Voir les excellents ouvrages de Rudolf Fürst
ficheusement didactiques, à tendances anti-welches, antifrançaises, anti-catholiques, anti-protestantes. Sauf dans quelques détails observés et rendus avec réalisme, Part en est absent. Sous l'influence des nouvelles italiennes et espagnoles, mais surtout grâce aux innombrables traductions des nouvelles françaises, la Nouvelle allemande fut, depuis Gœthe, mise en possession d’un instrument maniable, d’un style plus rapide et précis.
Lorsque l’on attribue à d’autres qu’à Gæthe le titre de rénovateur de la Nouvelle moderne, et quel que soit celui auquel on le décerne, l’on entend toujours le même leitmotiv ; il suffit de changer le nom: Avec X°*”, la Nouvelle moderne est devenue capable de porter les idées les plus profondes, de traiter les problèmes les plus subtils, de pénétrer toutes les nuances, toutes les surprises du cœur humain. Les frères Schlegel, Tieck, Heyse, Spielhagen, Storm, pour ne citer que les plus célèbres, entonnent ce refrain à peu près identique. C’est ainsi qu’en 1881 Théodore Storm écrira encore à Gottfried Keller : « La Nouvelle, telle qu’elle s'est développée à notre époque et particulièrement dans ces dernières dizaines d'années, en un certain nombre de poèmes d’une plus ou moins grande perfection, est apte à accueillir le contenu le plus important. » et Storm ajoute ces mots dont le sens semble plus décisif: € Et maintenant, il ne dépendra plus que du poète de réaliser dans cette forme le plus haut idéal de la poésie.» (1) Si nous avons réussi à montrer que les auteurs des nou-
velles que nous considérions, s'étaient montrés grands et