PAVILLON D ANGLE, RUE CUJAS ET RUE S AINT- J A C Q U E S
d'ano-le, une aile qui n'a qu'un rez-de-chaussée et un étage droit comme rue Victor-Cousin et comme dans la partie du centre de la rue Cujas, le tout disposé pour permettre l'aération des grandes cours .de chimie et de physiologie, dont les services sont installés en partie dans cette aile.
Puis un large et haut bâtiment, celui des sciences naturelles, flanqué de deux pavillons et composé d'un haut rez-de-chaussée, de deux étages droits et d'un troisième étage en attique avec grau-
Amphithéâtre de Géologie.
des lucarnes de pierre ; c'est dans l'axe de ce graud bâtiment que se trouve la grande porte qui, sur la rue Saint-Jacques, donne accès à la Faculté des sciences.
La nouvelle Faculté des sciences comprend :
l"Les services de physique divisés en deux parties distinctes, laboratoire des recherches et laboratoire d'enseignement, plus les services généraux, amphithéâtre, cabinet d'instruments et un petit service pour un professeur adjoint, service qui n'a été demandé à l'architecte que lorsque les bâtiments étaient déjà construits, etc. ;
2° Les services de chimie divisés en trois parties : chimie générale (métalloïdes), chimie minérale, chimie organique, le laboratoire d'enseignement de chimie étant sous la direction du professeur de chimie générale ; plus les services généraux : 'amphithéâtre, laboratoire de préparation, etc.; 3°La minéralogie; 4'^ Les sciences naturelles : la géologie ayant un amphithéâtre commun avec la minéralogie; l'anatomie comparée devant avoir un amphithéâtre commun avec le service de la zoologie qui sera plus tard installé dans les bâtiments de latroisième partie ; la botanique qui aura aussi son amphithéâtre dans le complément futur de la Faculté des sciences; o'^La physiologie:
6° Le service des boursiers candidats à la licence et à l'agrégation et les servi- ■ces supplémentaires de spectroscopie et ^^ d'ophtalmologie.
Entrant par la porte principale de la place de la Sorbonne, un petit vestibule avec
loge de concierge précède une longue galerie qui, traversant toute la Sorbonne, aboutit rue Saint-Jacques en face de la principale entrée de Louis-le-Grand.
Cette galerie n'était point demandée au programme; elle n'existait pas dans le plan du concours; ce fut M. Gidel, pro-
Entréo principale du Servico de la Géologie.
viseur de Louis-le-Grand, appuyé par M. le docteur Deschamps, conseiller municipal, qui demandèrent s'il était possible d'établir une galerie intérieure remplaçant l'ancienne rue Gerson qui reliait autrefois Louis-le-Grand à la place de la Sorbonne. M. le recteur voulut bien faire droit à cette demande, étant bien entendu que la Sorbonne resterait propriétaire absolue de ce passage et
qu'elle fermerait ses
portes aux moindres inconvénients reconnus.
Pour la Sorbonne, une grande porte faisait bien d'ailleurs, dans cette longue enfilade des bâtiments de la rue Saint-Jac-ques et pouvait, pour le public, donner un accès plus direct à cette partie de l'édifice.
A droite, dans cette galerie qui conserve le nom de Gerson (ainsi s'appelait la rue longeant l'église) aboutit perpendiculairement à l'axe du transsept de l'église, la galerie Victor Cousin, qui dessert : à gauche, les services de la physique, et ceux de la chimie minérale ; à droite le laboratoire d'enseignement de chimie et au fond, à gauche, l'amphithéâtre de chimie et la chimie générale; plus loin, perpendiculairement à l'axe de l'amphithéâtre de géologie, la galerie Restant (1), qui dessert à droite les services généraux de la physique, la chimie organique, à gauche la physiologie et par l'escalier du fond l'amphithéâtre de physiologie, et l'ophtalmologie.
Escalier des Sciences naturelles.
(1) Qui occupe remplacement même de l'ancienne rue Restant.
Au fond, à droite de la galerie Gerson, l'escalier des sciences naturelles, au rez-de-chaussée duquel se trouve la minéralogie qui occupe aussi une petite partie du premier étage avec une porte donnant sur le palier (à droite) pour la salle de conférences. Au premier étage (porte en face) le service de l'anatomie comparée qui abrite provisoirement le service de la zoologie dont les locaux sont en construction.
Au deuxième étage, le service de la botanique (porte en face) et à droite la salle des boursiers.
Au troisième, le service de M. Joly, professeur-adjoint.
A gauche, dans la galerie Gerson, une petite porte pour l'entrée particulière de l'église, plus loin une petite entrée pour le service de la géologie, puis les deux portes donnant accès à l'amphithéâtre commun de géologie et minéralogie ; ensuite le grand emmarchement descendant à la galerie Saint-Jacques qui fait suite et par laquelle on peut, en prenant la galerie centrale et celle des Sciences, déboucher dans le grand vestibule de la rue des Écoles.
Enfin toujours à gauche, l'entrée principale du service de la géologie et dans l'axe de la galerie le tambour et la grande porte sur la rue Saint-Jacques avec panneaux de bronze semblables à ceux des portes de la rue des Écoles.
La place de tous les services et leur groupement dans la nouvelle Faculté des sciences étant bien établis, il nous reste à décrire chaque service en particulier; et la collaboration des professeurs avec l'architecte pour la construction ayant eu les meilleurs résultats, cette même collaboration a été sollicitée pour la description des locaux, que nous reproduisons d'après leurs notes.
Services de la Physique.
Le laboratoire des recherches physiques comprend au rez-dechaussée une antichambre donnant directement dans le grand laboratoire qui, montant à la hauteur du rez-de-chaussée et de l'entresol, est pourvu sur trois côtés d'une petite galerie desservant au pourtour les locaux de l'entresol ; on accède à cette galerie par deux petits escaliers tournants. Le grand laboratoire s'éclaire sur la cour de la physique par cinq grandes travées munies, à hauteur des tables, de grandes glaces pour les microscopes. De gran-
des potences en bois régnent au-dessus de ces tables pour suspendre des appareils et des fils électriques ; des crochets ont été scellés au plafond dans le même but; une trappe permet de descendre les appareils en cave. Quatre grandes tables d'ardoise scellées sur des pieds en pierre, avec rigoles pour le mercure, ont pour la même raison été établies en vue des expériences demandant une grande stabilité et une horizontalité parfaite. Trois piliers isolés du sol descendent jusqu'aux fondations.
L'inconvénient signalé par les professeurs allemands était le
UMMîm
Le Grand Laboratoire des Recherches physiques.
courant d'air désagréable qui venait des sous-sols. Autour de ces piliers, l'architecte a scellé sur les piliers même dans la partie haute en cave, et régnant tout autour, une petite rainure remplie de sable fin, puis scellé dans le plafond de la cave, au-dessus de l'axe de la rainure une lame verticale qui, rentrant dans la salle, empêche le courant d'air, le pilier restant cependant complètement isolé du sol du laboratoire pour éviter les trépidations.
Ce laboratoire se dégage directement sur la cour par un pont franchissant une petite cour anglaise qui éclaire les sous-sols. Sur ce grand laboratoire donne :
1" La salle de chimie avec hottes, paillasses et verrerie attenante ;
1° La salle des mesures électriques, pièce sombre avec trois piliers isolés pour la stabilité des galvanomètres;
3° Le laboratoire du préparateur avec deux chambres contenant deux piliers isolés;
Galerie des Laboratoires do Physique.
i'' La salle de travail avec paillasses et poutres transversales au plafond pour suspendre les appareils de torsion.
Enfin la salle des machines en retour sur la cour contenant deux moteurs à gaz actionnant deux dj^namos. Une passerelle permet de traverser la salle et de manœuvrer les tableaux de distribution placés contre le mur.
30 LA NOUVELLE SORBOMNE.
A l'entresol communiquant au grand laboratoire par la petite
galerie :
r Laboratoire de M. Lippmann avec antichambre et cabinet, salle claire et salle obscure et dans la salle des projections
deux grandes tables d'ardoise pour l'alignement des appareils doptique;
2° Laboratoire des préparateurs du cours, salle carrée donnant sur la cour avec les dispositifs généraux : hottes, paillasses, table en pierre, etc. ;
3° Laboratoire du bibliothécaire, symétrique au précédent; i° Photographie.
