DKSCABTËS. LES CAUSES OCCASIONNELLES
de la cause première. Comment se peul-i! qu'avec de tels précédents de doctrine chez son fondateur, l'école carlcsiennc ait été conduite par ses plus profonds continuateurs au panthéisme thiïologiquc?
L'origine de cette déviation de l'esprit d'une doctrine personnaliste, dans le cartésianisme, fut la découverte d'un fait presque toujours méconnu par le dogmatisme, fait négatif d'une importance sans pareille : le défaut de lien de causalité sensible entre les phénomènes de l'étendue et du mouvement, d'une part, et ceux de la sensation et de hi perception, de l'autre. Il en sortit une doctrine, extraordinaire en sa forme, dont le thomisme, toujours vivant, dut tMre le secret inspirateur, el qui. à son tour, fit reparaître, chez un disciple, ce môme thomisme, décidément reconnaissable.
Puisque la communication de l'àrae et du corps était insaisissable, que la cause de leur rapport était entièrement cachée, et qu'il en fallait une, oîi la supposer? Mais quelle question ! puisque Dieu est la cause Burémiuente des choses, s'il n'y a pas de raison d'ordre sensihlf pour que l'état du corps change quand change l'état de l'âme, ou réciproquement, c'est que Dieu est le réel auteur du changement, et que c'est lui qui opère l'un « /'fi/co-sv'oït de l'autre, ou réciproquement. C'est la doctrine dite des causes occasionnelifs que Descartes indiqua sans l'approrondir.etque Geulincx, philosophe hollandais, et Malebranchc formulèrent.
Selon (ïeulincx, l'âme est capable de se modifier ellemême, mais tout mode d'Gtre qui lui survient en conséquence d'un fait externe, ainsi, d'autre part, que tout fait physique conséquent aune volonté de l'âme, sont i'ouvragti de Dieu qui établit la correspondance. Le spectacle du monde est donc une vision, que Dieu donne à nos esprits, des modes réels que corrélativement il produit dans l'étendue. Malebranchevaplus loin et refuse
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ï l'action sur elle-même. C'est alors imiformén toutes choses, que Dieu produirait en nous nos sions et nos idées, à l'occasion des mouvements i-même produit dans les corps; et vice versa. A e cette idée à la lettre. Dieu serait donc l'auteur asionsdcs actes ou changements des deux espèces
correspondent, et l'auteur des actes faits à ces ms, et, par là, l'auteur des occasions des occasions ni! La pensée du philosophe doit évidemment prêter dans le sens d'une théoriede la Providence le, qui était d'ailleurs la sienne, d'après laquelle urait institué cet ordre de relations sous la forme loi destinée à. régir la création; mais le Créateur se pas d'appliquer la loi lui-m5me, en qualité le auteur réel de tous ses effets. II s'agit endéfid'nne théorie exactement équivalente à celle de s d'Âquin, selon qui Dieu est présent et agent t où se produit un mode d'être réel {XXIII). héorie se complète et s'éclaircit par la thèse, que tes avait acceptée aussi, de la création continuée : fi de l'acte de la création, et du fait de la conserou durée du monde. Cette identité, l'acte univerndu k la production de tout effet particulier, il se produit à chaque instant, et qui s'évanouila cause cessait de s'y appliquer, ne doit paraître
qui en pèsera bien la signification, qu'un autre lus subtil d'exprimer l'équation permanente entre e Vœuvre faite et l'être de l'action qui fait. L'idée réation, prise en son sens ordinaire, n'y trouve i explication mais Lien sa contradiction. Il y a lement un départ à faire, quoique difficile, dans
de Descartes, entre les idées nouvelles et hardies,
lart; qui lui suggéraient, comme philosophe, les
ivorables au principe de la personnalité, et, de
les tendances contraires, en partie peut-être