‹ La nouvelle psychologie animaleChapitre 7 sur 40 · G. BoHN. La Natsscmce de l'intelligence · texte numérisé non relu

G. BoHN. La Natsscmce de l'intelligence

l'état physiologique et par suite la réaction dépend, d'une part des àiyers genres de vie et individus, d'autre part des habitats variés.

1. États physiologiques dépendant de l'activité de l'animal. — 1^ Activité 7iutritive. — Les réactions des animaux inférieurs dépendent de l'état de nutrition; j'entends ici par réactions, non seulement les réactions vis-à-vis des aliments, mais encore celles vis-à-vis des diverses forces du milieu extérieur (lumière par jf*\^xemple). L'exemple des actinies est bien connu. Un —fautre exemple, devenu classique, est relatif à des animaux plus élevés en organisation ; il est fourni par les observations de J. Loeb sur les chenille^e PorX/ima chrysorrhœa. « Ces chenilles, dit LÔeb S éclosent en automne et passent l'hiver dans des nids ; au printemps, et même en hiver si on élève la température, elles en sortent, chassées par la chaleur. Elles présentent alors un phototrapisme posUif des plus nets, et je n'ai trouvé chez aucun animal pris dans des conditions naturelles une sensibilité héliotropique^plus accusée que chez les chenilles de chrysorrhœa. Mais dès qu'elles ont mangé, leurhéliotropisme positif disparaît et ne réapparaît plus, riiême quand on les fait jeûner à nouveau. Il est évident que les échanges en rappor-^^ avec la nutrition ont conduit, directement ou indirectement, à une inhibition ou à une suppression définitive des réactions photochimiques que l'animal présentait auparavant. »

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