Ce service important se compose : 1" d'une grande terrasse vitrée avec prises d'air et d'incandescence pour éclairer les clichés transparents et appareils d'agrandissements ; 2° salle claire avec paillasse, évier, etc., pour faire les dissolutions etpréparations qui supportent la lumière; 3" salle obscure avec double porte, trois cuves en plomb, lampes rouges au gaz et à l'électricité. Quatre personnes peuvent travailler à la fois dans cette salle;
5° Salle du préparateur adjoint, grande salle avec cabinet attenant ;
6° Grande galerie de 65 mètres au-dessus et dans toute la longueur de la galerie Gerson, utilisable dans toute sa longueur
Tour de la Fac-ulié des Sciences.
LA NOUVELLE SORBOxNNE.
pour les expériences sur la vitesse du son et de la lumière, quatre cloisons mobiles la fractionnant à l'occasion en cinq laboratoires ;
7*^ Atelier et forge en communication par un petit escalier avec la salle des machines située au-dessous; des établis devant les fenêtres permettent de travailler avec un bon éclairage.
A un étage supérieur le cabinet du sous-directeur attenant à une salle d'optique (au midi), avec deux grandes tables d'ardoise dans le prolongement l'une de l'autre et une grande salle avec pilier central pour recevoir des manomètres.
i^fosa
Physique. — Laboratoire des Recherches. (Entresol.)
Au-dessus encore trois petites salles, dont deux au midi pour des recherches optiques.
Dans les caves sont installés des laboratoires, l'un d'eux avec huit piliers en croix disposés N.-S.et E.-O., destinés aux appareils magnétiques.
La construction était déjà assez avancée quand on demanda à l'architecte une tour pour les expériences, aussi haute que possible. Il put, au-dessus du sol des caves, monter la tour à 45 mètres, et, creusant le sol dans l'axe de la tour, un puits de 25 mètres avec escalier et chambre souterraine de trois mètres de diamètre, il obtint une hauteur totale de 6-i mètres.
Cette grande hauteur sert aux expériences sur la chute des corps, la compression des liquides et des gaz, à l'établissement de manomètres à air libre, aux recherches sur la variation de la
gravité avec l'altitude; sur son haut sommet un observatoire pour la météorologie et les recherches sur l'électricité atmosphérique, etc. La tour est dans sa hauteur coupée par des pièces superposées communiquant entre elles par des trappes placées verticalement au-dessus du puits.
Dans la cour de la physique deux hangars pour les opérations chimiques dégageant des vapeurs délétères.
Le laboratoire des recherches physiques, actuellement dirigé par M. Lippmann a été fondé en 1868, M. Jamin étant professeur; c'est dans ce laboratoire que fut inventé le brûleur électrique, perfectionnement remarquable de la bougie Jablochkoff, et que la découverte de la photographie des couleurs fut faite par M. Lippmann.
Au l""" étage se trouve le grand amphithéâtre de physique auquel on accède de la galerie Victor Cousin par un grand escalier avec rampe en fer forgé et cuivre; cet escalier conduit jusqu'à la partie la plus élevée des gradins située à l'entresol du 1^"^ étage. Cet amphithéâtre est rectangulaire, il est sur les deux grands côtés éclairé par de hautes fenêtres qui suivent la pente des gradins, lesquels sont munis de bancs avec tablettes pour écrire; sa largeur est de 11"', 50 sur 15'", 50 de profondeur; hauteur 6"", 75.
Du côté du professeur : une grande et longue table sur laquelle arrivent l'eau, le gaz, l'électricité, etc. ; derrière, un tableau noir qui, se levant, découvre une grande baie pour los projections, servant aussi pour les passages directs des instruments du cabinet de physique à l'amphithéâtre.
Devant la table une percée dans les gradins permet : 1° de faire les projections par devant; 2" de mettre en communication le professeur avec les dépendances situées de l'autre côté de l'amphithéâtre ; des stores se manœuvrant à l'électricité permettent de faire dans cette salle l'obscurité à volonté.
Au-dessus du professeur se trouvera un panneau peint commandé à Gervex, qui a choisi comme sujet Archimède découvrant les premiers principes de physique.
Le cabinet de physique attenant et les dépendances sont garnis de vitrines avec galerie à mi-hauteur.
Le laboratoire d'enseignement de physique, dirigé par M. Bouty, est destiné aux manipulations et exercices pratiques des candidats à l'agrégation. Un grand nombre d'appareils de toute espèce, mis à la disposition des élèves, sont, d'une manière permanente, réglés et en place, prêts à servir; cela exige une grande surface
pour les emplacements, un personnel nombreux de préparateurs pour la surveillance et le réglage des appareils.
D'autre part, MM. les préparateurs sont d'ordinaire des candidats au doctorat, auxquels il faut fournir des salles de recherche appropriées à leurs travaux. Le laboratoire comprend donc des salles de recherches et des laboratoires d'élèves, lesquels sont répartis et organisés de la manière suivante :
Caves. Salles 1 et 2. — Deux caves ont été aménagées en laboratoire avec eau, gaz, lumière électrique et piliers en maçonnerie. La salle 1, avec trois piliers, est une salle d'élèves destinée aux mesures magnétiques. La salle 2 est une salle de recherches destinée aux expériences qui demanderaient une température à peu près constante ou une extrême stabilité; piliers et consoles en maçonnerie.
Rez-de-chaussée. Salle 5. — Salle de recherches pour des expériences demandant de la stabilité et un bel éclairage.
"-innit.«
Physique. — Plau du Laboratoire d'Easeigaemem.
l*^"" ÉTAGE DE l'amphithéâtre. — (SERVICE SPÉCL^L POLR LES CAN- DIDATS A l'agrégation. — Machinerie de laboratoire. j
Salle 6. Salle d'entrée. Trompes aspirantes et soufflantes pour le service général du laboratoire.
Salle 7. Batteries d'accumulateurs pour le service général du laboratoire. Tableau de distribution.
Salle S. Salle de conférences de physique disposée spécialement en vue des leçons des candidats à l'agrégation. C'est une sorte de classe de physique modèle.
Salle 9. Salle de collections en vue de l'agrégation, vitrines ettables. Tous les appareils de cette collection sont mis à la disposition des candidats à l'agrégation pour leurs leçons. Les tables et consoles servent à la préparation des expériences ou à l'étude des appareils, quand la salle des conférences est occupée. C'est
34 LA NOUVELLE SORROXNE.
l'équivalent d'un cabinet de physique et d'une salle de préparafion des cours dans un lycée.
Cette salle communique avec ramphithéâtre.
2*= ÉTAGE, ENTRESOL DE l'aMPHITOÉATRE. — (SERVICE DES MANIPU- LATIONS d'Électricité.)
Salle iO. Salle démesures électriques de précision.
Tout autour de la salle, consoles pour galvanomètres, électromètres, etc. En face, tables d'élèves comprenant chacune plusieurs manipulations analogues, telles que mesures de résistances, de forces électromotrices, de capacités, etc. Tringles au plafond pour le passage des fils conducteurs. Stores pour obtenir un éclairement variable à volonté.
Quinze manipulations ditTérentes pouvant occuper jusqu'à 30 élèves sont disposées dans cette salle.
Salle 11. Salle de mesures électriques industrielles.
Étude des machines dynamo à courants continus ou aUernatifs. Graduation d'appareils de mesure industriels, etc. (installations spéciales en cours d'exécution). Une dizaine d'élèves pourront manipuler dans cette salle sous la surveillance très étroite d'un préparateur (qui pourra seul toucher aux tableaux de distribution, mis hors de la portée des élèves).
Salle 12. Salle de piles, d'accumulateurs spéciaux, etc. Avec hotte.
3" étage PRINCIPAL. — (Manipulations et recherches.)
Salle 13. Salle du préparateur avec hotte et consoles.
Salle 14. Forge. — Salle 15. Soufflerie. (Dépendances de la salle 16.)
Salle 16. Appropriée aux manipulations relatives à l'étude de la chaleur. Tout le tour de la salle hottes et paillasses, avec distribution de gaz et d'eau. Dans le milieu, salles carrelées avec distribution de gaz. Rainures pour recueillir le mercure. Machines à diviser devant les fenêtres.
Salles 17 et 18. Salles des balances (dépendances de la salle 16), avec consoles en bois fixes et rabattantes.
Le groupe M à 18 peut servir à faire manipuler simultanément 30 élèves (thermométrie, calorimétrie, pesées, calibrages).
Salle 19. Manipulations diverses (compressibilité des gaz, élasticité des solives, pesanteur), cinq à six élèves.
