‹ La Nouvelle Individualiste En AllemagneChapitre 27 sur 110 · IDE D · texte numérisé non relu

IDE D

2. 1bid., p. 428 ; Lettre à Julian Schmidt. « … komme ich zu dem Satze : ein Kunstwerk ist schœn, in welchem, wenn es den Raumkünsten angehœært, die Symmetrie, wenn den Zeitkünsten, die Causalilæt weder bemerkt, noch vermisst wird; das will sagen : sich weder als vorhanden, noch als fehlend aufdrænçgt, son-

dern darin ist, wie die Gesundheit in einem gesunden Menschen., »

218 CHAPITRE JV

Parmi les aventures merveilleuses, les contes de fées, les anecdotes satiriques que l’auteur d'Obéron encadra dans les propos et commentaires des personnes qui les écoutent ou les narrent, se rencontre un récit dont le sujet ressortit tout à fait au genre que nous considérons. L'auteur l’intitule : La Nouvelle sans titre.

Cette œuvre contient tous les éléments nouvellistiques, mais nous les apercevons épars. Le poète n’a pu, ou peutêtre n’a point voulu, les élaborer. Le récit manque de cette cohésion, de cette unité d’action qui distingue les chefs-d’œuvre, et chacun des personnages nous apparaît formé de fragments disparates, que l’auteur ne prit pas soin d’unir, ni de relier naturellement l’un à l’autre. L’auteur du reste avoue par le commentaire qu’en donnent les auditeurs, que cette histoire n’est qu'un jeu, auquel on pourrait donner un autre dénoûment.

Au cours du récit, ilnous assure que, d’après son opinion, les choses durent se passer ainsi qu’il les raconte. Il nous parle même (3), sans nous le démontrer, de cet «enchaînement de petites circonstances qui se produit habituellement en pareil cas.» Le conteur juxtapose dans ses personnages des traits contradictoires; ou plutôt, ces personnages

n'existent pour ainsi dire pas; ils ne sont qu’à l’état d’ébau-

1. p. 112. Wielands Sæmmitliche Werke,t. 38, Carlsruhe, 1817.

ches. L’auteur semble hésiter encore sur l’expression qu’il leur donnera. Cette nouvelle rappelle certaines maquettes de tableaux. Ici apparaît sur un corps à peine dessiné une tête peinte, aux traits expressifs ; là, une perruque à bonnet encadre le visage d'un homme nu comme ver; un peu plus loin, on distingue, s’étoilant comme les tentacules d'un polype, les trois bras emmanchés à l'épaule d’un individu, et l’on ne sait si ce poing fermé au bout d’un bras à peine ployé, si cette main étendue au bout d’un bras vertical, si cet index prolongeant la ligne horizontale du bras, marqueront la colère, l'enthousiasme, ou désigneront un coupable ou un héros. Dans un coin du tableau, nous apercevons un personnage formant le centre d’un petit groupe, et au milieu de la toile nous retrouvons ce même homme parlant du haut d’une tribune. Ici, nous admirons la puissance de l’esquisse ; là une académie, plus grande ou plus petite que nature, attire notre attention; en bas de la maquette, l’on remarque huit dessins de bottes, le galbe d’un habit à la française dans les basques duquel sourit la silhouette malicieuse du peintre lui-même. Des figures qui semblent presque au premier plan s’encadrent dans une porte à demi-effacée qui ne s'appuie à aucun chambranle…

Une anecdote, banale dans les vieilles nouvelles espagnoles et françaises. Une substitution d'enfant, la jumelle héritant, aux Jieu et place d’un juméau mort, la fortune d’un « oncle d'Amérique » qui revient des Indes occidentales. Ce dernier laissait sa fortune à Manuel son arrièreneveu. En cas du décès de ce rejeton, les richesses de-

vaient revenir au représentant masculin d’une autre ligne

collatérale, un certain Antonio. Galora a donc été élevée comme un garçon; on ne la connaît que sous le nom de Manuel. Seuls, la duègne classique et le vieux serviteur traditionnel sont dans le secret. Après la mort de ses parents, Manuel-Galora veut parfaire son éducation. Comme précepteur, ou plutôt comme « cavalier de compagnie », le hasard, naturellement, lui envoie Antonio ; pour dissimuler sa misère, ce jeune et bel hidalgo, qui ne se doute guère qu'on lui a ravi, traîtreusement, l'héritage auquel il avait droit, se cache sous le nom d’'Alonso. Naturellement Manuel-Galora éprouve bientôt pour Aonso-Antonio des sentiments que semblait lui interdire son costume masculin. Et naturellement aussi, A/onso-Antonio s’éprend de Rosa, une cousine belle et pauvre de Galora, à qui l’on donne l'hospitalité au château. La jalousie s'empare de Manuel-Galora, jusqu’au jour, où la pauvre personne, trop homme pour être femme, trop femme pour être homme, avoue à Alonso-Antonio la supercherie dont elleest maintenant la plus douloureuse victime. « Alonso », en guise de retour, confesse sa véritable identité. Un cloître abritera le désespoir de l’ex « Manuel », et l’ex « Alonso », riche seigneur désormais, épousera la belle et pauvre Rosa, dont l’auteur nous a indiqué, avec intérêt, la bien féminine opulence.

