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tion générale ou particulière sera motivée par un danger K grave pour la société, l'infraction de cette loi constituera régulièrement une faute grave. Je dis régulièrement, parce que je fais abstraction des circonstances individuelles, de la légèreté de matière et autres éléments qui peuvent atténuer 4 les fautes concrètes. Cette première conclusion s’appliquera D. à toutes les prescriptions et prohibitions relatives aux livres :
attaquent les fondements de la religion (n. 2), livres obs= cènes (n. 9), livres injurieux à Dieu, aux saints, à l'Église et “4 à son autorité (n. 11) etautres publications perverses (n. 14}. Mais quand nous arrivons à des publications licites par elles-mêmes, qui ne sont réprouvées que parce qu'elles sont dépourvues de lautorisation préalable, il faudra distinguer entre la publication ou divulgation et l’usage subséquent. Il y a certainement un grave intérêt pour la société chrétienne à ce que des livres de ce genre ne soient pas mis en circulation sans le contrôle préalable de l'autorité; par suite, les. 2 auteurs et éditeurs seront tenus, régulièrement sous peine de faute grave, à soumettre leurs publications à ce contrôle; u mais il peut très bien se faire que l’usage, après coup, par les fidèles, de publications de cette sorte (tant qu’elles ne sont pas individuellement réprouvées) ne constitue pas um péril grave pour la société, puisqu'il s’agit, après tout, de 2 choses licites en elles-mêmes. Dès lors, il serait difficile de soutenir que cel usage puisse constituer pour les fidèles un péché grave. Voici, par exemple, des litanies, d’ailleurs irré- 4 prochables, des nie de piété, des recueils de prières d’ailleurs excellents, qui circulent sans l approbation spéciale qui leur serait HER ee Je ne puis me persuader que la réci- “5 tation de ces litanies, l’usage de ces livres de prières, cons= 4 titue pour les fidèles une faute grave. Il faut davantage, pOur offenser Dieu mortellement et mériter l'enfer. J'ose même dire que l'ignorance, la bonne foi excuseront souvent 168 fidèles de toute faute. Nous laissons au lecteur le soin 1e faire, s’il le désire, l'application de ces Tera LQies aux di-. verses prescriptions de la Bulle. | LR Notre raisonnement est-il applicable aux prohibitions par-
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Éhiculièrés, en d’autres termes, aux livres portés sur le cata- 1e de l’Index ? La Rire de n'importe quel.livre à
… l'index constitue-t-elle, par elle- -même,un péché mortel ?
| Question mille fois posée par les us auxquels les meilleurs hésitent à répondre par une naton apsolue, tandis
qu'ils ne savent comment formuler une exception plus ou
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Ds.
moins vague dans leur esprit. Je rappelle, avant d’oser donner à mon tour la réponse qui me semble véritable, que je n’envisage ici que la loi canonique, et que je fais abstraction des circonstances accidentelles d'ignorance, de légèreté de matière el autres semblables. Je repousse également comme entièrement inapplicable la raison si souvent invoquée par les fidèles: l'innocuité de tel ou tel livre en particulier pour l'individu. Car, pour le dire encore une fois, la raison de la loi doit être cherchée dans le danger commun, et la loi atteint les individus, même quand ils ne seraient pas exposés personnellement au danger. Enfin je demande que l’on veuille bien se rappeler ce que c'est que le péché mortel,
qu'il ne faut pas multiplier trop facilement.
E - Cela dit, je pense que le critère assigné plus haut s’ap-