Salle 20. Bibliothèque et musée du laboratoire.
Salle 21. Salle de balances du directeur.
Salle 22. Cabinet du directeur.
LA NOUVELLE SOUIIONNE. 3:i
Salle 'J3. Salle avec hotte, console et petit atelier pour le directeur et son préparateur.
Salle ^i. Grande salle prenant jour au nord et au midi, avec hotte, consoles, supports d'héliostat. Attribuée aux recherches du maître de conférences.
Salle 25. Réserve d'appareils de recherches et atelier de précision.
Salle 26. Cabinet du maître de conférences.
Salle 27. Salle à 3 fenêtres au midi, avec supports d'héliostat, consoles, laboratoire du directeur.
Salleii 28 et 29. Salles de préparations, fenêtres avec supports d'héliostat.
Salles 30. Atelier.
Couloir central régnant tout le long de l'étage, organisé de façon à pouvoir être utilisé pour les recherches, comme chambre obscure de 50 mètres de long.
4° Étage des combles. — Principalement approprié aux manipulations d'optique ou de chambre rayonnante, et divisé en petites salles ne contenant que des manipulations qui ne peuvent se gêner mutuellement. La réunion, dans de grandes salles, de manipulations nombreuses, très pratique dans le cas de l'électricité ou de la chaleur, devenait impossible à cause de l'obscurité absolue nécessaire à la plupart des manipulations d'optique, et de la variété des dispositions à réaliser.
Salle 31. Hygrométrie. La terrasse terminale, située près de cette salle, sert aux déterminations en plein air (élèves).
Salle 32. Chambre noire de photographie (élèves).
Salle 33. Capillarité (élèves).
Salle 34. Mesure des indices de réfraction (élèves).
Salle 35. Polarimétrie, spectroscopie (élèves).
Salle 36. Salle de préparation. Une disposition spéciale permet d'envoyer la lumière pleine, par une ouverture du toit.
Salle 37. Chambre rayonnante (élèves).
Salle 38. Salle de recherches physico-chimiques. Fenêtres au midi avec supports d'héliostat, hottes, consoles, etc.
Sallea 39 et 41. Interférences, diffractions, fenêtres avec supports d'héliostat. Dispositionspermettant de substituer àvolonté la lumière électrique ou unbecAuerà la lumière solaire. Sallespeintes en noir pour supprimer le plus possible les réflexions (élèves). Salle 40. Salle de préparateur analogue aux salles 39 et 41. Salles 42 et 43. Manipulations diverses d'optique, pouvant exiger du soleil. Disposition analogue (élèves).
30 à 40 élèves peuvent manipuler simultanément à cet étage, 100 à 150 dans le laboratoire entier.
Le couloir central de cet étage aboutit à deux terrasses terminales à l'extrémité desquelles sont installés des piliers avec prises d'électricité. D'un terme à l'autre il y a 75 mètres. Utilisable pour des recherches d'optique ou autres exigeant un long développement en ligne droite.
5° Terrasse. — On accède à cette terrasse par l'escalier de la tour. Elle est couverte en plomb et doit servir de cour au laboratoire.
Un abri vitré, situé à l'une des extrémités, servira de chambre claire photographique. Il sera utilisé aussi par les élèves pour la mesure du grossissement de la lunette astronomique, etc.
La terrasse pourra être éclairée par une lampe à arc.
Un réseau téléphonique réunit les diverses parties de ce laboratoire entre elles et avec la tour qui fait partie du service commun .
Cette tour, prolongée souterrainement par un puits, fournit une chute axiale de 70 mètres environ. Elle sera utilisée pour toutes les recherches dans lesquelles interviendra la pesanteur, telles que : expériences pendulaires ou sur la variation de la gravité avec l'altitude; recherches utilisant un manomètre à air libre, ou la mesure continue d'un travail mécanique, ou un chronomètre de chute, etc.
Le laboratoire de M. Pellat (professeur adjoint de physique) se compose : d'une pièce d'entrée avec paillasse, hotte vitrée et hotte libre, avec, attenant, un petit cabinet pour la photographie. Celle-ci et la galerie faisant suite à la pièce d'entrée, laquelle possède un bowwindow, peuvent servir aux expériences d'optique, étant exposées au midi; des tablettes pour hélioslal ont été placées à l'extérieur des fenêtres. Un couloir conduit ensuite à l'atelier qui donne accès dans deux salles de recherches expérimentales, l'une pour le préparateur, l'autre pour le professeur, puis vient le cabinet de travail de celui-ci.
Les salles de recherches possèdent de grandes tables de pierre scellées dans le mur, dont la stabilité ne laisse rien à désirer.
Ciiys
Services de la Chimie.
Chimie générale (1).
Les services de la chimie générale sont répartis sur un rezde-chaussée, un entresol, deux étages et des combles. L'étage le plus important est le premier, et c'est par un des laboratoires de cet étage qu'on accède dans le service :
Premier étage. — Laboratoire d'entrée. — Le sol est en carreaux céramiques, au milieu est placé un meuble (à étagèresl carrelé, formant table de travail pour quatre personnes. Sur cette table est amené du gaz, de l'eau. Des trompes y sont installées pour permettre de faire le vide pour les tiltrations, les dessiccations ou les distillations.
Sur un des côtés, une paillasse sous hotte ouverte avec eau, gaz, oxygène, air comprimé, électricité. La paillasse est carrelée de faïence; au fond de la paillasse se trouvent des rigoles de porcelaine aboutissant à des éviers également en porcelaine. Cette disposition est commode dans le cas de rupture de vases contenant des liquides.
Un carneau, ménagé dans le mur de la paillasse, communique avec une cheminée dont le tirage est activé par un bec de gaz ; dans ce carneau on a pratiqué des ouvertures pour l'évacuation des gaz puants ou des vapeurs acides. Ces ouvertures servent par exemple au tirage des bains de sables de Schlœsing.
A un bout de la paillasse : une étuve à vapeur à six compartiments avec chaudière à niveau constant, et utilisation de la vapeur condensée pour la production d'eau distillée.
A l'autre extrémité : le tableau de distribution de l'oxygène de l'air soufflé des trompes, de l'air comprimé à 1 kilog.,du vide, de l'électricité dans les diverses pièces du laboratoire.
(1) Le baron Thénard a été le premier titulaire de la chaire de chimie; J.-B. Dumas, professeur adjoint en 1832. En 1841, on dédouble la chaire : 1° J.-B. Dumas; 2" Balard, qui ont pour successeurs en 1867 : 1° Sainte- Claire Deville ; 2° Pasteur. M. Troost est nommé suppléant en 1868, titulaire en 1874. et en 1881 il succède à Sainte-Claire Deville dans la chaire de chimie des métalloïdes.
Laboratoire de Chimie. Plan du l" étage.)
Il s'agissait pour celte distribution de rendre les travailleurs indépendants les uns des autres et de mettre à leur disposition autant que possible une seule canalisation. Ainsi, en même temps, plusieurs personnes pourraient se servir d'air comprimé ou soufflé à la pression qui leur conviendrait.
Pour faire cette distribution, on a amené au tableau les canalisations de gaz et d'électricité, au nombre de i, pour les gaz, et de 3, pour l'électricité.
Les quatre canalisations de gaz sont:
Celle de l'oxygène; Celle de l'air soufflé des trompes ; Celle de l'air comprimé ai k.; Celle du vide.
Les trois lignes électriques sont :
Celle d'une dynamo à 70 v. ; Celle des accumulateurs; Celle du secteur à 110 v.
On a donc au tableau :
i robinets et 3 prises d'électricité pour les sources de gaz ou d'électricité. Au-dessus de ces robinets se trouvent, sur deux lignes parallèles, deux séries de deux robinets et deux prises d'électricité.
La première série dessert les laboratoires du premier étage, la seconde ceux du second étage.
Un étau est fixé sur le coin de la paillasse à côté d'une enclume.
La table du milieu est terminée d'un côté par une cuve à eau pour la manipulation des gaz, de l'autre côté par une table qui sert à la réception des fournitures et des produits.
Le long du mur opposé à la paillasse sont installés :
l'' La lampe d'émailleur avec son râtelier à tubes.
2° Un meuble qui contient sur des raj'ons apparents et dans des vitrines les produits et réactifs usuels; les armoires du bas renferment le matériel; dans les tiroirs les outils, les bouchons, etc.
'S" Une étuve de séchage pour les gros produits et la verrerie avec bain de sable, chauflée au gaz.
