‹ La nouvelle monadologieChapitre 98 sur 177 · ENSEES DE BERKELEV SUR LA METHODE L'ESPRIT ET LA VOLONTÉ · texte numérisé non relu

ENSEES DE BERKELEV SUR LA METHODE L'ESPRIT ET LA VOLONTÉ

Berkeley nous apparaît comme un génie resté isolé, dans cette grande école empiriste anglaise dont la source remonte aux hardis nominalistes du xiv" siècle, et qui à partir de Hobbes, très dogmatique, et absolument

LA PHlLOSOPHit: CRITIQUE

FilisLe aussi, au xvi', et enfin après la fondation ptiysiologie analytique et critique, se distingue répudiation des idées générales et des aprioris tendement, et par l'œuvre systématique dudélieies idées. Le nominalisme, vrai et fécond tant eût principalement à combattre le réalisme, ^ méthode de réalisation des universaux, dut llement incliner à l'empirisme par l'etTet d'une ion entre cette fonction d"ôtres réels prêtée aux énérales, et l'enlploi de ces idées pour la rapréon intellectuelle des phénomènes de l'esprit et de jrc envisagés dans leurs lois. De là vint, chez jrs, outre la guerre déclarée aux' dogmes tradis, qui se prétendent démontrables et s'établismtre la raison, une pente au matérialisme, par le la réduction des idées aux impressions et à ience du sujet sensible.

.eley se montra à la fois ardent en sa foi reliet novateur radical en sa manière de poser les les. Il resta assez attaché aux errements scolasti- 3ur composer un système du monde intelligible, ■ait assimilable aux plus célèbres doctrines du isme théologique, si cen'était que les sensations es y prenaient la place des formes substantielles ; conserva la liberté d'action des esprits, la plus eut caractérisée. Sans doute, il n'abandonna pas cience divine, mais il ne se servit de l'idée d'injue dans son acception morale, pour les attri- ! perfection. Enfin Berkeley donna des définiilaires et positives des sujets de la perception et tion (XXX), de telle façon que le sens réaliste et iste de la substance n'était plus applicable dans rine à Dieu et aux esprits,

eley n'aurait pas été loin de reconnaître et quer partout, comme il le fait, au fond, à ces

PENSÉES DE BERKELEY SUR LA MÉTltODE, L'ESPRIT, ETC. 255

nolionsfondamentales.laméthode phénom6aislect relativisle, s'il n'avait subi à la fois riûfiueoce de l'Église et, en philosophie, celle d"iin extrême empirisme qui, ne permettant pas à la notion de loi de se formuler, ne laissait que le recours à Dieu direct pour toute explication de l'unité et de l'harmonie des phénomènes. On lit, en effet, dans un recueil de notes de Berkeley : ad seipstim, écrites à l'époque où il était encore étudiant au Collège de la Trinité, à Dublin, des sentences qui semblent d'un phénoménisme dissolvant, et d'autres qui les démentent en déAnissant la réalité par des opérations synthétiques de l'entendement. Il n'eût fallu que chercher le principe qui concilie ces deux opérations eiîectuées sur les idées.

Sentences dissolvantes : « Vous dites : il doit y avoir une substance pensante, quelque chose d'inconnu qui perçoii, qui supporte et relie les idées. Je dis, moi ; faites voir qu'il est besoin d'une semblable chose...

« La substance d'un esprit, c'est agir, causer, vouloir, opérer. . .

« L'existence même des idées constitue l'âme. Conscience, perception, existence deg idées sont la m£me chose, semb!e-t-il...

a 11 n'y a pas deux idées dont la connexion soit nécessaire...

i< Tout n'est que résultat de la liberté. Tout est volontaire...

H Demander si l'on peut vouloir en deux sens opposés, c'est une question absurde, car le mot pouvoir présuppose volition.

« Point d'idées générales; le contraire, source de confusion ou d'erreur en mathématiques...

H Si les hommes n'avaient pris les mots pour des choses, ils n'auraient jamais pensé à des idées abstraites. , .

■ LA PHILOSOPHIE CRITIQUE vons-nousarfaii'e des idées générales? Nous ne issons pas, nous no les percevons pas... tion ; que deviennent les .vlei-me veritaies? laraissenl...

! sais pas ce que les philosophes entendent hoses considérées en elles-mêmes; non sens,

larquei'a, car c'est le point où la dissociation est la plus étonnante, que celle des sentences le la question du libre arbitre, fait beaucoup

la trancher, car elle passe par-dessus le fait ence des motifs et de la délibération, inhérente ce de la libeité. Berkeley imagine la volonté Ile pure et la liberté absolue. C'est aussi là ! son observation qui met le vouloir avant le V'oici maintenant la contrepartie de la négaiinivei'sel et de l'abstrait :

dois pas nommer l'entendement une faculté irtie lie l'intelligence (0/ ihe mind). Je dois l'cnlcndcmentet la volonté dans le mot esprit ir lequel j'entends tout ce qui est actif. Je ne ire que l'entendement ne dillère pas des idées res, ou la volonté des volilions particulières.

intelligence n'est ni une volition ni une idée, il n'y a de causes, à proprement parler, que s; rien d'actif que l'esprit...

donté est acttis punis, ou plutôt esprit pur, inablc, non intelligible, nullement objet de nent, nullement percevable...

semble que la volonté et l'entendemenl, les it les idées ne sauraient ôlre séparées; qu'il t pas que l'un soit sans l'autre,,, use que le jugement implique volition...

folie de chercher ce qui détermine la vo-

Page 1