‹ La Nouvelle Individualiste En AllemagneChapitre 54 sur 110 · Carrière, 1h1d · texte numérisé non relu

Carrière, 1h1d

4. Paul Heyse. Deutscher Novellenschatz, t. 1, Introduction, p. XVIII.

Les personnages secondaires servent seulement d'instrument à cette force, et ce n’est pas contre eux que combattent les héros. La marchande de Gæœthe nese rebelle ni contre son mari, ni contre le procurateur ; la marquise aime celui dont elle fut l’innocente victime ; Mergel n’accuse pas sa mère ni son oncle, qui lui inculquèrent les préjugés qui le mèneront à l'assassinat et au suicide. Le ménétrier ne garde pas rancune à son père qui l’a traité en paria, ni à Barbara qui l’abandonne, ni à tous ceux qui le grugèrent. Brigitte ne ressent aucune colère contre celui qui fut son mari. Elle arrange sa vie comme s’il n’avait jamais existé. Apollonius est toujours prêt à pardonner à Fritz; il ne cherche pas non plus à se libérer de la tutelle du vieux Nettenmair. Quant aux héros qui ont ou gardent le cœur naïf de l’enfance, Sanna, Conrad, Mozart, pas une plainte ne sort de leurs lèvres.

Devant le héros de la Nouvelle ne se dressent pas des ennemis qui sont des hommes, mais une force qui lui est adverse. Il semble sans passion,et nous avons déjà vu que dans la Nouvelle, femmes et même enfants revêtaient naturellement un caractère viril.

Le héros se trouve en opposition avec une force, ou cette force s’oppose à lui, et comme de sa part, « cette oppositions’exprime par des actions, elle est une lutte ».(1) Cette opposition fondamentale de l'individu et d’une force élémentaire se double et se nuance souvent de contrastes secondaires, soit entre deux personnes: Brigitte, Entre Ciel et Terre, les deux aspects de l'enfance dans Cristal-de-

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