Une paillasse carrelée occupe la partie qui se trouve d'un côté le long des fenêtres et sert de table de filtration. Un monte-charge et un tableau noir complètent l'installation du grand laboratoire.
J'errasse couvertepour les appareils fixes. — Elle est close du côté de la terrasse ouverte par de larges baies, ouvrables, en été, ce qui permettra d'en faire un laboratoire pour les opérations odorantes.
Une paillasse, dont la moitié est sous hotte, a permis d'y installer
LA iNOUVELLE SORBONNE.
à poste fixe les appareils continus à hydrogène, à acide carbonique, les appareils à distiller, etc.
Terrasse ouverte. — Une paillasse carrelée en carreaux céramiques est adossée au mur du service de M. Ditte. Elle est abritée de la pluie par un vitrage dans lequel on a pratiqué une série de cheminées en zinc, rendant possible linstallation de fourneaux sur la paillasse.
En face de cette paillasse sont placées deux tables dont l'une supporte les appareils continus à acide sulfhydrique et à chlore.
Laboratoire de la préparation du cours. — Il comprend au milieu : une table carrelée sur laquelle il est possible de monter les grands appareils qui doivent figurer aux leçons; une paillasse sous une hotte ouverte, un four à gaz de Perrot; une paillasse à hotte fermée avec châssis ouvrant à guillotine; dans un angle de la paillasse une cage évaporatoire pour les attaques aux acides.
Une cuve à mercure de 20 litres de capacité est montée sur table spéciale à l'extrémité de la table carrelée pour les préparations et le maniement des gaz.
Deux meubles de matériel et de produits, les armoires et les tiroirs nombreux de la table de milieu complètent l'organisation de ce laboratoire de préparation du cours.
Laboratoire du professeur. — Il est composé :
D'une table de milieu, carrelée et à étagères avec gaz, eau, trompes à vide ; dune paillasse sous hotte ouverte ; dune paillasse sous hotte fermée ; d'une cage évaporatoire pour les acides ; d'une étuve de séchage avec bain de sable.
Sous la hotte ouverte sont installés le bain de sable de Schlœsing,un four à incinérer, une étuve à huiles et un petit four Perrot.
Une armoire boîte à réactifs et un meuble à deux corps forment avec les armoires de la table du milieu les magasins de matériel et de produits nécessaires au travail courant.
Chimie. Laboratoire de préparation des cours.
Laboj-aloires pai'ticuliers. — Deux laboratoires particuliers, à peu près semblables à celui réservé au professeur, sont encore installés à ce premier étage. Dans l'un d'eux est organisé en ce moment le matériel qui sert à l'étude de la constitution des aciers. Les températures élevées auxquellesonportelemétalsontobtenues au moyen du gaz et de l'air comprimé et sont mesurées avec le pyromètre électrique. Les prises d'électricité ont permis d'effectuer ce chauffage à l'aide du courant.
Laboratoire de photographie. — La chambre noire, peinte en rouge, communique avec l'extérieur pas deux portes en chicane. L'éclairage est obtenu à l'aide d'une lanterne à gaz et d'une lampe électrique à verres rouges. Deux grands éviers en plomb avec robinets d'eau ordinaire et robinets à pompe d'arrosoir, sont disposés pour le lavage et la manipulation des clichés. Une paillasse carreh''e, un évier en grès Doulton, une tablette de bois et une armoire complètent la disposition de la chambre noire.
Salle des balances — C'est sur une dalle d'ardoise que sont supportées les balances des laboratoires du premier étage. L'éclairage est fait au gaz, par des papillons horizontaux, et par des lampes électriques mobiles. Dans cette salle se trouve la « balance historique », construite par Deleuil pour J.-B. Dumas, pour les pesées des gaz et l'analyse de l'air atmosphérique. Dans un meuble à deux corps est emmagasiné tout le matériel : verrerie, porcelaine, filtres, etc., et appareils pour les analyses par pesées.
Salle des analyses volumétriques et des analyses de gaz. — Une paillasse, adossée à une fenêtre bien en lumière, sert de support aux burettes de titrage de l'analyse volumétrique. Une cuve à mercure de 10 litres permet l'étude des gaz et les expériences eudiométriques sur la cuve de Bunsen. Dans une armoire sont rangés les vases gradués, les pipettes à gaz, les liqueurs titrées et tout le matériel spécial aux analyses pratiquées dans cette salle.
On a utilisé une partie du mur opposé à la paillasse pour y placer une table carrelée sur laquelle on a disposé les cloches à dessécher dans le vide. Le vide est produit par deux trompes à eau. La canalisation des vides venant du tableau aboutit aussi à cette table, au bout de laquelle se trouve la machine pneumatique de Blanchi. Des manomètres fixés au mur, et des flacons à soupapes permettent de suivre la marche des appareils et d'éviter les rentrées d'eau dans les cloches à dessécher.
Deuxième étage. — Le laboratoire comprend à peu près la même organisation que le laboratoire d'entrée comme table de
milieu; mais il a déplus : 1° une cage pour les expériences puantes, et en particulier, la préparation de l'hydrogène sulfuré ; 2'' une hotte fermée. Une étuve à huile et une autre plus petite, plusieurs hains de sable Schlœsing, un four à incinérer, font de ce laboratoire une pièce dans laquelle il est possible de faire à la fois des préparations et de l'analyse.
Deuxième salle des balances ])our desservir le deuxième étage; elle contient l'outillage nécessaire.
Laboi^afoire particulie?' semblable à ceux de l'étage inférieur.
Laboratoirr de spectroscopie installé dans une petite pièce où l'on peut faire l'obscurité au moyen d'un store de construction particulière.
Laboratoire d'analyses organiques comportant deux paillasses sans hotte ouvertes ainsi que tout le matériel nécessaire aux combustions pour les analyses organiques, les essais de houilles, etc.; on a placé sous ces paillasses quelques appareils d'analyse toujours prêts à servir.
Salle de calorimétrie organisée dans une pièce qui sert à ranger les instruments de physique; on peut y monter les appareils pour les déterminations calorimétriques comme la bombe de M. Berthelot, avec sa pompe de Golaz à comprimer l'oxygène, l'obus de M. Malher. Des prises d'électricité peuvent amener le courant destiné à actionner les agitateurs mécaniques. Cette salle peut servir aussi de salle d'optique ; des stores permettent d'y faire l'obscurité.
Salle de physico-chimie en pleine lumière, permettant les lectures au cathétomètre, et suflisamment loin des laboratoires pour ne rien craindre des vapeurs.
Rez-de-cualssée. — Laboratoire des hautes températures, ou salle des fourneaux, renfermant une paillasse en briques sous hotte, au milieu de laquelle est disposée une ouverture. Cette ouverture circulaire peut recevoir une grille au-dessus de laquelle on monte un four en briques pour le chauffage d'un creuset, ou d'un tube horizontal. Le vent d'une soufflerie mécanique peut être amené dans la grille, le four étant chargé de charbon de cornues. On a ainsi le « four de Sainte-Glaire Deville », dans lequel on peut fondre les métaux les plus réfractaires comme le chrome.
Des prises d'air sur les paillasses et des prises d'oxygène servent à alimenter les chalumeaux à gaz de Schlœsing et de Debray.
Un four à moufles est installé sous la paillasse.
Dans un massif en briques, sont insérés les fours à vent de dimensions variables et un four à huiles lourdes et à pétroles, qui
dans des expériences de M. Troost, a permis d'atteindre 1 iOO'' dans un moufle cylindrique d'assez grandes dimensions.
Dans un autre massif sont les bains d'huile horizontaux et verticaux, le bloc pour le chauffage en tubes scellés.
Au milieu de la pièce est installé un four à gaz à récupération.
C'est dans cette pièce, située à la cote la moins élevée du service, qu'on a dû installer la production du vide et de l'air soufflé au moyen de la pression de l'eau.
Deux trompes soufflantes de Lionet, pouvant marcher ensemble ou isolément, envoient l'air au tableau du premier étage. — Une batterie de deux trompes à vide d'Alvergniat aspire l'air de la canalisation, aboutissant au tableau. — Un manomètre à eau indique à chaque instant la pression qui oscille entre 25 et 30 mètres.
