‹ La Nouvelle Individualiste En AllemagneChapitre 73 sur 110 · À Hartlaub, juin 1855. Ausgew. Briefe, Il, p · texte numérisé non relu

À Hartlaub, juin 1855. Ausgew. Briefe, Il, p

3. Expression de Paul Heyse. Neuer Deutscher Novellenschatz L'ARI VENT

utilisera Le clair-obsceur. Droste-Hülshoff nous fournit un intéressant spécimen de cette technique où se reflète la vision dualiste de la poétesse. Un point lumineux (1), un moment significatif frappe ses yeux de myope ; elle excelle à rendre en quelques traits le caractère saillant d’un objet, d’un individu, (2) et ce qui entoure cette vision réaliste, nette, garde pour elle l'attrait du mystère, si bien que son héros apparaît comme dans une pénombre où nous devinons des caractères rudimentaires, vivant superstitieusement au milieu d’une nature pleine d’effrois. De naïssance, elle possède au plus haut degré ce sens de l’inouï, le merveilleux spécial à la Nouvelle, et d'autre part se sent comme prédisposée à celte notation symptomatique, dont la Nouvelle se sert constamment.

Quelle raison expliquera cette prédilection de la Nouvelle ? Est-ce, comme le disait Novalis, parce qu'«ilya deux façons de dépeindre les hommes : la poétique et la scientifique. Celle-là donne un trait absolument individuel, — ex ungue leonem— ; celle-ci déduit complètement » ? (3) La manière « poétique » ne se confond-elle point assez souvent, dans ses résultats tout au moins, avec la manière « scientifique » ? Taine n'écrivait-il pas, avec quelque raison, qu’ < en toute science la difficulté consiste à se figurer en raccourci, par des spécimens significatifs, l’objet réel tel qu’il existe, hors de nous, et son histoire vraie. »

La Nouvelle se sert, plus que le roman, du récit et de

la caractéristique symptomatiques, parce qu’elle est, pour

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