TABLES STATISTIQUES
La loi sur les sociétés de secours mutuels se termine par une promesse du législateur: d'ici deux ans, les ministre de l'Intérieur et du Commerce feront établir des tables de mortalité et de malidité, applicables aux sociétés de secours mutuels.
Il y a bientôt un demi-sièele, le 26 mars 1852, le législateur avait fait la même promesse et l'on a vainement attendu. Cette fois encore, hélas, nous voyons bien que les bonnes intentions n'ont pas suffi ; deux ans sont passés à l'heure où nous écrivons ces lignes, depuis la promulgation de la loi du 1°" avril 1898, et les fameuses tables n’ont pas encore fait leur apparition.
Elles ont pourtant une grande importance, etl'Etat, qui n'hésite pas à accorder de larges subventions aux sociétés de secours mutuels, doit comprendre que, fournir aux sociétés des règles précises pour leur comptabilité et pour l'établissement de leur bilan,
serait leur rendre un service encore beaucoup plus eflicace.
Malheureusement, la confection de ces tables rencontre beaucoup de difficultés ; déjà, des essais nombreux avaient été tentés avant la prescription de la loi de 1898, mais la difficulté est d'avoir des données justes pour établir la base.
En France. comme tables de mortalité, signalons : la table la plus ancienne, celle de Deparcieux, datant de 1746, et qui, cependant, a encore été utilisée le 20 juillet 1886, par la loi relative à la caisse nationale des retraites pour la vieillesse, — La table de Duvillard, de 1806. — La table de Montferrand, de 1838, etc...
Comme table de malidité, il faut noter : la table de Mourgue, de 1809, la table de Debouteiller, de 1844, la table de CG. Hubbard, de 1852. Cette dernière est cc que la mutualité francaise a encore de plus récent, M. Hubbard avait fait appel aux sociétés de secours mutuels existantes pour lui fournir les données nécessaires. Mais, sur 150 sociétés consultées, 25 répondirent et 3 seulement d'une manière complète. Le calcul de probabilité que fit M. Hubbard, en ctablissant la table de morbidité, manquait de généralité, il n'était pas fait sur une assez grande échelle.
Depuis, M. Prosper de Laffitte a aussi revisé cette table.
Nous ne parlerons pas des tables statistiques à
[Le
l'étranger ; pas plus qu’en France, elles n'ont atteint le degré de perfection désiré. Notons seulement qu'en Angleterre les Friendl'y societies ont fait de grands efforts et de nombreux travaux pour y arriver. (1)
Table de Carlisle, 1815. — Table de Neison, 1846. - Table d'Oliphand, 1820. — Table de Finlaison, 1827. — Table d’Answell, 1835. — Table de Tidd-Pratt, 1860, etc.
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