‹ La Nouvelle Individualiste En AllemagneChapitre 63 sur 110 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. Fr. v. Raumer. ZJandbhuch zur Geschichte der Litteratur, III. Teil, p. 315. Leipzig, 1866.

dire par le costume dont les revêtit l’auteur, et c’est là qu'il arrête notre curiosité. Il esquisse de fort jolis portraits, mais l’on aimerait à découvrir sous ce portrait l'étude d'un caractère, ce qui rattache l'individu à l’humanité, et sous les draperies ou les oripeaux nous révèle l’homme dans sa nudité morale; sous l’affabulation singulière de la Nouvelle, l'application symbolique; sous ce fait historique, unique et borné, le principe général et Constant,une réponse à la question : Qu’est-ce que l’homme ? Ce que nous trouvons à dire dans presque toutes les nouvelles de Tieck, ce que nous admirons chez les grands nouvellistes, c’est précis ment ce que Kæpke croyait trouver réalisé dans les ouvrages de son maître. « Ce qui seul donne une valeur durable, l’idée créatrice, le profond contenu intellectuel, qui donne vie à la vie. » (1)

Si,après la lecture de nombreuses nouvelles, «on éprouve le désir de formes artistiques, de problèmes qui contiennent, dans une forme poétique, des idées plus importantes et d'une application plus générale », (2) n'est-ce point parce que ces œuvres précisément n'’offrent de la Nouvelle que le nom, l’extérieur ou la forme, qu'elles demeurent contingentes, et que le récit n’enferme pas cette nécessité, cette profondeur qui atteste l’idée créatrice, l'enfantement douloureux. Si ces ouvrages sont sans racines dans la pensée et le sentiment du poète, en doit-on inculper le genre, ou le mauvais ouvrier ? Si l’on peut

dire que grâce au génie créateur, la Nouvelle s'émancipe

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