‹ La nouvelle monadologieChapitre 68 sur 177 · LE SCEPTICISME · texte numérisé non relu

LE SCEPTICISME

PASCAL ET DESGARTES.

Le panthéisme théologique a régné durant tout le cours du moyen âge, malgré les réserves et les contradictions de ses propres adhérents et l'hostilité, sévèrement contenue, des nominalistes ou des conceptualistes à partir du xn" siècle. Le principe logique de cette théologie était, en effet, le réalisme, soit que les entités par lesquelles elle expliquait les phénomènes prissent l'aspect platonicien des essences et des idées, et que sa méthode tendit à représenter le monde comme un ordre d'enveloppement des espèces suivant la loi de généralité croissante jusqu'au genus generalissimum de l'être, qui serait Dieu, soit qu'un emploi équivalent fût donné aux formes Aç, l'intelligence divine descendues dans la nature, comme l'établit l'interprétation averrhoïste de la doctrine d'Aristote, Les principales hérésies , les plus redoutables pour le réalisme, et qui furent réprimées très cruellement, étaient des extensions téméraires de sa propre doctrine, avec des applications sociales bien souvent auxquelles il n'entendait pas se laisser mener par la logique.

A l'époque de la décadence de l'aristotélisme défiguré de l'Ecole, la philosophie se sépara de la théologie par prudence et pour se donner plus de liberté. On essaya

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