‹ La Nouvelle-France [microforme]Chapitre 78 sur 88 · DÉLIVRANCE DE LA COLONIE · texte numérisé non relu

DÉLIVRANCE DE LA COLONIE

tout son pouvoir à la suppression des congés et des postes au delà des lacs, dont l’abandon aurait eu pour effet certain de faire passer ces immenses contrées sous l'influence anglaise. Aucun administrateur n’a eu plus que lui le sentiment de la grandeur future de ce pays, dont les destinées lui étaient confites, et la volonté de faire de la France la principale puissance de l’Amérique du Nord. Sans l'abandon déplorable dans lequel le laissait un roi dont toutes les forces s’usaient en vains eflorts contre l'Europe coalisée, il aurait réussi dans cette noble entreprise. L'habileté avec laquelle il mit en œuvre les faibles ressources dont il disposait, le concours absolu qu'il sut toujours obtenir des habitants eurent du moins ce résultat de sauver la colonie, de développer ses ressources, de préparer la paix avec les cantons et d'assurer l'avenir.

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