lorsque les premiers troubles s'étaient produits dans la colonie naissante, l'avaient desservi auprès de Coligny qui résolut de pourvoir à son remplacement, Il choisit pour lui succéder l’homme qui avait déjà conduit la première expédition, Jean Ribaut, sur l'énergie duquel il pouvait compter pour mener à bonne fin la nouvelle tentative d'établissement à la Floride.

Rappelé d'Angleterre, le capitaine huguenot se rendit à Dieppe, où il s'employa de son mieux à organiser la flottille qui devait emporter un millier de personnes, soldats, ouvriers, femmes ct enfants, réparties sur sept navires.

Le départ avait lieu Ie 40 mai 1565, mais une tempête ramenait la flotte au Havre ; une autre la jetait sur l'île de Whight, qu'elle ne quittait que le 14 juin pour traverser enfin l'Océan et arriver le 13 août en vue des côtes de la Floride, à cinquante lieues du fort Caroline. Le débarquement y était opéré le 27 août.

Ribaut, bientôt convaincu de l’inanité des plaintes formulées contre le capitaine Laudouinière, lui offrit de rester avec lui, de partager même le commandement; mais cet officier préféra retourner en France pour y obtenir une justification éclatante. Il comprenait d’ailleurs qu'une autorité partagée n’amènerait

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que des désordres dont il avait déjà eu trop de manifestations sous les veux. Cependant, atteint d'une fièvre violente due à un exéès de fatigue et au chagrin causé par les calomnies dont'il avait été l'objet, ilse vit obligé de retarder son départ de quelques jours, et il s'en fallut de peu qu'il ne laissät de ce fait ses ossements sur cette terre où il avait commandé en maitre.

On commencait à peine à se réinstaller à la Caroline et à remettre le fort en état d’abriter Iles nouveaux colons ainsi que le matériel qui avait été débarqué, lorsque le lundi 3 septembre plusieurs voiles furent signalées au large; elles se dirigeaient vers quatre des vaisseaux français restés à l'ancre; ceux-ci, à leur approche, se couvraient de voiles et gagnaient précipitamment la haute mer, fuyant devant un ennemi supérieur en forces.

Cet ennemi, c'était l'Espagnol. La guerre n'était cependant pas déclarée entre Les deux pays; bien au contraire, les deux cours vivaient dans les meilleurs termes, surtout depuis le mariage d’Élisabeth de Valois, sœur de Charles IX, avec Philippe Il; mais sous ces apparences d'amitié se cachaient une haine profonde et une politique qui se traduisait, après la Saint-Barthélemy, par ce mot célèbre de l'amiral de Castille : « La guerre de la France est la paix de l'Espagne. »

Philippe If, par ses représentants ou ses espions, poussait d'une part à la guerre civile, et de l’autre se tenait au courant de toutes les intrigues pour en tirer parti contre la France. II fut informé des projets de Coligny par son ambassadeur, dont les relations avec les Guise donnent lieu de croire que lPavis serait venu de ce côté. Il ne leur déplaisait pas, en effet, de voir disperser ce nid de calvinistes installé dans le Nouveau-Monde. C'est ce que dit assez clairement un contemporain : « Il courut lors un bruit que plusieurs tiennent encore aujourd'hui pour véritable, à savoir

que cette entreprise ne fut pas plutôt faite qu'il y eut des messages secrets en campagne pour avertir l’'Espagnol qu'il aiguisät ses couteaux, que ce serait une belle depesche, et que la France n’y perdrail rien, » (Le Challeux.)

Lorsqu'une pareille nouvelle lui parvint, Philippe I fut à la fois saisi d’étonnement et animé d’une violente colère. Les Espagnols considéraient en effet l'Amérique comme leur bien propre, à l'exclusion de tous les autres peuples, ainsi que la Papauté en avait décidé, et pensaient « qu'il n’appartenait à aucun homine vivant d'y marcher ou d'y respirer, sinon à eux seuls. » Les Francais s’établissant à la Caroline devaient donc être tenus pour des flibustiers et traités en ennemis. À bien plus forte raison, lorsqu'il s'agissait d'hérétiques avérés, fallait-il les poursuivre et les détruire pour le triomphe de la foi. Ce roi, dont le sombre fanatisme n'avait pas besoin d'être excité, trouva sans peine l’homme qu’il allait charger d’anéantir la colonie naissante. C'était un des meilleurs officiers de ce temps, dont la vaillance et la ferme volonté n'avaient pour égales qu'une cruauté féroce. Devenu capitaine général de la flotte, il avait commis en Amérique de telles exactions qu'il avait été arrêté, traduit en jugement et condamné à une longue détention. Philippe IF, qui lappréciait à sa juste valeur, le fit sortir des cachots et lui ordonna de se rendre à la Floride « pour dresser une carte de ces parages. » Pedro Menendez de Avila, dont le caractère et le passé viennent d'être brièvement indiqués, comprit fort bien que son souverain avait un autre but qu'il ne voulait pas préciser davantage. Mis au fait de ce qui se passait par un entourage complaisant, il supplia le roi de lui permettre de fonder un établissement en Floride et d’y établir la vraie foi en supprimant les hérétiques ou les idolâtres qui pourraient s'y trouver,