Au-dessus des trompes, sont groupés une série de robinets :
Deux robinets amènent de l'oxygène venant des gazomètres placés dans la salle voisine. — Deux autres amènent de l'air comprimé à 1 kilogramme, venant d'un réservoir communiquant avec le compresseur d'air. — Trois robinets sont les têtes des canalisations, qui relient le laboratoire à l'amphithéâtre des cours. Ces canalisations permettent d'envoyer à la fois, pour une même séance, de l'oxygène, de l'air soufflé des trompes, de l'air comprimé à 1 kilogramme, ou tout autre gaz venant des gazomètres. — Quatre autres robinets forment de même les amorces des canalisations du service du laboratoire, qui aboutissent au tableau de distribution. Les raccords sont faits au moyen de tubes en caoutchouc.
Dans cette salle des fourneaux sont encore installés une presse, un soufflet de forge, un ventilateur à main d'Enfen, un mortier de fonte sur son billot, un grand mortier de marbre, etc.
Une petite pièce voisine est le magasin de combustibles et la réserve des fourneaux, en même temps que la glacière.
Salle des machines et des gazomètres contenant : 1° trois gazomètres de l"%oOO et 300 litres du système Deville. Leur manœuvre permet de faire sortir le gaz qui y est renfermé sous la pression de l'eau de la ville, soit plus commodément sous la pression constante fournie par un réservoir à niveau lixe placé au-dessus ; 2" l'appareil à produire l'oxygène ; 3" un réservoir en tôle rivée, qui sert à régulariser le débit de l'air comprimé; il porte un manomètre et une soupape.
Une force motrice de 3 chevaux, fournie par un moteur vertical à gaz du système Lenoir, à 250 tours par minute, actionne
la machinerie qui se compose : pour la partie électrique, d'une dynamo Compound à balais de charbons de 70 volts X 30 ampères à 1 600 tours, d'une dynamo d'électrolyse à excitation variable à 100 ampères avec un voltage variable de ^2 à 10 volts; pour la partie mécanique : d'une pompe, compresseur d'air à 1 kilogramme, d'une pompe Cailletat à comprimer et à liquéfier les gaz; d'un ventilateur de Root (en installation).
L'arbre de transmission a été prévu pour o chevaux ; il est scellé au mur vertical par -4 chaises à paliers graisseurs.
Les machines sont installées sur un plancher de chêne, ce qui permettra le placement de nouvelles machines et le déplacement des machines actuelles.
La partie électrique est complétée par l'aménagement d'une batterie d'accumulateurs dans une armoire placée dans la courette voisine de la salle des machines. Les courants des deux dynamos arrivent à un tableau qui porte les instruments de mesures, les interrupteurs et le rhéostat d'excitation de la dynamo d'électrolyse. En sortant du tableau, ils viennent au tableau de distribution comprenant deux commutateurs bipolaires à deux directions et un interrupteur; soit cinq lignes, dans lesquelles on peut envoyer soit le courant de la dynamo à 70 volts, soit celui des accumulateurs comptés suivant les besoins des expériences, soit, sur une des lignes de 100 millimètres carrés de section, le courant de la dynamo d'électrolyse. Les deux commutateurs à deux directions permettent d'envoyer les courants soit au laboratoire, soit à l'amphithéâtre.
La canalisation de l'amphithéâtre est de 100 millimètres carrés de section.
Un rhéostat à manette est relié au tableau de distribution au moyen d'un commutateur bavarois et est disposé de telle sorte qu'on peut intercaler dans n'importe quel circuit une résistance variable.
Chimie minérale.
La chaire de chimie minérale de la Faculté des sciences est consacrée à l'étude générale des métaux et de leurs composés (1).
On accède dans le service de chimie minérale par un sous-sol en contre-bas de la cour du service.
(1) Occupée il y a un demi-siècle par Dumas, cette chaire le fut ensuite par M. Sainte-Claire Deville, qui devint son suppléant en 1853 pour lui succéder définitivement en 1867. Debray, en 1881, le remplaça. En 1888, M. Ditte lui succéda.
Le visiteur trouve à sa droite une première pièce qui contient es réservoirs d'air et d'oxygène à la pression de i atmosphères, les accumulateurs pour les circuits d'électrolyse, un JKiin d'huile et de puissantes trompes à eau.
La pièce suivante revêtue sur toutes ses faces de carreaux de faïence servira à l'analyse du gaz; elle est munie d'un appareil à douches pour les cas d'accidents par brûlure d'acide. Plus loin, une entrée de la galerie du laboratoire. A gauche, la première pièce sert de grand laboratoire de recherches pour les élèves. Il possède des canalisations d'air, d'oxygène, de vide, d'eau, de gaz, d'électricité; une dynamo de 4 chevaux reçoit le courant du secteur de la rive gauche pour actionner divers appareils tels que agitateurs verticaux et horizontaux, appareils à secours, ventilateurs, etc. Chaque paillasse
possède en plus i fours à vent. Ce laboratoire est en communication directe avec la petite cour anglaise couverte en presque totalité par une véranda, qui abrite une paillasse oîi les élèves vont faire les manipulations dangereuses ou de dégagement nauséabond. A la suite de ce laboratoire se trouve la salle des fourneaux, prise en totalité par un four à pétrole, 4 fours à vent, "2 bains d'huile, et un four à moufle pour cuire la porcelaine; au milieu de la pièce se trouve un four à récupération. La dernière pièce de cet étage est destinée au lavage de la verrerie; elle a également l'alambic pour la préparation de l'eau distillée.
Les cours contiennent la soute à charbon, l'appareil de chauffage, 3 magasins à verrerie et une salle disposée pour être maintenue à température constante.
Au REZ-DE-CDAUssÉE côté cst SB trouvc le laboratoire réservé au préparateur, et à la suite son cabinet. Par cette disposition il se trouve en communication directe avec le grand laboratoire des élèves d'un coté, et de l'autre, avec la salle de préparation des cours, attenante à l'amphithéâtre de chimie. Les élèves sont ou des licenciés occupés à la préparation de leur thèse de doctorat, ou des savants poursuivant leurs recherches scientifiques.
Le côté est se trouve occupé en entier par le laboratoire des élèves, par une salle spéciale consacrée aux mesures de thermo-
Plau du service do la Chimie minérale.
chimie, installée de manière à présenter toutes les garanties que réclame ce genre de recherches particulièrement délicates, et par celui du professeur. Chaque laboratoire possède, outre les dernières canalisations indiquées plus haut, une trompe simple pour faire le vide, A prises d'air comprimé sec et humide, 4 prises de courant, une étuve à eau, un bain de sable et une étuve d'évaporation.
Le côté ouest est occupé par le cabinet du professeur, la salle des balances pour les élèves , lapetite bibliothèque, un petit laboratoire pour les savants étrangers, une pièce pour les produits chimiques, etdeux pièces pour la verrerie ordinaire et la verrerie hne.
Le laboratoire des élèves du sous-sol est en communication avec la cour anglaise, celui du rez-de-chaussée l'est aveclagrande cour de service. Cette cour a sur deux côtés une large paillasse où doivent se faire les grosses opérations ; celle-ci est d'ailleurs largement recouverte d'un auvent vitré. Un petit jardin occupe le milieu de la cour.
Au PREMIER ÉTAGE, la première pièce que nous voyons sert d'atelier; elle renferme un tour à métaux, un étau, une enclume, une raboteuse, un établi de menuisier et tous les outils nécessaires pour exécuter sur-le-champ les menues réparations qui n'exigent pas le concours d'un ouvrier spécial. Un moteur de 3 chevaux actionne ces différentes machines.
A la suite se trouve un grand laboratoire pour les recherches délicates, ou nécessitant une longue observation. Ce laboratoire est absolument indépendant de tout le service; il possède ses trompes pour le vide, et l'air comprimé, son moteur électrique, sa table à balances, son régénérateur à gaz, et de superbes tables en fonte émaillées.
En face de ce laboratoire se trouve la salle de collections, qui renferme les produits destinés à. être montrés au cours et les collections historiques, dont l'ensemble forme une page des plus glorieuses de la science et delà chimie françaises. On y relève en effet les noms de Dumas, de Sainte-Claire Deville, Uebray, Moissan, etc. Faisant suite à cette pièce, se trouve la salle de physique et lui faisant vis-à-vis une chambre noire. Ces deux pièces sont séparées par un large couloir qui communique avec un atelier de photographie et une spacieuse terrasse.
Les différents étages de ce service sont en communication par un monte-charge situé dans la cage de l'escalier, et par un autre plus petit, au milieu même des services; ces monte-charges, d'un maniement très facile, servent à transporter d'un étage à l'autre
les instruments, appareils, collections, tout en évitant de nombreuses excursions dans les escaliers.
