‹ La Nouvelle Individualiste En AllemagneChapitre 39 sur 110 · Fre ytag. Technik, p · texte numérisé non relu

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leur cerveau est en pleine activité, mais cette activité ne se manifesterait pas au dehors, si l’inoui de la Nouvelle ne venait les forcer dans leurs retranchements. L'effet produit sur ces caractères peut être de deux sortes : ils agissent bon gré mal gré, Apollonius, par exemple; ils surmontent leurs doutes, leurs rèveries. Ou bien ils sont comme surmontés, tel le violoneux, par les circonstances, mais leur rève leur persuade que c’est eux qui remportèrent la victoire. La situation où ils furent placés par les circonstances extérieures a permis au lecteur de pénétrer dans l'intimité de leur individualité. De ce que de semblables personnages se rencontrent souvent dans le drame germanique ({amlet), ne doit-on pas déduire que leur passivité n’était qu’apparente ?

Si la Nouvelle se voit fréquemment forcée d'attribuer à ses héroïnes une certaine « virilité » de caractère, n'est-ce point pour leur permettre d'affirmer une individualité qui semblait l’apanage du sexe fort? La passivité masculine, — et l’on peut le constater chez les héros dont nous parlons ici, — n'exclut point une intensité, qui fait complètement défaut à la passivité féminine. La passivité, certes, n'apparait pas forcément chez l’homme comme l'indice d’un «caractère », mais elle ne l’empèche point d’en avoir un; pour la femme, c'est une antinomie. Comme exemple on pourrait prendre Apollonius et Christiane. Hebbel se trompait, lorsque flairant un artifice dans ce qui n’était qu’une nécessité psychologique de la Nouvelle, il écrivait : « Un truc de Laube (dans ses Reisenovellen), c'est de faire les femmes actives pour pouvoir les dessiner (1). > Sur le

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