Un traité fut signé entre Philippe et Menendez;

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celui-ci, dans ses vastes projels, ne songeait à rien moins qu'à conquérir toute l'Amérique du Nord, de la Floride au fleuve Saint-Laurent, et à arracher aux Anglais ainsi qu'aux Français le monopole des pèêcheries de Terre-Neuve. Il était autorisé à emmener 500 soldats, des laboureurs, 16 prêtres, et à prendre aux Antilles 200 chevaux, 400 fantassins et trois vaisseaux. Il s'engageait de son côté à conquérir le pays dans trois ans et «à en établir la carte ».

Dès que l'expédition fut annoncée, des centaines d'aventuriers vinrent s'offrir; c'était une véritable croisade, on se pressait en foule pour courir sus aux hérétiques ; 2,600 soldats, marins ou artisans, enrûlés pour cette sainte entreprise, partaient bientôt de Cadix, mais une tempête dispersait la flotte et à son arrivée à Porto-Rico Menendez n'avait plus avec lui que le tiers de ses forces. Apprenant que les Francais avaient débarqué en Floride, il voulut néanmoins les attaquer sans délai pour ne pas leur laisser le temps de se fortifier. Les indigènes qu'il interrogea en suivant la côte l’informèrent de la situation exacte du fort Caroline vers lequel il se dirigea. À son arrivée, quatre des navires français, qu’il attaquait à coups de canon, coupaient leurs câbles et prenaient le large. Il les poursuivit, mais ils manœuvrèrent assez habilement pour lui échapper. Il revint alors à l'embouchure de la rivière où 1l trouva, embossés, cinq autres bâtiments qui l’attendaient, soutenus par deux bataillons el plusieurs pièces de canon en batterie sur le rivage. Ne se croyant pas en état de surmonter de pareils obstacles, 1l redescendit vers le sud jusqu’au fleuve Saint-Augustin, à huit ou dix lieues de l’ennem:. Il y effectua son débarquement et jeta les fondements d’un fort et d’une ville, aujourd’hui la plus ancienne des États-Unis.

Pendant ce temps, les Français délibéraient s'ils altendraient le retour des Espagnols en se fortifiant, ou s'ils iraient les attaquer par mer. Malgré le conseil

de tous ses officiers et de Laudouinière en particulier, Ribaut se résolut à ce dernier parti, I s'éloigna avec toutes ses forces embarquées sur les quatre plus grands vaisseaux ; il emmenait le lieutenant d'Oltigny ainsi que tous les soldats valides et ne laissait à la Caroline que les blessés, des ouvriers impropres au métier des armes et quelques femmes, avec Laudouinicre, malade et alité, pour chef, Son obstination à courir sus aux Espagnols, malgré 1e temps qui menaçait et Les avis les plus pressants, allait aboutir à un affreux désastre, À peine ses vaisseaux apparaissaient-ils en vue de la rivière Saint-Augustin, qu'une furieuse tempête du Nord-Ouest se déchainait, les ballotlait plusieurs jours et les Jetait enfin à la côte où ils se brisaient sur des écueils aux abords du cap de Canaveral. Tous les hommes, sauf un volontaire parent de Coligny, parvinrent à rejoindre la terre ferme; mais leurs armes élaient perdues, leurs vètements en lambeaux, etils n'avaient plus pour vivre que les fruits ou les racines qu'ils allaient rencontrer.

A l'approche des Français, Menendez, qui n'avait pas encore eu le temps de se fortifier, s'était cru perdu. La tempête, écartant par miracle ses adversaires, lui sembla une intervention du Ciel, et sa résolution fut aussitôt prise de profiter de la disparition de la flotte ennemie pour attaquer le fort Caroline, certainement dégarni du plus grand nombre de ses défenseurs.