Nous aurions donc là affaire à une nouvelle selon l’ancienne formule, se rapprochant — par l’agrément ironique, la concupiscence bourgeoise, par certaines réflexions, d'humour en apparence naïve, par les parenthèses rationalistes, — beaucoup plus du conte voltairien que de la Nouvelle individualiste allemande.

Et cependant, ce conte enferme une nouvelle, ou plus exactement, un vrai thème de Nouvelle, que l’on pourrait dénommer: La Robe blanche.

Galora aime ; la jalousie accroît son amour; au sentiment succède la passion. Elle veut s’en libérer par l’action. Pour la première fois, elle exècre ses vêtements d'homme, le rôle qu'elle a joué, qu’on lui a fait jouer. Elle se rebelle: « mes parents se trompèrent et ne songeaient qu’à mon bonheur, quand ils ont fait de moi (umschufen) un monstre ». Elle se révolte contre elle-même, qui laissa accomplir en son être un insolent outrage à la nature. En vain, Galora assure qu’elle ne maudit point les maladroits artisans de cette machination. Comme l’héroïne du Procurateur,comme la marquise, elle sent qu’on abusa d'elle, qu’on disposa, à son insu, de son moi. Elle doute; elle aime avec une véhémence masculine, despotique, et elle souffre comme une femme : « La violence qu’a subie ma nature n’est plus réparable, je suis perdue irrévocablement pour toutes les affections et sentiments féminins. »

Cette angoisse, ce paroxysme, cette lutte entre son moi et la nature qui la vainc, se concentrent dans une scène aux contours arrêtés, précisément nouvellistique. Galora se résout à tout dévoiler à celui qu’elle aime sans retour. Elle ne saurait se présenter devant lui dans ce costume masculin qu'elle haït, dont elle rougit. La démarche qu’elle est décidée à faire sur le champ, au milieu de la nuit, dans la chambre d’ « Alonso », ne l’épouvante point. Ne va-t-elle pas lui dire : Je suis femme, je t'aime ; tu ne me verras plus? Elle ne peut résister à la force qui la mène ;

qu'importe la témérité apparente d'une visite nocturne

que son courage viril ne saurait redouter ! Ne faut-il point qu'elle jette bas le masque, qu’elle se montre à lui dans toute sa vérité, dans toute sa nudité ? Elle envoie chercher une robe blanche, — vêtement de catéchumène, vêtement primitif aussi, qui voile plus qu’il n'habille; — et quand elle l’a revètue, l’image que lui renvoie une glace, la fait frissonner « d’une surprise mêlée d’effroi devant son propre sexe ». Brigitte, la laide, pour la première fois se regardait au miroir, quand Stéphane lui avait avoué son amour, et s’écriait : « Moi, aimée, cela n’est pas possible, cela n’est pas possible! » Galora pourrait dire : Moi aimer, cela n’est pas possible!

Ce conflit profond, intime, qui trouve dans la « robe blanche » son image symbolique, Wieland, malheureusement, ne le soude point étroitement au corps du récit. Par l'organe d’un des interlocuteurs, il reconnaît, de bonne foi, que nous ne nous attendions guère à l’acte « fier et noble » de cette Galora, qu’il nous dépeignait un peu trop comme un butor féodal,un « Manuel » trop exclusivement homme, L'identité parfaite de son caractère « inné » et du caractère « revêtu » sous l’influence d’une éducation sommaire et d’une vie constamment rude, fait la part trop belle à l’auteur, Qu'elle aime la chasse, les tournois et autres exercices masculins, soit! Mais un Gœthe n’eût pas manqué, par un trait rapide, de montrer dans ses goûts, un germe de passion déjà féminine, Wieland devait laisser apercevoir, comme en réserve, le féminisme de « Manuel ».

