LE PROBLEME DE LA CHUTE 2S
à rompre avec le phéDoménal ; et Kant les fait passer hors du temps pour exercer de là leurs actions. Et ce serait ne rien ajouter à la connaissance, et n'appliquer point les rapports catégoriques hors de l'expérience possible !
La question du passage métaphysique de l'ordre des noumënes à l'ordre des phénomènes s'imposait, en dépit de sa déclaration de ne vouloir ajouter rien à la connaissance spéculative, à la pensée intime du philosophe qui admettait l'existence et le rapport des deux mondes. Kant n'a pas communiqué au puhlic les conjectures qui ont pu être les siennes sur le mystère de la descente de l'être en soi dans le phénomène, ou de l'origine de la nature, ou de sa corruption. La division de l'être, la chute des âmes, la déchéance de l'homme, ces versions diverses de la tradition et de la spéculation sur l'origine du mal ne l'ont pas pressé de se prononcer entre elles ; ou peut-être a-t-il cru sincèrement se maintenir dans les bornes de sa méthode en posant le noumène de la liberté, pour le besoin pratique, et renonçant ensuite à résoudre la contradiction du rapport du noumène intemporel au temps et aux phénomènes. Il a seulement flétri de sa juste réprobation celle des doctrines théologiques suivant laquelle le péché serait un héritage. Encore là, c'est h la position du problème, c'est à une énigme qu'il s'est arrêté, dans une vue singulière de l'impossibilité de l'entrée du mal dans la nature de l'homme.
« Le péché consiste dans l'acte de la préférence accordée aux impulsions des sens sur le mobile de la loi morale. Un tel acte étant commun et journalier chez tout homme peut se dire inné ». Kant conclut de cette observation que nous ne devons pas rechercher l'origine temporelle du péché, parce qu'il faudrait remonter de transgression en transgression de la loi, et qu'on se trouverait toujours en présence du même penchant à expliquer ;
OSOPUIE CRITIQUE
r homme ait péché au sortir de e position de la question serait î ordinaire de se représenter le re sur son théâtre naturel, dans î agents moraux, en une société lions empiriques faites à la vie physiques et les passions. Mais e liberté dans le monde temporel, : pouvait pas se placer sur ce terlui paraissant donc inassignable n'avait plus à la demander qu'à à la métaphysique. Mais, arrivé ^accessible, de cet arbitre dépravé i mobiles inférieurs. Les origines e bien. La raison suprême des irtée à l'acceptation des normes it dû être l'auteur de sa propre !lle ne pourrait lui être imputée ; tst pas moindre de dire pourquoi vre a corrompu en nous la norme que d'assigner la cause la plus ,é constitutive de notre nature »
niles de la raison, ch, I, 1-6).
t renonce à rendre compte, au ysique, en dehors des relations de ce libre arbitre, de ce pouvoir ;ir, dont la signilîcation et l'cxerâparables de ces relations. L'idée est comme inintelligible. Applivoit l'acte unique et nécessaire :
ée de la raison et de la loi morale.
&ne, c'est encore déterminé qu'il cette fois aux entraînements manier que comme une sorte de fait Li'il fallut regarder la chute origi-