A la tête de cinq cents hommes portant chacun huit jours de vivres et guidé par quelques indigènes, il s'engagea au milieu des marécages et des forêts, s'enfoncant dans les ornières, arrêté par les lianes ou les arbres renversés, marchant le premier par une pluie continuelle dans ces sombres solitudes, au milieu des cyprès et des pins où la fièvre interdit encore tout séjour aux humains. A force de persévérance et d'énergique obstination, 11 parvint à sortir de ces interminables fondrières et à s'approcher, sans donner l'éveil, du fort Caroline, en vue duquel il se trouvait

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le 19 septembre vers dix heures du soir. L'attaque aussitôt décidée, les remparts furent bientôt franchis par les brèches que l'on n'avait pas réparées, et les Français, surpris dans leur sommeil, n'oppostrent qu'une faible résistance ; assaillis de tous côtés il leur fut impossible de se rallier au milieu de l'obscurité et du tumulte de l'assaut. Les Espagnols ne firent aucun quartier : malades, blessés, furent systématiquement mis à mort comme les combattants : « C'estoil à qui mieux égorgeroit hommes suins et malades, femmes et petits enfants, de sorte qu'il n’est possible de songer un massacre qui puisse estre égalé à cestui-cy en cruauté et barbarie, » (Le Challeux.)

L'artillerie, les magasins abondamment pourvus en munitions etobjets d'échanges, 120 cuirasses, 300 piques, des arquebuses, 200 tonneaux de farine, autant de sacs de blé, quantité de toiles et de drüps devinrent la proie du vainqueur. Les quelques malbeureux échappés dans la nuit aux coups des assaillants s'étaient sauvés dans les bois et les marais; à grand'peine ils purent rejoindre les navires à l'ancre près de l’embouchure de Ta rivière et y trouver un refuge, Parmi eux élaient Landouinière qui n’avæit évité que par miracle les coups des ennemis qui l’entouraient, le dessinateur Lemoyne, et un charpentier dieppois, Nicolas Le Challeux, à qui l’on doit un récit de celtesauvage agression.

Le fortétaitpris, les Espagnols menaçaient d'attaquer les navires auxquels leur flotte pouvait, sielle survenait, couper la retraite vers la mer; sous les yeux des équipages épouvantés 1ls s'acharnaient après les corps de leurs victimes, auxquelles ils tiraient les yeux avec leurs dagues pour les jeter ensuite à l’eau avec des injures au nom français. Il fallait s'éloigner de cette côte devenue si funeste ; toute espérance de revoir Ribaut avait disparu, on gagna le large et l’on fit voile vers l’Europe.

Après une pénible traversée, dans laquelle ils furent très éprouvés par le froid et le manque de vivres,

les survivants débarquèrent les uns à la Rochelle, les autres en Angleterre, où Laudouinière fut assez longtemps retenu par le mauvais état de sa santé. Le Challeux revint à Dieppe; les souffrances qu'il avait endurées l'avaient singulièrement dégoûté des lointaines entreprises. « Aïlle à la Floride qui voudra, ditil dans la préface de sa relation. Je ne confesserai jamais que l'homme père de famille fasse son devoir de quitter ainsi sa vocation pour à l'aventure aller en pays étranger. » El'il ajoutait gaicment:

Qui veut aller à la Floride

Qu'il y aille; j'y ai esté,

Et revenu sec et aride

Et abattu de pauvreté.

Pour tous biens j'en ay rapporté Un beau baston blanc en ma main; Mais je suis sain, non dégousté; Gà, à manger, je meurs de faim,

Pendant que Menendez, le massacre accompli, retournait à Saint-Augustin, les Français naufragés avec Ribaut à quelques lieues au Sud, ne sachant rien de ce qui s'était passé, espéraient pouvoir revenir à travers bois au fort Caroline, où ils trouveraient les secours qui leur étaient nécessaires, [ls se mirent en marche, mais ils furent découverts et rejoints par les Espagnols qui leur promirent de les bien traiter s'ils se rendaient et de leur fournir un navire pour returner en France, Se fiant à ces avances mensongères, épuisés d’ailleurs par les fatigues et les privations, ils remirent ce qui leur restait d'armes et traversèrent par petits groupes la rivière qui les séparait de l'ennemi. Au fur et à mesure qu'ils étaient arrivés dans la forêt hors de la vue des autres, les Espagnols les attachaient deux par deux ; lorsque tous furent réunis et qu'il n’y eut plus de résistance possible, ils se jetèrent sur eux à un signal donné et les massacrèrent. Ribaut, d'Ottigny et leurs compagnons tombèrent, prenant le ciel à témoin de la scélératesse de leurs meurtriers. « C’estoit à qui don-

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