W, Dilthey. Ueber die Einbildungskraft des Dichters
MOt Oesounvix, qui signifie à la fois : châtiment envoyé par Dieu et tremblement de terre. Ce terme exprime bien la situation où nous met brusquement une telle calamité: le sol tremble et détruit l'expérience de toute la vie. Nous perdons notre confiance innée dans la stabilité du sol que nous foulons, auquel nous sommes habitués ; nous ne pouvons comprendre que la terre se meuve sous nos pieds et ondule comme l’eau. Nous avons là un symbole exact de ce que l’on pourrait appeler : Le désarroi nouvellistique, auquelsont en proie, dans l’œuvre, les personnages, auquel a été en proie, dans la vie, le créateur de ces personnages. Il se l’objective dans la Nouvelle.
Lass dein Leben Gestalt, dein Gedanke Leben gewinnen, Lass die belebende Kraft stets auch die bildende sein (1).
Si le poète choisit la Nouvelle pour y épancher son âme, c'est souvent pour que le public ne s’aperçoive pas qu’il se confessse. Nulle forme n’égare plus facilement les lecteurs. Ce que nous raconte le nouvelliste apparaît non seulement extraordinaire, mais révolu ; aussi cette forme de récit frappe-t-elle plus qu’elle n’émeut le lecteur, qui ne songe guère que chaque homme « vécut » au moins une nouvelle dans sa propre vie. Le nouvelliste, par là même
qu’il raconte objectivement cette histoire périmée, ne nous