DEUXIÈME PARTIE
Avant d'aborder l'analyse des instincts, il nous faut jeter un regard en arrière.
L'observation des animaux les plus inférieurs m'a conduit à reconnaître chez eux deux tendances très générales.
1° Une tendance à se placer de façon que les deux côtés du corps, droit et gauche, reçoivent la même ( excitation de la part du milieu extérieur : lajgosition d'éguilibre est celj^ pour laquelle les points symétriques^dja --corps sont excités d'une manière identique, par la lumière,, parla gravitation, ou par toute autre force du milieu extérieur. Dès que, pour une cause ou pour une autre, le corps dévie de cette position d'équilibre, il tend à y revenir, pour ainsi dire automatiquement. Il s'agit des tropismes.
^Une tendance à s'arrêter, reculer ou tourner de 18^^ quand une des forces du milieu extérieur vient à varier brusquement. Il s'agit de la sensibilité différentielle. '^'^
Ac(5ré de ces deux tendances se trouvent, comme
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nous venons de le voir, des rudiments de mémoire associative.
Avec les animaux articulés, celle-ci se développe au point de masquer plus ou moins les tropismes et la sensibilité différentielle.
Les instincts des crustacés et des insectes, dès qu'on cherche à les analyser, se présentent comme des agrégats d'éléments plus ou moins indépendants les uns des autres, où à côté de survivances des vieilles (ici ii: ités : tropismes et sensibilité différentielle, il y a des acquisitions nouvelles, dues à la mémoire associative.
Telle sera notre idée directrice. Aussi, après avoir recherché les survivances des vieilles activités, nous étudierons 'avec soin les processus associatifs. Alors nous serons en état de pratiquer l'analyse d'un certain nombre d'instincts : « simulation de la mort », « retour au nid », « recherche de la nourriture », « mimétisme », « instincts sociaux ».