Chimie organique.
On accède dans le service de Chimie organique par un sous-sol en contre-bas de la cour du service. Le visiteur trouve à sa droite une première pièce destinée au lavage de la verrerie. Dans cette pièce a été placé l'alambic pour la préparation de l'eau distillée. Les deux pièces suivantes renferment l'installation motrice.
Une dynamo du type Manchester, à enroulement Compound, reçoit le courant du secteur de la rive gauche ; la force disponible sur l'arbre est de trois chevaux. Cette force est transmise par deux arbres de 50 millimètres à divers appareils : agitateurs verticaux et horizontaux, appareils à secousses, ventilateur.
Ces appareils sont placés dans la première des deux salles, qui renferme également un four Bigot H récupérateur. La dynamo se trouve dans la seconde salle qui sert en même temps datelier; elle renferme, en effet, un tour à métaux, un étau, une enclume, un établi de menuisier : oulils qui permettront d'exécuter sur-le-champ les menues réparations.
A gauche, les deux premières pièces sont destinées aux opérations qui nécessitent un chauffage de plusieurs jours consécutifs. La canalisation du gaz dans ces pièces a été établie exclusivement en fer. Cette disposition est nécessaire lorsqu'on doit laisser des brûleurs allumés pendant la nuit, en l'absence de toute surveillance; elle présente plus de sécurité qu'une canalisation en plomb trop facilement fusible en cas d'échauffement accidentel. Un robinet spécial permet de l'isoler de la canalisation générale. On a placé dans ces pièces les appareils destinés au chauffage des tubes
Plan du service de Chimie organique. (!"■ étage.
scellés : 2 blocs Wiesnegg pouvant contenir chacun 8 tubes, 1 bain-marie, 5 bains d'huile horizontaux, munis de régulateurs de température. Deux fours à vent disposés pour le tirage forcé reçoivent lèvent dun ventilateur placé dans la salle de la dynamo, eux cages en briques communiquant avec la cheminée sont destinées à recevoir les bains d'huile qui doivent être chauffés à des températures assez hautes pour que l'huile dégage des famées désagréables. Dans la première pièce se trouve un autoclave et ses accessoires, ainsi que le tube en acier quia servi à M. Friedelpour de nombreuses reproductions de minéraux.
Le sous-sol comprend encore les magasins pour l'alcool, l'éther, la benzine et les autres matières facilement inflammables. Une glacière complète cette installation.
Les caves contiennent : la soute à charbon, l'appareil de chauffage; à gauche, un magasin, puis deux salles disposées pour être maintenues à des températures constantes, et qui serviront à des expériences de fermentation et de cristallisation.
Au REZ-DE-CHAUSSÉE, côté oucst, sc trouve le laboratoire réservé au chef des travaux, préparateur du cours. Ce laboratoire se compose de deux pièces ouvrant d'un coté sur les laboratoires d'élèves, de l'autre sur une salle attenant à rarnphithéàtre, salle destinée à la préparation du cours. Le préparateur se trouve ainsi à proximité de l'ampithéàtre et des élèves qui sont sous sa direction immédiate. Ces élèves sont ou des licenciés occupés à la préparation de leur thèse de doctorat, ou des savants poursuivant des recherches originales : aussi chacun possède-t-il une place séparée qui lui constitue comme un laboratoire particulier.
Cet étage est divisé longitudinalement en deux parties par un couloir. Les laboratoires particuliers des élèves occupent le côté est. Le long des fenêtres règne une paillasse de 0°',70 de large; sous cette paillasse sont les appareils de chauffage. Contre le mur opposé se trouvent des hottes vitrées divisées en compartiments de 1™,50. Chaque place se compose d'un de ces compartiments et de la portion de paillasse qui y correspond. Les salles ne comprennent pas plus de 5 places. Sous la paillasse on a ménagé des tiroirs; des placards sous les hottes. Chaque élève a à sa disposition 6 prises de gaz, 2 prises d'eau, 1 trompe simple pour faire le vide, 1 prise d'air comprimé. Chaque salle renferme une grande étuve à huile à deux compartiments. Il y a 14 places semblables.
De l'autre côté du couloir se trouvent — à gauche une salle servant de magasin de verrerie et de recette des livraisons; une vaste salle comunme destinée aux opérations qui nécessitent des api a-
reils encombrants ou qui dégagent des vapeurs ou des gaz désagréables ; une salle aménagée pour les analyses organiques. La salle commune est meublée d'une grande table centrale avec prises de gaz, d'une hotte vitrée, de deux paillasses, d'une trompe double, d'un four Perrot grand modèle, d'une trompe soufflante qui permet la distribution de l'air sous pression à toutes les places. La salle d'analyses organiques renferme des grilles à analyse de diverses grandeurs, un réservoir à oxygène de 500 litres muni d'un réservoir d'eau à niveau constant, une cornue Salleron pour la production de l'oxygène, un four à moufle et un four Perrot pour le grillage de l'oxyde de cuivre.
A droite sont situées : la salle de balances et de microscopes, la salle réservée aux appareils d'analyse des gaz. On communique par le magasin de verrerie à la cour du service, munie sur trois de ses côtés d'une paillasse recouverte d'un auvent vitré.
Premier étage. — La place occupée au rez-de-chaussée parles salles de balances et d'analyse des gaz est tenue ici par une terrasse destinée aux opérations qui nécessitent la lumière directe du soleil. Cette terrasse est garnie de deux paillasses avec prises de gaz et d'eau, recouvertes d'auvents vitrés.
La partie nord de cet étage est occupée par le laboratoire particulier du professeur. Il ouvre directement sur le palier de l'escalier! Il comprend une grande salle disposée sur le modèle des salles communes, une salle d'analyses organiques, une salle d'analyse des gaz, ces quatre salles communiquant ensemble; enfin le cabinet du professeur. La grande salle communique avec une terrasse adossée au service de physique.
A l'est le laboratoire d'études comprend 10 places d'élèves qui sont destinées aux chimistes travaillant plus spécialement sous la direction du professeur. A l'extrémité du couloir, du côté de la rue ouest se trouvent la bibliothèque, une salle commune, un laboratoire attribué au maître de conférences, et la salle des opérations de physique. Dans cette salle, qui peut être rendue obscure au moyen de stores et de rideaux, se trouvent les appareils destinés à prendre les densités des gaz et des vapeurs, goniomètre, polarimètre, spectroscope, appareils pour déterminer les grandeurs moléculaires. Des prises sur le courant du secteur permettront, au moyende résistances convenables, d'effectuer des dosages par la méthode électrolytique. On a installé en outre une dynamo couplée pour fournir un courant de 60 ampères, destiné aux électrolyses. Cette dynamo est actionnée par une seconde machine calée sur le même arbre, et qui reçoit le courant du secteur.
Enfin au deuxième étage se trouve un laboratoire indépendant une chambre noire, un magasin de verrerie. L'installation est complétée par un monte-charge capable de supporter un poids de 100 kilos, logé dans la cage de l'escalier. Des sonneries électriques avec tableau indicateur relient le laboratoire du professeur celui du maître de conférences et du chef des travaux avec le magasin du premier étage et celui du sous-sol où se tiennent les garçons de service.
Le service comprend encore deux annexes : une salle de conférences et deux salles de collections. L'une ronferme les produits usuels destinés à être montrés au cours; l'autre, collection histo-
Laboratoire d'enseignement de Chimie. (Plan du rez-de-chaussée.)
rique, contient des produits dont certaines étiquettes portent es noms illustres de Chevreul, Wurtz, Dessaignes, Pasteur, Cailliot, Friedel, Grimaux, Haller, etc.
Laboratoire d'enseianement de Chimie.
