TROISIÈME PARTIE. Ui
ce que vous nvcz r.dorc , cl lui rendre , au lieu du hoiilieuf perdu , la s<igessc, la paix, la sûreté du moins dont vos fatales liaisons la privent.
Que vous seriez attristé , que vous vous consumeriez en regrets , si vous pouviez contempler l'état actuel de celte malheureuse amie, et l'avilissement où la réduisent le remords et la honte! Que son lustre est terni: que ses grâces sont languissantes! que tous ses sentiments si charmants et si doux se fondent tristement dans le seul qui les absorbe! L'amitié même en est attiédie; à peine parlage-t-elie encore le plaisir que je goûte à la voir; et son cœur malade ne sait plus rien sentir que l'amour et la douleur. Hélas! qu'est devenu ce caractère aimant et sensible, ce goùl si pur des choses honnêtes, cet intérêt si tendre aux peines et aux plaisirs d'autrui? Elle est encore, je l'avoue, douce, généreuse, compatissante ; l'aimable habitude de bien faire ne saurait s'effacer en elle; mais ce n'est plus qu'une habitude aveugle, un goût sans réflexion. Elle fait toutes les mémeschoses, mais elle ne les fait plus avec le même zèle; ces sentiments sublimes se sont affaiblis, cette flamme divine s'est amortie, cet ange , n'est plus qu'une femme ordinaire. Ah ! quelle âme vous avez ôtéeàla vertu !