‹ La Nouvelle Individualiste En AllemagneChapitre 98 sur 110 · Cité par Spielhagen, Beitræge, p · texte numérisé non relu

Cité par Spielhagen, Beitræge, p

Vischer ; ileût pu écrire : Parce qu'il est souvent un nouvelliste, c’est-à-dire l’antipode d’un poète « sentimentalisch ».

Mais qu'est-ce qu’un genre qui atteint sa perfection par la mesure, par le balancement de ses forces et de ses éléments, qui exige que l'imagination créatrice transforme, sans l’adultérer, l'intuition poétique, qui ne tolère point que la fantaisie ou le fantastique empiète sur l’idée, qui demande la subordination de l’art de conter aux événements et aux caractères, qui, enfin, réclame une forme qui ne soit que l’extériorisation plastique de la vie, sinon un genre classique, un genre « bien portant », eût dit Gœthe, un genre « viril », eût dit Humboldt.

« Les règles importent peu ou point, disait Gœthe ; si l’œuvre est bonne, elle est aussi classique » (1). On peut dire qu'il n’y a point de nouvelles idéalistes ou réalistes, classiques ou romantiques, mais de bonnes et de mauvaises nouvelles; et d’autre part des nouvelles ou des contes. Les bonnes nouvelles sont celles qui donnent la sensation d’un organisme vivant, d’un corps avec sa plénitude et dont l'isolement naît de ses contours mêmes, et non pas d’un cadre où l’on enferme et resserre des membres plus ou moins mal joints. Il n’y a pas de vides dans un corps, disait Grillparzer. Les nouvelles médiocres manquent de

Page 1