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EXPÉDITION CONTRE LES TSONNONTOUANS

pour demander à se rendre que quand le feu cessa faute de munitions. Les assiégeants virent avec grand plaisir arriver le parlementaire chargé de négocier les conditions de la reddition ; le froid et le manque de vivres les avaient fort éprouvés ; ils en étaient réduits pour calmer leur faim à manger une sorte de persil qu'ils trouvaient sur les bords de la haie.

Les prisonniers furent envoyés en France et le 10 août, l'expédition achevée, le chevalier de Troyes se mit en route pour Montréal, laissant d’Iberville à la baie pour rétablir les affaires de la Compagnie, aux frais de laquelle l’entreprise avait eu lieu. Dans cette campagne, tous les établissements anglais avaient été enlevés et les frères Le Moyne y avaient préludé aux exploits qui devaient bientôt les rendre célèbres. « Sainte-Hélène et d'Iberville, écrivait le père Silvy, se sont merveilleusement signalés, et les sauvages qui ont vu ce qu'on à fait en si peu de temps en sont si frappés d’étonnement qu’ils ne cesseront jamais d’en parler partout où ils se érouveront. »

Naturellement, on se récria fort à Londres contre cette agression et l’on en fit un crime au roi Charles IE. « Ce qui est encore plus étonnant, remarque Charlevoix, c’est que les ministres plénipotentiaires de la reine Anne au Congrès d'Utrecht demandèrent à ce sujet des dédommagements qu'ils faisaient monter fort haut, comme si nous n’eussions pas été nousmêmes en droit d’en exiger de plus considérables pour l'invasion du fort de la rivière Sainte-Thérèse, dont la prise des trois forts du fond de labaie n’était qu’une juste représaille. »

Les agressions des Iroquois contre nos alliés et ceux de nos coursurs des bois qu'ils pouvaient surprendre continuant à se produire, M. de Denonville estima qu'il fallait en finir avec eux, et prépara dans ce but une campagne contre les Tsonnontouans, qui se montraient les plus acharnés. Sur ses pressantes demandes, le roi lui envoya, au printemps de 1687,

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DE PET ONETE

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