Le laboratoire d'enseignement, dirigé par M. Riban, chargé du cours d analyse quantitative et maître de conférences est à la fois un laboratoire d'enseignement chimique et de recherches à 1 usagedes candidats pour le doctorat, l'agrégation, la licence,les professeurs des collèges de province autorisés et les élèves libres
Le grand nombre et la variété des élèves appelés à v travailler ont nécessité une grande surface et des dispositions un peu différentes de celles des diverses salles de manipulation
Examinons d'abord quelle est la pensée qui a présidé à ces installations intérieures, en dehors des conditions techniques com-
mimes à tous les laboratoires : M. Riban s'est préoccupé, surtout en vue de l'hygiène, d'assurer une ventilation énergique des laboratoires où doivent manipuler, sur u ne surface relativement restreinte, un grand nombre de personnes. On y est parvenu à l'aide dun appel considérable d'air pur extérieur et de lélimination puissante de cet air ultérieurement vicié, et en réduisant au minimum, dans la mesure du possible, les causes de viciation intérieures. Pour réaliser ces conditions, sous toute la longueur des paillasses des hottes règne une gaine d'air pur pris au dehors, lequel, dévié par une chicane, vient s'épanouir sur le sol, enlevant rationnellement de bas en haut l'air vicié. Cet air pur débouchant par de larges sections arrive dès lors avec une faible vitesse, condition essentielle pour qu'il ne gêne point les opérateurs. Ce système installé, à titre d'essai, dans l'un des laboratoires provisoires de M. Riban, rue Michelet, durant une dizaine d'années, avait donné toute satisfaction. Des valves permettent de régler l'admission de l'air pur et de le mêler en proportion convenable, dans la salle, avec celui qui arrive chauffé par les appareils à vapeur placés rationnellement devant les surfaces principales de refroidissement, les fenêtres.
Toutes les hottes, sauf celles de l'analyse organique et de l'électrolyse, peuvent être fermées à volonté, partiellement ou en totalité, au moyen de châssis vitrés à contrepoids guidés par un simple fer à cornière galvanisé : on évite de la sorte ces boiseries, élégantes mais épaisses, destinées à les cacher, qui restreignent l'espace disponible pour le travail, le gênent et masquent en partie les opérations en voie d'exécution.
Le tirage de toutes les hottes est activé (sauf dans la salle de licence, présentant une disposition particulière) par des papillons de gaz placés dans les cheminées d'évacuation. De plus, sur les paillasses des hottes régne une gaine percée de trous, du système de M. Schlœsing, communiquant avec une cheminée d'appel spéciale. Devant ces trous d'aspiration se trouvent disposées, pour la plupart des élèves, de petites cages vitrées pour les évaporations acides ou délétères. Enfin de l'air extérieur, montant dans les jambages des paillasses et débouchant dans les hottes, permet leur fonctionnement, alors même qu'elles sont complètement closes. Ces diverses précautions concomittantes assurent l'élimination des vapeurs ou de l'air vicié. Comme dernière précaution hygiénique, l'éclairage des salles est exclusivement électrique, afin de supprimer, dans une certaine mesure, la chaleur de la flamme du gaz et les produits de sa combustion incommodes ou
LA NOUVELLE SORBONNE. ol
insalubres. Seul l'éclairage sous les hottes est au gaz, parce que là il n'est point nuisible et active le tirage.
Le laboratoire dispose d'un sous-sol en partie en caves, d'un rezde-chaussée, d'un premier étage et de quelques pièces au second.
Le sous-soL comprend un vaste dépôt de verreries et de produits communs, une salle pour les accumulateurs où aboutit le courant électrique de la ville, dont on peut faire varier le voltage au moyen d'un premier tableau soit pour la charge des accumulateurs, soit pour le fonctionnement de la dynamo-ventilatrice et autres dont il sera ultérieurenient question. De cette sallo part tout un réseau de fils se rendant à un tableau de distribution à fiches placé au rez de-chaussée. A la suite viennent : une salle des générateurs pour le chauffage du laboratoire, puis une salle de grosses opérations au charbon, avec fours à vent, moulles, fours à réverbère, etc., soufflerie à eau et ventilateur actionné par une dynamo, enfin une pièce spéciale pour les bains d'huile, les bains d'air ou d'eau, l'autoclave protégé par une cage en maçonnerie, l'alambic, la presse, l'essoreuse, etc..
Un compteur de 150 becs distribue le gaz dans de larges tuyaux, pour éviter les pertes de charge qui pourraient se produire à l'heure des grandes manipulations.
Le REZ-DE-CHAUSSÉE, principalement consacré aux manipulations courantes de la chimie qui peuvent produire des vapeurs, comprend une petite salle pour les diverses calcinations de l'analyse, avec fours à gaz Forquignon, moufle, etc., une soufflerie à eau; on y trouve aussi une grande étuve à vingt casiers chauffée à 100 degrés par un générateur de vapeur, dont la condensation alimente d'eau distillée tout le laboratoire.
A la suite, on trouve un couloir avec une dizaine de cloches pour le vide, effectué au moyen d'une trompe à eau, une salle des balances de précision, dont la quantité est en rapport avec le grand nombre d'élèves s'exerçant à l'analyse ; enfin, un dépôt de livres d'un usage courant avec table de lecture. Plus loin s'ouvrent le laboratoire et le cabinet du chargé de cours, maître de conférences, avec canalisation de vide, d'air comprimé et réseau électrique; un couloir avec armoires pour produits, et, à l'extrémité, trois cases juxtaposées closes par des châssis à contrepoids et communiquant avec une cheminée d'appel spéciale. La première de ces cases est une petite étuve à air chaud, la seconde renferme un bain de sable, la troisième un grand bain-marie. On pénètre ensuite dans la salle dite d'Agrégation et recherches, pourvue de nom-
LA INOUVELLE SORBONNE.
breuses hottes sous lesquelles règne une canalisation de vide.
Une grande cour en partie couverte dessert cette partie du service pour les expériences en plein air. On y voit une cage spéciale avec cheminée d'appel conduisant les vapeurs trop lourdes audessus du toit.
A l'extrémité du couloir précédent se trouve un grand tableau à fiches permettant de distribuer soit dans la salle du cours, soit dans divers laboratoires munis de prises de courant, l'électricité de la ville ou celle qui émane des accumulateurs. Dans ce voisinage est établi un grand monte-charge placé dans la cage de
Détail d'une hotte vitrcc.
l'escalier intérieur du laboratoire et qui dessert comme lui les divers étages.
Le rez-de-chaussée comprend encore une salle dite des Débutants, pour les élèves peu expérimentés, qui passent plus tard dans la salle des Recherches et du Doctorat. A la suite, un laboratoire pour chacun des deux sous-directeurs, qui, ainsi placés au centre du service, peuvent y exercer commodément une surveillance efficace.
La salle de laLicence, qui vient immédiatement après, quoique spacieuse, eût été cependant insuffisante pour recevoir le grand nombre d'élèves appelés à y manipuler; mais son cloisonnement en trois travées, avec couloir central ouvert pour la surveillance, a fourni le périmètre toujours nécessaire à un grand développement de hottes et a fait de cette salle la plus belle du service.
LA NOUVELLE SOUBONNE. 53
Chaque travée peut recevoir 16 élèves. La disposition extérieure des hottes est ici sensiblement la même que dans les autres pièces, mais Tair pur afflue sous les paillasses après avoir cheminé dans une grande galerie construite dans les caves. L'air vicié ainsi que celui des hottes, grâce à un tirage renversé, est aspiré, au moyen d'un ventilateur mù par une dynamo, dans une deuxième et vaste canalisation et finalement rejeté dans une grande cheminée. Cette dernière est en outre munie d'une herse de tirage à flamme de gaz, pour parer à tout accident de machine sans interruption de service.
Chaque travée de la licence a sa petite cour indépendante pour expériences en plein air.
A l'extrémité de cette salle se trouvent deux pièces pour les solutions et une partie du matériel des aspirants à la licence, puis leur vestiaire, leur salle de balances, et enfin, dans un large couloir,un type de chaque sorte de bains d'huile et d'air, ainsi que des fours à vent, le tout consacré à leur enseignement particulier.
Un lavoir, desservi par un monte-charge spécial et où se trouvent les verreries d'un usage journalier, complète l'installation du rez-de-chaussée.
Le PREMIER ÉTAGE cst principalement affecté aux conférences et à la partie physique de la chimie, qui prend de nos jours une si grande extension et pour laquelle il était nécessaire d'assurer le présent et de prévoir l'avenir.
On y trouve d'abord la salle de conférences du laboratoire, pouvant contenir environ 75 auditeurs; elle est affectée aux conférences d'analyse quantitative. On y a disposé, sous la hotte et sur la table, des canalisations de vide et d'air comprimé, ainsi qu'un réseau de fils électriques aboutissant au tableau distributeur susmentionné. Une cheminée d'appel à tirage renversé permet d'aspirer les vapeurs que l'on aurait à produire sur la table du cours. Une petite salle de préparation est attenante; puis une salle de collections et une pièce spécialement destinée à l'électrolyse, si utile pour l'analyse : on y a réparti de nombreuses prises de courant indépendantes, afin que les divers opérateurs ne s'y gênent point réciproquement par des variations d'intensité de courant. Tout le système est relié au tableau distributeur du rez-dechaussée.
