‹ La nouvelle littérature, 1895-1905Chapitre 35 sur 44 · IV. — LE DRAME SOCIAL · texte numérisé non relu

IV. — LE DRAME SOCIAL

II y a eu, vers 1896-1899, toute une poussée vers le théâtre social (i). L'insuccès devait rapidement éteindre les ardeurs de la jeunesse. « L'avenir du théâtre est là », déclarait M. Maurice Leblond. « Non seulement je crois qu'un auteur peut évoquer une synthèse intense des luttes sociales du temps présent, mais j'estime encore qu'il le doit, affirmai* M. VioUis. » Les faits ont démenti cette belle assurance.

M. Antoine produisit la Guerre au Village de M. G. Trarieux. Nous eûmes encore le Domaine de M. Lucien Besnard et ÏAJ^aire Grisel du même, le Chemin des Ruines de Jean Thorel, les tentatives de M. Lucien Gleize, de M""^ Marni pour aboutir au théâtre de M. Jean Jullien (la Poigne et V Oasis) et à la Clairière ou aux Oiseaux de Passage de MM. Donnay et Descaves.

Ce qui manqua surtout à l'épanouissement du drame social, ce fut une scène et un public. Antoine seul ose de temps à autre quelque tentative de ce genre. En dehors de cet acteur, il n'y a plus que le Cercle « des Escholiers » et « l'Œuvre » ? C'est peu pour tant d'ambitions. Récemment M. Pottecher,

(i) Enquête sur la question sociale au théâtre. Revue d'Art Dramatique, janvier, février, mars 1898.

devant des auditeurs sincères et vraiment populaires, a essayé à Bussang le pouvoir de la comédie sociale. Il n'a qu'à continuer.

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