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fréquemment par les mutualistes : — Les sociétés de secours mutuels, ayant des ressources limitées, ne pouvaient continuer à distribuer des secours au-delà d'un certain laps de temps au sociétaire malade. Celui-cise trouvait donc, à l'époque où ses propres économies commençaient à s'épuiser et où le besoin devenait plus urgent, abandonné par la société de secours mutuels. C'était là quelque chose d'inhumain et de vraiment contraire à l'esprit de la mutualité. Mais il y avait force majeure pour la société à limiter ses secours, Avec les unions ce mal
est réparé (1).
$ 4. — Placements gratuits
Un des buts accessoires de la société de secours
mutuels est, nous l'avons vu, la création des offices
(r} M. Lourties, dans son rapport au Sénat, montre que le projet de loi va corriger la situation défectueuse des sociétés de secours mutuels, qui les oblige à retirer les secours : « C’est là, assurément, dit-il, une application imparfaite des principes de fraternité et de solidarité qui sont le trait essentiel de ces associations. Combien il est regrettable, en effet, de voir des participants de ces sociétés abandonnés à leur malheureux sort, lorsque le prolongement de la maladie les rend plus dignes d’intérêt que jamais.
On remédie à cette défectuosité au moyen des caisses de réassurances. Mais jusqu'ici ces caisses de réassurances n'ont pu se développer que dans les grandes villes, dans les grandes agglomérations ou se trouvaient de très nombreuses associations mutuelles, et rien de pareil n’a pu être tenté dans la mutualité rurale. Les caisses de réassurance y sont proscrites en quelque sorte par la législation actuelle, » (7. uf. du 11 février 1898).
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gratuits de placement. Les unions seront encore mieux à même que les sociétés de remplir ces fonctions, car le champ de leurs répérations est plus vaste ; aussi, dans un dernier paragraphe, la loi indique-t-elle le service des placements gratuits comme devant faire un des objets de ces unions.
« Les administrateurs des associations composées de membres appartenant à une même profession, ou à des professions similaires pourront ainsi offrir des renseignements et des moyens précieux pour le placement de leurs membres, aux sociétés de secours mutuels composées d'éléments hétérogènes au point
de vue professionnel (1) ».
(r) Circulaire du Ministre de l'Intérieur, du 29 juillet 1899.