F, T. Vischer. Alles und Neues, t. I, p
3. Celui qui « donne au roman la satire pour objet cesse de lui donner l’art pour règle », Taine. Litt. anglaise, V, p. 117. Lorsque Tieck n’est pas tendancieux, il lui arrive d'écrire des ouvrages qui se rapprochent de la véritable Nouvelle. « Besonders Immermann fand richtig heraus dass diese Novelle (il s'agit du jeune maître-menuisier) mehr in den Gesetzen der Gattung sich bewegte als manche andere seiner letzten Dichtungen dieser Art und dass der Witz, die Lehre, überhaupt die Idee des Ganzen ganz in der
franches satires, ou des critiques, des dialogues philosophiques, littéraires ; parfois, comme L'Homme secret, écrit d’abord sous cette forme : des comédies de mœurs, ou des comédies à tiroir; quelquefois des romans où les opinions s'entre-choquent, mais rarement l’on y trouve l'individu laissé seul à seul dans une crise décisive avec la force de la nature, la situation tragique. Elles apparaissent à la fois didactiques et subjectives, la tendance satirique s’y manifestant surtout dans des conversations et non dans des actions. Quelque intérêt qu’elles présentent, ces œuvres ne relèvent pas de cette Nouvelle individualiste, dont nous essayons de comprendre l'originalité et le caractère essentiels. Au reste, qu’en pensait Tieck lui-même ? « Son opinion sur les nouvelles, c’est qu’elles sont un vin faible de la poésie, coupé de beaucoup de raisonnements. »(1) On n’est trahi que par ses amis. Kœpke écrit : « Était-ce vraiment le poète de Sainte-Geneviève, d’'Octavien et de Phantasus, qui, dans ces nouvelles, avec une dialectique sèche et avec ironie démontrait les absurdités contemporaines? » (2) Frédéric de Raumer : « Toute la gamme des mesures et des tons intellectuels vibre tour à tour dans les nouvelles de Tieck,etl’on peut dire sans fausse modestie, qu'y prendre plaisir est un signe de culture (Bildung). » (3)
Les personnages de Tieck nous intéressent pour ainsi
Handlung und in den Situationen stecke, was ihm nun einmal cardo re bei der Novelle zu sein schien. » Minor, Tieck, p. 215.
1. Paroles rapportées par Frédéric Schlegel, après une visite à Dresde, automne de 1824. Cf. Kœpke, t. II, p. 27.