LES ANTINOMIES DE KANT. SA THEORIE DE L'INFINI ÎT
à la cause et à ses effets, et les identifie, est manifestement la doctrine du panthéisme théologique (XXIII- XXVII} doctrine affirmée et à la fois contredîtes l'aide de certaines réserves, par les grands docteurs scolastiques, et amenée à sa plus forte expression par Spinoza, qui supprima les réserves : création, libre arbitre et finalité. Le trait profond et caractéristique du Spinosisme, en ce qui concerne l'Inconditionné et son rapport au monde phénoménal, est la théorie de l'infini, suivant laquelle Dieu, substance unique et nature nécessaire, est l'Être hors du temps et de l'espace en tant que phénomènes, car il n'admet en soi aucune division ; tandis que le monde phénoménal est constitué par ses propres modes, divisés à l'infini en extension et en succession, dont quelque partie est perçue en nos pensées inadéquates (XXVIl).
Kant avait, dans les points de sa métaphysique abusivement compris sous le titre de Critique, auxquels il était le plus attaché, des difficultés considérables pour se prononcer sur une théorie de l'infini. Il avait des motifs, d'une part, pour s'opposer aux arguments invoqués en faveur de l'existence nécessaire des bornes aux phénomènes réalisés dans l'espace, et de la donnée d'un commencement des phénomènes dans le temps ; et il en avait, d'une autre part, pour redouter le commun point de vue du procès à l'infini des phénomènes, et l'usage qu'on en fait dans les écoles empiristes. Cependant le principe de Vexclusi medii rend l'option forcée entre l'affirmation et la négation de ce nombre déterminé que toute somme effectuée doit offrir, sous laquelle des deux catégories, espace ou temps, que l'on range des faits réels et donnés, soumis à la loi du nombre.
La vraie raison de Kant en faveur de l'infini actuel est le dogme, il faut bien lui donner ce nom, du déter-
ILOSOPHIE CRITIQUE
monde phénoménal, qu'il a consegardé comme étant hors de quessât du prédéterminisme et de sa onnée dans l'Inconditionné, il est geait l'ensemble des conditions laire, l'état du monde, à chaque toute la suite passée de ses états la suite de ses états futurs, ce qui me à une vue logique suffisamprincipe de causalité en son accep- Xlil). Cette acception est aussi e, qui devrait, comme on l'a vu r en ces termes : Toute cause est 'écédenie, et non dans les termes lent synthétique a pnori : Tout ce ■r aune cause. Le principe entendu int implique l'infinité actuelle du ous les deux catégories que nous
celle de la succession parce que ses est sans terme, et sous celle amènes dans l'espace parce qu'ils multipliés autant que l'espace cept de l'espace n'a pas de bornes, usée de Kant implique; il faut it que les phénomènes en question î, condition sans laquelle on ne r logiquement la loi du nombre.
3 tout portait Kant du côté de la ïais, à se déclarer nettement pour i phénomènes, il y avait un double ; qu'on choisissait une manière ou rendre : la plus ordinaire se rene de la métaphysique, chez les
en appliquant le principe de cautens que Kant, n'eu approfondis-