VOYAGE A LA BAIË D’HUDSON
C'est dans cette mer si dangereuse, au milieu des brouillards et des banquises, des froids excessifs et des tempêtes, qu’allaient se dévoiler le courage merveilleux et l'énergie surhumaine d’un de nos plus admirables marins, l’émule des Jean Bart et des Dugua 7 Trouin, Le Moyne d’Iberville, qui accomplit dans ces parages des actions d'éclat dont les Canadiens ses compatriotes et la France qu'il servait peuvent être légitime ment fiers.
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Découverte et prise de possession du pays des grands lacs.
Champlain, pendant ses divers séjours au Canada, s'était activement occupé de la reconnaissance des régions que parcourt le fleuve Saint-Laurent ; 1l avait traversé dans ses premières expéditions le lac qui porte son nom, remonté la rivière des Outaouais, visité le lac Nipissing, le pays des Hurons et le lac immense désigné sous le nom de mer Douce. Comprenant la nécessité d'entretenir des relations avec les différentes peuplades répandues autour de ces vastes mers intérieures dont les eaux alimentaient le Saint- Lacrent, 1l avait engagé de jeunes Français qui, après avoir séjourné quelques années chez les sxuvages, pouvaient servir d’interprètes, d'intermédiaires entre leurs compatriotes et les nations quiles avaient accueillis ou adoptés.
Un des plus intelligents de ces aventureux coureurs des bois fut Jean Nicolet. Originaire de Cherbourg, il était venu, en 1618, au Canada, avec Champlain à qui il avait offert ses services. Après un assez long séjour chez les Algonquins dont il s’appropria si bien la langue et les coutumes qu'ils Le choisirent peur un de leurs chefs et l’envoyèrent en députation chez les Iroquois pour traiter de la paix, il remonta le cours de la rivière des Outaouais et se rendit chez les Nipissiriniens. C'était une tribu de race algonquine habitant aux alentours du lac Nipissing. Champlain l'avait