Alonso-Antonio apparait tantôt comme un précepteur modesie, timide, qui, avec une passion bien peu es-

pagnole, n'ose aimer ouvertement Rosa, parce que sa

L'ACTION DANS LA NOUVELLE 223 situation pécuniaire ne lui permet point encore de l'épouser ; tantôt, dans la scène nocturne, et Wieland l’en approuve entre parenthèses, comme un vieux routier de la galanterie facile. Le premier mouvement de surprise une fois passé, Antonio songe qu’en pareil cas, l’on se doit d’attenter à la vertu d’une femme, fût-elle la plus authentique virago. Et seulement après cet essai honorablement infructueux, il en vient à ce qu'il eût dû, nouvellistiquement, dire auparavant : Mais non, Galora, je ne vous hais point ; au contraire, je vous aime... beaucoup, comme une sœur... [l eût été alors, littérairement, tout naturel, qu’à ce moment-là, il se prît lui-même aux accents d’une compassion feinte, et que s'émouvant de ses propres paroles, il éprouva — pendant quelques instants — un assez vif désir sensuel.

Un nouvelliste plus expert aurait d’abord provoqué notre curiosité, pour la changer peu à peu en sympathie. Au lieu de nous mettre, dès le début, avec la duègne et le fidèle serviteur, dans la confidence, il eût employé la méthode du « dévoilement », ainsi que s’en servirent avec bonheur Kleist dans La Marquise, Süfter dans Brigitte, et Storm et Heyse, si souvent.

A chaque instant, l’on sent que le conteur hésite. Tour à tour humoristique, historique, réaliste, axiomatique, son style concourt, au moins autant que les faits, à détruire « cette unité, cette intégralité », où l’un des interlocuteurs aperçoit, avec raison, « la perfection la plus essentielle d’une véritable œuvre d'art ».

Cette nouvelle se passa, dit l’auteur, en Galice. Elle pour-

rait, le mot allemand « Galizien » désignant également

Lu)

24 CHAPITRE IY

les deux pays, aussi bien être transportée en Galicie, ou ailleurs. Rien n’attache le récit à l'Espagne ; pour envelopper ses personnages d’une atmosphère réelle, —l’exemple de Gæthe le prouvait, — quelques traits, bien choisis, suffisent. Le mot « hidalgo », pas plus que « la poitrine de Rosa, la plus aimable dont bonne mère Nature ait jamais gratifié une Biscayenne » ne nous suggèrent de vision nette.

Nous regreltons souvent que l’auteur n’ait pas « poussé » davantage un trait heureux, n’ait pas biffé, ou déplacé, tel détail oiseux, ou intempestivement plaisant, L'auteur nous a dit de Manuel-Galora : elle était grande, « elle ne fut pas trahie par sa poitrine, lorsqu'elle atteignit l’âge, où chez les personnes de son sexe, elle ne se laisse pas toujours dissimuler »; et nous nous souvenons trop de ces détails précis ; pourquoi nous confier par la suite, qu'elle envoie chercher une robe de l’heureuse Biscayenne, dont l’aimable poitrine demeure la seule caractéristique notable ? Pourquoi, dans la scène culminante, en un moment de crise tragique, souffler à l'héroïne un mensonge tout livresque : Je vais faire peur à « Alonso », et apparaître devant lui comme le fantôme d’une dame qu’il aima jadis ?

Il n’est point jusqu’au dénouement — parfaitement juste, excellemment nouvellistique en soi, — qui n’apparaisse contingent, parce que l’auteur — le commentaire des auditeurs l’avoue indirectement — ne l’a pas comme relié au caractère de son héroïne ; nous étions en droit d'attendre d'elle violence, énergie, passion, mais non ce brusque

« renoncement »,

Wieland a brodé dans La Nouvelle sans titre un conte agréable autour d’un authentique motif de nouvelle individualiste; La Robe blanche demeure une esquisse à laquelle 1’ « action » fait défaut.

Plusieurs nouvelles de Hebbel, Anna, La Vache pourraient nous fournir des exemples d’une causalité trop apparente. L'analyse de La Vache suffit à démontrer ce singulier mécanisme.

Un paysan compte, le soir, les billets de banque péniblement amassés, Son Petit enfant le regarde. Le paysan attend la vache qu’on doit lui amener. Il croit l'entendre mugir. Il sort. L'enfant s'amuse avec les billets ; ila vu son père brûler le vieux journal qui les entourait. Il brûle tous les billets les uns après les autres. Son père rentre quand le dernier achève de se Consumer. La vache est là; avec quoi la payer désormais? Il saisit l'enfant, le lance contre le mur ; monte au grenier par l'échelle dressée dans la chambre. Il se pend. Le valet cherche son maître partout, voit l’enfant, le crâne fracassé, et monte au grenier. [l sent soudain sur ses épaules les jambes du pendu. D’épouvante, il tombe à la renverse et se casse le Ou, tandis que sa lanterne met le feu à la paille du grenier. La femme du Paysan à disparu dans l'incendie: et la vache aussi y a péri.

