M. DE DENONVILLE REMPLACE M. DE LA BARRE
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premiers qui se présentent et font les autres prisonniers. Avec eux se trouvait le nouveau gouverneur envoyé d'Angleterre à la baie d'Hudson. Il partagea le sort de ses compatriotes.
Pendant ce brillant fait d'armes, le chevalier de Troyes enfonçait la porte du fort et ses miliciens faisaient un feu continuel par les embrasures sur les hommes de la garnison. Dans l'impossibilité de résister à cette altaque si impétueuse, les assiégés demandèrent quartier. Comme il n’avait pas assez de soldats pour y laisser une garde, de Troyes détruisit la redoute et démotit la palissade, pendant que d’Iberville faisait voile pour Monsipi avec les prisonniers embarqués sur le navire dont il s'était emparé.
Ces deux forts enlevés, le commandant français voulut achever son œuvre en prenant le troisième désigné sous le nom d’Albany; mais personne, dans sa troupe, n’en savait exactement la situation. On marcha au hasard, le long des côtes, par des chemins que l’amoncellement des glaces rendait à peu près rmpre’icables. La colonne errait ainsi à l’aventure lorsuue le son lointain de coups de canon signala l'emplacement occupé par l'ennemi. Sainte-Hélène alla encore reconnaitre les lieux pendant que d’Iberville avec son bâtiment se rendait à l'embouchure de la rivière, Le fort était si 16 à quarante pas du bord de l’eau, dans un terrain marécageux ; un fossé en mauvais éta! en défendait l'approche; il avait quatre bastions gavnis d’une plate-forme et armés chacun de quatre canons. D'autres pièces d'artillerie protégeaient les flancs de la place.
Le93 juillet, pendant la nuit, les Français débarquèrent dix pièces de canon qu'ils mirent en batterie dans un bois, sur une hauteur dominant le fort, et à la pointe du jour ils tirèrent plus de cent cinquante volées qui criblèrent l'ennemi de boulets. L'émoi produit par ces décharges fut tel que tous les Anglais se réfugièrent dans une cave et a’osèrent en faire sortir un des leurs
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