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COMMENT LES FRANÇAIS ALLÉRENT EN FLORIDE

pour les contraindre à livrer des trésors imaginaires, se vengerent en anéantissant ces cruels envahisseurs. La Floride était donc abandonnée par les Espagnols

à lorsque Coligny entreprit de la coloniser. Il choisit

‘ pour diriger l'expédition un gentilhomme de la religion » réformée, dontil connaissait la bravoure, Jean Ribaut.

1 Celui-ci, parti du Havre le 18 février 1562 avec deux

navires portant bon nombre de soldats et ouvriers, presque tous calvinistes, arrivait après deux mois de “traversée à la côte de la Floride, près de l'embouchure

* d'un fleuve dont il remontait quelque temps le cours. » Pour svmboliser par un témoignage matériel la prise

de possession de la contrée, il fit dresser près du rivage

“une pierre sur laquelle on grava les armes de France.

Les indigènes, après quelques marques de défiance

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“bientôt dissipées, se pressaient autour des arrivants et

leur apportaient du poisson, des graines et du gibier; Lils recevaient en échange des bracelets d’étain argenté,

“des couteaux et des miroirs.

* Ribaut, satisfait de cet accueil, émerveillé par le “paysage qu'il avait sous les yeux, résolut d'installer la ‘colonie dans cet endroit et y construisit un fort suffi- “sant pour loger les vingt- huit hommes qui acceptaient ‘de rester dans ce lieu sous promesse de prompts

Ro

Le 29 juillet 1562, cinq mois après son dépar'. Ribaut revoyait les côtes de France. Il y trouvait la gucrre civile, dont le signal avait été donné par le massacre de Vassy; les efforts qu'il put faire pour rejoindre Coligny et l’intéresser au sort des colons abandonnés ë la Floride, restèrent sans résultat. Rélugié en Angleterre avec d'autres protestants con-

romis par | ‘exaltation de leurs opinions religieuses

A1 y publia, en 1563, une relation de son vovage. Ce

Bvre eut un grand retentissement, que vint augmenter encore la rencontre enmer, non loin des côtes anglaises, d'une enbarcation informe où quelques homme 'S, féduits par la faim et la soif à l'état 1 squelettes am-

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