G. BoHN. Rapport au Congrès de Genève
mieux adapté ; transportons l'animal dans uu milieu où le tropisme négatif se trouve bien adapté; malheureusement le milieu nouveau entraîne un changement chimique de la matière vivante, et par suite un changement de signe du tropisme, qui, ainsi, continue à être mal adapté. »
Les manifestations de la sensibilité différentielle paraissent mieux adaptées. D'après les lois que j'ai énoncées, l'animal recule lorsque se produisent certaines variations qui lui seraient nuisibles. Or, d'après les travaux récents de Lapicqiie, les mêmes lois s'appliquent à l'excitation électrique d'un cœur de grenouille, et il serait difficile, dans ce dernier cas, d'invoquer, pour expliquer la réaction, l'adaptation. D'ailleurs dans le cas de la lumière, l'adaptation peut laisser à désirer, comme il ressort de l'observation suivante que j'ai faite. Les Acanthia lectalaria sont de ces insectes qu'on appelait autrefois lucifuges, c'est-à-dire qui fuient la lumière. Pendant que l'un d'eux s'éloigne dune fenêtre, plaçons devant lui une lumière : momentanément du moins, il rebroussera chemin ; mais plaçons la lampe en arrière : il y aura encore une rotation de 180'' et l'animal se précipitera dans la flamme. La loi de la sensibilité différentielle est, dans cette expérience, observée, mais la répouse a porté à faux, si on se place au point de vue de l'intérêt de l'animal. D'après Jei^m^s , beaucoup d'infusoires se comportent comme cet insecte.
Les tropismes, et même parfois la sensibilité différentielle (celle-ci d'habitude tempère les dangers des tropismes), peuvent conduire les animaux à la mort.
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Mais quand la « mémoire associative « intervient, l'adaptation peut devenir plus parfaite, et il est possible que les processus sélectifs prennent une certaine importance.