‹ La Nouvelle Individualiste En AllemagneChapitre 47 sur 110 · Chap. XV · texte numérisé non relu

Chap. XV

tion mène à l’éternelle forme intérieure, dont la forme extérieure n'est que le vernis, et ce n’est que de la forme parfaite que naît l'élément libérateur (das Befreiende). Par libération, j'entends l’acte qui délivre pour ainsi dire de son cordon ombilical le poème, qui a, et doit toujours avoir sa racine dans un besoin subjectif, s’il ne veut pas être et laisser froid (1). »

Il faut dans ioute œuvre poétique, dans la Nouvelle, qu’il y ait, sous l'apparence des faits et de l’affabulation, une conception, une idée latente (2). Il faut que sous les formes capricieuses d'un ruisseau, s’étende une vaste nappe d’eau qui l’alimente. « Que signifie le réel en soi ?» disait Gœthe à propos de la Movelle ; « il nous réjouit, quand il est représenté avec vérité, et même, il peut nous donner de certaines choses une claire connaissance ; mais le véritable gain, pour ce qu’il y a de supérieur en notre nature, ne repose-t-il pas seulement dans l'idéal, qui surgit du cœur du poète ? (3)»

A ces causes quiintéressent l’art littéraire tout entier,

s’en ajoute une autre particulière : La forme littéraire de

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