‹ La nouvelle législation de l'indexChapitre 90 sur 133 · TOO · texte numérisé non relu

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rare salegit, ea refutandi curam in se recipiat. Putant vero, qui

talia agunt, nulli sese reprehensioni aut censuræ obnoxios esse, propterea quod de alienis, ut aiunt, opinionibus nihil ipsi affirment, sed historice agant. AT quidquid sit de corum animo et consilio, deque personali in,e0os animadversione, de qua viderint, qui in {ribunalibus ad coercenda crimina institutis jus dicunt;

… dubilari certe non potest, magnam ejusmodi libris in christia-

nam rempublicam labem ac perniciem inferri; quum incautis lectoribus venena propinent, nullo exhibito vel parato, quo præserventur, antidoto. Subtilissimum hoc humantæ malitiæ inventum ac novum seductionis genus, quo simplicium mentes facile implicantur, quam diligentissime revisores advertant ac censuræ subjiciant ; ut vel hujusmodi libri, si aliqua ex ipsis capi possit ulilitas, emendentur, vel in vetitorum Indicem omnino referantur. |

Jurgia et convicia a dissidentibus aucloribus adhibila expungantur.

$ 22. In ea, quam superius laudavimus, prædecessoris Nostri Clementis Papæ XIII Instructione, Tit. de correct. lib. SI, sapientissime cautum legitur, ut quæ famæ proximorum, el præserlim

combattre. Ceux qui agissent de la sorte s’imaginent ne mériter ni blâmæ ni censure, sous prétexte qu'ils n’expriment pas leur sentiment sur ces opinions étrangères et qu'ils les rapportent en simples historiens. Mars, quoi qu’il en soit de leurs intentions, de leur but et de leurs sentiments personnels à cet égard — ce qu’examineront les tribunaux institués pour ce genre de délit, — il est indubitable que de tels livres sont un fléau et une cause de ruine pour le peuple chrétien, parce qu'ils offrent à des lecteurs non prévenus un poison sans avoir placé à côté le remède.

Les reviseurs porteront tout spécialement leur attention sur cette invention fort habile de la malice humaine et sur ce nouveau genre de séduction qui enlace si facilement les âmes simples : il les soumettront à la censure afin de les corriger s'ils peuvent être utiles; dans le cas contraire, ils les inséreront sans restriction au catalogue des livres prohibés.

Effacer les récriminations et les injures des auteurs en désaccord.

S 22, L'instruction citée plus haut de Notre prédécesseur Clément VIH (Tit. de la correct. des livr., S2) a fort sagement ordonné d’efJacer les passages qui dénigrent Le prochain, principalement les ecclésiastiques

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346 LA NOUVELLE LÉGISLATION DE L’INDEX 1 ecelesiasticorum el principum, detrahunt, bonisque moribus el christianæ disciplinæ sunt contraria, expungantur. Et paulo poste B. facetiæ eliam, aut dicleria, in perniciem aul præjudicium famæ, al exislimalionis aliorum jactata, repudientur. Utinam vero in as pectum lucemque hominum libri ejusmodi in hac temporum licentia et pravitate non efferentur, in quibus dissidentes auc-= tores mutuis se jurgiis conviciisque proscimdunt; aliorum opi-

niones nondum ab Ecclesia damnatas censura perstringunt; adversarios, eorumque scholas ac cœtus sugillant et pro ridi- $ culis ducunt, magno equidem bonorum scandalo, hæreticorum vero contemplu, qui digladiantibus inter se catholicis, sequem mutuo lacerantibus, plane triumphant. Etsi vero fieri non posse À intelligamus, ut disputationes omnes e myndo tollantur, præ= 4 sertim cum librorum numerus continenter augeatur; faciendi enim plures libros nullus est finis, ut est apud Ecclesiasten, cap. V2: ; compertum præterea Nobis sit magnam aliquando utilitateni EX

iis capi posse; modum tamen in defendendis opinionibus, ét christianam in scribendo moderationem servari merito volumus: Non inulililer (inquit Augustinus in Enchirid. cap. 59, prope finem) exercenlur ingenia, si adhibealur disceptalio moderala, et

- et les princes, où qui sapent les bonnes mœurs ow la discipline chrétienne; et plus loin: de rejeter les facéties et propos de nature à porter dommage où préjudice à la réputation ow à l’estime des tiers. PIùt à Dieu que, en nos temps de licence et de dépravation, les lecteurs ne vis-" sent jamais ces ouvrages où des auteurs d'opinions différentes s'adressent. l toute sorte de reproches et de railleries, censurent des opinions que l’Église n’a pas condamnées, flétrissent et tournent en ridicule leurs adver: « saires, leurs écoles et leurs assemblées, au grand scandale des bons, au « mépris des hérétiques quitriomphent bruyamment de ces querelles entre 4 +

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catholiques qui s’entre-déchirent! Nous savons bien qu’il est impossible « de supprimer toute discussion, étant donné le nombre toujours croissant des livres, car, comme le fait remarquer l'Ecclésiaste: On ne finit jamais de faire de nouveaux livres (xn, 12); Nous avons constaté d’ailleurs que ces discussions peuvent parfois être utiles; mais Nous voulons que la 7 défense verbale ou écrite des opinions soit marquée au coin de la modéra= à tion et de la charité chrétiennes. Ce n’est pas en vain, dit saint Augustin (Enchirid., ch. LIX), que l’on discute, pourvu qu'on garde la modération | | et qu'on ne tombe pas dans l'erreur de penser savoir ce qu’on ignore.“

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