Ibid., pp
3. Cf. Düntzer. Erlæuterungen zu den deutschen Klassikern, XV, 1, pp. 102-104. Leipzig, 0, J. (1873).
c’est à la suite d'une grave maladie, et non d’une révolution que le « Prokurator » prétend avoir fait un vœu. « Autrement Gœthe suit exactement le vieux conte, qu’il ne fait que rendre à sa manière. » Dans une édition des œuvres de Gœthe (1),ce mème érudit développera plus tard moins laconiquement sa pensée : « Gœthe suit fidèlement son modèle, sauf qu’il le développe librement, surtout dans la première partie. Gœthe a donné une haute moralité au dénouement de son récit ;le Prokurator n'est à part cela qu'une traduction, en grande partie mot à mot, de l’original transerit en style gæthéen. » Cette dernière phrase exprime le jugement courant, qui se retrouve encore dans les bonnes éditions récentes, et où l’on ne tient pas compte des restrictions de Düntzer.
Un progrès décisif dans l’étude de ce récit fut cependant réalisé, voici quinze ans. À propos de la nouvelle latine de Marina, qui a même sujet que le Prokurator, un critique (2) indiqua brièvement un certain nombre de points nouveaux : Gœthe a dramatisé les dialogues, en les coupant,eten animant le style; en outre, ce n’est point seulement au dénoûment qu’il a élevé le niveau moral de la jeune femme ; il l’a dès l’abord faite moins passive et plus consciente pour quele dénoûment ne semblât pas contredire les prémisses.
Tel est sur le Prokurator le dernier état de la critique