Les situations (Zustænde), s’enchaînent ici avec une

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telle évidence, qu’elles se confondent presque avec les événements; les situations ont à peine eu le temps de toucher les personnages, que déjà elles se manifestent sous la forme d’actions. L'effet demeure médiocre, parce que nous ne fûmes point préparés — même brièvement — par l'espoir ou la crainte à ces actes terrifiants. Les héros agissant plus vite que nous ne pouvons penser, nous interdisent toute curiosité; et comme nous apercevons les actions, avant même d’en discerner les mobiles, notre sympathie ou antipathie se trouve, elle aussi, paralysée.

Ce ne sont point là des nouvelles courtes, sommaires, mais des sommaires de nouvelles. Beaucoup d'actions et nulle vie. Une chaîne de causes et d'effets, que l’on pourrait couper à moitié, aux deux tiers, ou prolonger indéfiniment. Admirateur de ces nouvelles de Kleist dont on a dit qu’elles étaient en fer forgé, Hebbel, très conseiem-

ment, fait de ses récits un mécanisme, sans plus.

Les Caractères et la Caractéristique dans la Nouvelle

L'étude de l’action dans le Procurateur nous entraîna forcément à celle des caractères ; ceux-ci, dans la Nouvelle allemande, semblent inséparables de celle-là ; l’action sert d'instrument aux caractères, comme les caractères étayent l'action. Un «motif» de nouvelle, si singulier qu’il apparaisse, ne serait qu’une des multiples combinaisons du hasard, s’il ne se développait pas, s’il ne prenait point vie, en s'individualisant dans les caractères.

Lorsque l’on considère les ouvrages les plus remarquables de la « Novellistik» allemande, on peut affirmer que leur originalité, leur « silhouette » dépend en grande partie des caractères, et que sans eux l'originalité du thème ne suffirait point à produire une nouvelle originale, uni-

que, ou proprement inouïe. L'intérêt spécifique des nouvel-

les allemandes repose moins sur l’histoire contée, que sur

les individus en qui elle s’incarne.

Le mari complaisant (Prokurator) qui, consentant à être trompé, ne l’est finalement pas, fait pour ainsi dire partie du magasin d'accessoires comiques. Le viol mystérieux d’une femme (Marquise de O**), et les suites que comporte cet accident, hantèrent bien souvent les imaginations humaines, depuis que Jupiter usa de cetexpédient pour ses multiples frasques. La générosité passagère et le désarroi que suscite un cataclysme(7remblement de Terre), bientôt suivis d’un retour aux laideurs et eruautés de la vie habituelle, ressortissent à l’éternelle psychologie des toules. Depuis Orphée (Wovelle), la musique bien souvent charma les fauves et adoucit les hommes. Le préjugé, (Hétre-aux-Juifs) eut toujours plus de prise sur les simples, et les poussa à des actes barbares. La laideur, de la femme surtout (Brigitte), causa d'innombrables malentendus, et si le nez de Cléopatre eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. Que de fois les faibles et les innocents (Gristal-de-Roche) sortirent indemnes des dangers où de plus puissants eussent péri. Une nature sensitive et profonde se cache bien souvent sous l'enveloppe d'un homme maladroit (Le Pauvre Ménétrier), inexpert à vivre et sur qui les malheurs extérieurs s’acharnent sans lui faire perdre la naïve quiétude de son cœur. Pourquoi

le génie(Un Voyage de Mozart) brille-t-il avec plus d'éclat

et de grâce, lorsqu'il est marqué du sceau de la mort prématurée ; ne semble-t-il pas rayonner avec une force et un charme indicibles, parce qu'il doit s’éteindre à l’âge élégiaque? La haine entre frères dissemblables peut pousser jusqu’au fratricide. {Æntre Ciel et Terre.)

Sil'on extrait ainsi des thèmes des nouvelles l’idée qu'ils contiennent, ou le fait qui les résume, on n'ose plus parler de : « motifs » nouvellistiques, tellement ces idées ou ces faits semblent banaux..

Ces faits apparaissent comme des résullats, résultats d’une observation générale,et mènent à l’abstraction. Le suet dépouille son importance, puisqu'il n’existe que par une sorte de fécondation, par la mise en action, qui consiste essentiellement dans la mise en action des caractères. La définition donnée par Taine : un romancier est un « psychologue, qui, naturellement et involontairement, met la psychologie en action... » (1) s'applique, en son principe, aux nouvellistes allemands. Sans doute, il faudrait pour le mot : involontairement, faire une restriction, et délimiter les provinces de la psychologie qui relèvent dela Nouvelle.

Les caractères ni l’action ne sont, il va sans dire, l’apanage exclusif de la Nouvelle. Ces éléments, on les trouve aussi dans le drame et dans le roman ; mais l'originalité de la Nouvelle naît précisément d’une fusion particulière de l’action et des caractères, qui produit une action caractéristique, avec des caractères dont le développement est assujetti à certaines règles, ou plus exactement : borné par

certaines limites. On ne peut faire un départ nettement

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