Hebbel. Tagebuch, n
« Das Drama soll keine neue Geschichten bringen, sondern neue Verhæltnisse. »
« Verhæltnisse > devrait êtrerendu par un mot exprimant l'idée synthétique de : rapports, relations, situations et circonstances,
La situation tragique que renferme à peu près toute Nouvelle ne vaut, disions-nous, que par Ja qualité individuelle du caractère qui y est engagé. Il sera donc assez naturel que certains caractères apparaissent a priori plus nouvellistiques que d'autres, précisément parce qu’ils sont plus originaux. C’est le cas, notamment, pour ces femmes que l’on pourrait appeler viriles. Les œuvres les plus célèbres du théâtre allemand nous présentent le plus souvent pour héroïnes des jeunes filles qu'influence le héros. De lui ou par lui leur vient leur volonté (ce que Freytag appellerait « Das Einstræmen der Willenskraft >»). Les héroïnes de Hebbel font preuve, il est vrai, d’une forte individualité, mais elles demeurent une exception. Dans les nouvelles que nous examinions, nous ne trouvons point d’ingénue ;et quelques héroïnes, la marquise, Brigitte, présentent nettement ce caractère « viril » qu’on retrouve si souvent par ailleurs, dans des ouvrages de Gottfried Keller et de Paul Heyse, sans parler d'œuvres françaises, de Colomba. C’est que la Nouvelle, comme le montrait finement un maitre du genre (1), supporte mal cette réaction sentimentale des jeunes gens, qui n’aboutit point à des actes. J1 faut une réaction naïve et violente, qui secoue profondément l'individu. La période des passions apprises, la période romanesque, lyrique, de l'existence ne convient guère à la Nouvelle. Mieux vaut la naïveté enfantine de Sanna, la naïveté géniale de Mozart. Le Procurateur de Gœthe nous montre la transformation frappante d’une
demi-ingénue, encore un peu sentimentale, en une femme