‹ La Nouvelle-France [microforme]Chapitre 14 sur 88 · DEUX · texte numérisé non relu

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neroit le plus beau coup de pique, de hallebarde et d'espée, en sorte qu'en une demi-heure ils gaignèrent le champ et emportèrentcesle glorieuse victoire, tuant ceux-là vaillamment qui s'estoyent rendus et lesquelz ils avoient reçeu à leur foy et sauvegarde. » (Le Challeux.)

Par ordre de Menendez, le cadavre de Ribaut fut écorché et sa peau envoyée en Europe. Ce fait d'armes accompli, le vainqueur annonça sa victoire au roi Philippe [et lui fit connaitre le sort qui avait inffsé à ses prisonniers : « Je leur fis lier les mains, tous furent égorgés. Il m'a semblé que je servais bien Dieu et votre Majesté en les châtiant ainsi; car au moins cette mauvaise secte n'entravera plus nos efforts pour semer la bonne parole dans ces contrées, »

Pour compléter son œuvre, cet odieux fanatique faisait pendre les corps de ses victimes et placer audessus cette inscription: « Je ne fays ceci comme à Français, mais comme à Luthériens. »

Quelques hommes, des catholiques, des ouvriers, avaient été épargnés par les Espagnols rassasiés de carnage; leur sort fut promptement réglé, En marge de la lettre de Menendez relatant sa victoire, Philippe £? écrivit de sa main : « Quant à ceux qu'il a tués, il a bien fait; et pour ceux qu'il a épargnés, qu'on les envoie aux galères. »

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