Cet étage comporte encore : une salle consacrée à l'analyse organique et aux déterminations qui s'y rattachent, densités de vapeurs, etc.; une chambre noire, ventilée tout en restant obscure, et pouvant, au besoin, recevoir de l'extérieur un pinceau
54 LA NOUVELLE SORRONNE.
lumineux renvoyé par un héliostat. Une pièce destinée à l'analyse des gaz, à la thermochimie et, d'une manière générale, à toutes les opérations confinant à la physique. Une salle de collection pour les trompes et pompes à mercure et pour tous les appareils de physique enusage dans les laboratoires de chimie. Enfin une petite salle de balance pour le service de cet étage occupé par des pièces d'où ne doivent se dégager aucune vapeur nuisible aux appareils.
Le troisième étage et son comble ne renferment qu'une salle d'électrochimie et un petit atelier avec banc de menuisier, tour, forge, plaques à roder, etc.. Les combles servent de dépôtau gros matériel et aux produits que l'humidité des caves ou des soussols pourrait altérer.
Deux logements pour les garçons du laboratoire ont été ménagés dans les parties supérieures, ils prennent jour exclusivement sur la rue, afin qu'ils ne soient point affectés par les odeurs s'élevant des cours des laboratoires.
Amphithéâtre de chimie. — Cet amphithéâtre demi-circulaire a 16™, 15 de largeur sur 14™, 30 de profondeur; sa hauteur est de 10 mètres. Les gradins du centre sont parallèles à la table du professeur, les trois derniers gradins complètement circulaires; comme dans tous les amphithéâtres de science, la pente des gradins est très accentuée pourlaisser voir facilement les expériences qui se font sur la table du cours.
Cet amphithéâtre est éclairé latéralement au pourtour par de larges fenêtres géminées et de plus par un grand plafond vitré. Les stores horizontaux et verticaux seront, comme dans l'amphithéâtre de physique, mis en mouvement par l'électricité, de façon à pouvoir de la table du professeur faire l'obscurité à volonté.
La table du professeur, très longue et légèrement courbe, est munie d'une grande cuve à mercure, d'une cuve à eau et de ventilations renversées permettant l'évacuation des gaz et vapeurs provenant des expériences; au-dessous de la table arrivent l'électricité pour éclairage et circuits d'électrolyses, l'eau, le gaz, l'oxygène, l'acide carbonique, l'air comprimé humide, et l'air comprimé sec avec ses canalisations pour faire le vide.
Derrière cette table est établi un grand tableau mobile divisé en deux parties horizontales fermant la baie, puis l'écran à projections et la hotte vitrée avec paillasse de 3™, 50 de large sur 1™,10 de profondeur en communication avec le laboratoire de préparation par des châssis doubles, les premiers en cuivre plein pour obvier à la chaleur se dégageant des moufles et fours servant
aux expériences du cours, les seconds vitrés. Cette paillasse reçoit les mêmes canalisations que la table du cours ; deux portes à droite et à gauche de la hotte communiquent du laboratoire de préparation à l'amphithéâtre. Un tableau de distribution permet d'envoyer dans les canalisations des gaz spéciaux préparés dans les laboratoires.
Ce laboratoire de préparation du cours est en communication
Cour de la Chimie.
directe avec les trois services de chimie générale, chimie minérale et chimie organique.
Au-dessus de la hotte dans l'amphithéâtre de chimie, une grande fresque devant couvrir le mur du fond a été commandée àBesnard. Le programme choisi par l'artiste est: «De la mort renaît la vie ». Au centre une femme morte tient dans ses bras un jeune nourrisson; autour se développe une grande composition avec fond de montagnes, verdoyantes à droite, sombres à gauche; du côté du riant paysage, de joyeux laboureurs s'en vont au travail en chantant; de l'autre côté, s'échappant des noirs rochers, un
torrent roule tumultueusement des cadavres d'hommes et de bêtes, indiquant ainsi le cycle de l'éternelle renaissement.
Cet amphithéâtre se dégage : pour la partie basse des gradins, par deux portes situées en face des emmarchements situés à gauche et à droite à l'extrémité des galeries Victor-Cousin et Restaut; pour la partie haute, par deux petits escaliers formant tourelles à l'extérieur et aboutissant dans une galerie circulaire en dessous des gradins, laquelle se dégage à ses deux extrémités par des portes vitrées voisines des deux premières.
Service de la Minéralogie (1).
Le service de !a minéralogie est installé en deux étages : un rez-de-chaussée et un premier.
Le rez-de-cuaussi':e est tout entier consacré aux recherches originales. La pièce principale est un grand laboratoire occupé
par les licenciés
j^„<: îi^cJ^cqiici , -,^ , qui préparent leurs
thèses pourle doctorat es sciences physiques. Deux pièces sont réservées au professeur et au directeur.
Les travaux métallurgiques s'exécutent dans une salle spéciale pourvue de trois fours à vent, d'un fourneau à flamme renversée, d'un four à pétrole -du système de M. Sainte-Claire Deville pour chauffer les métaux sur tôle réfractaire, d'une installation pour le four électrique et pour l'électrolyse des sels en fusion ignée. A la salle de métallurgie sont annexés un atelier forge, des réduits pour bains d'huile et autres appareils employés dans la reproduction des minéraux par la voie humide, enfin une glacière pour les cristallisationsàtempérature constante.
(1) Les noms des titulaires de la chaire de minéralogie sont, depuis la fondation de l'Université : Haliy, Beudant, Delafosse, Des Cloizeaux, Friedel, Hautefeuille, tous membres de l'Académie des sciences : Haliy, dans la section de botanique, Friedel dans la section de chimie, les autres dans la section de minéroloffie.
Service de la Minéralogie. (Plan du rez-de-chaussée.'
Un escalier intérieur mot en communication cette partio du service avec le prejuer étage consacré à l'enseignement. Sur l'escalier principal s'ouvre la salle des conférences et de manipulations des élèves de la licence es sciences physiques. On passe de cette pièce dans la salle des collections, très vaste et bien éclairée; les minéraux y sont exposés dans des vitrines horizontales.
Les élèves disposent, à proximité de la salle de conférences, dune petite pièce exposée au nord, où de grands microscopes sont installéspour l'étude des minéraux réduits en plaques minces.
Au même étage, le conservateur des collections a un laboratoire aménagé pour les essais chimiques des minéraux ; le maître des conférences a également un laboratoire particulier. Enfin une vaste chambre noire est pourvue de tous les appareils nécessaires àTétude des propriétés optiques des cristaux.
Le plafond de la salle des conférences est orné de cartouches
ainsi que celui de la salle des collections ; dans les cartouches de la salle des conférences sont inscrits les noms des quatre grands ■cristallographes français : Rome, Hoiiy, Bravais, Mallard ; dans les cartouches de la salle des collections, les noms des minéralogistes •classificateurs : Werner, Berzélius, Beudant, Delafosse.
Les laboratoires du service de la minéralogie possèdent l'outillage nécessaire à l'étude physique et chimique des échantillons, aux recherches d'optique cristallographique, aux synthèses des
Laboratoires de Minéralogie.
LA NOUVELLE SORIîONXE.
minéraux ainsi qu'à l'étude des traitements industriels des minerais par les méthodes anciennes et par l'électricité.
Services de la Géologie (1).
La chaire de géologie comprend actuellement trois services distincts, correspondant: 1'' à la stratigraphie; 2'^ à la paléontologie; 3" à la pétrographie. Les locaux afférents à ces divers services sont groupés en deux sections, constituant les laboratoires
d'enseignement et :J, J - . .. ^ ■ de recherches.
Laboratoire d'enseiçineinent. — Le laboratoire d'enseignement est réservé aux candidats à la licence et à l'agrégation. La salle de conférences est vaste, bien aérée, et hu'gement éclairée; elle contient environ cinquante personnes qui peuvent, soit y manipuler, soit y prendre facilement des notes ou bien y dessiner sur une planchette mobile. Dans la même salle se trouvent des collections générales d'étude destinées aux exercices pratiques des élèves et aux démonstrations qui suivent les conférences de stratigraphie, de pétrographie et de paléontologie. Ces conférences sont de deux sortes, les unes destinées aux candidats à la licence, les autres, d'un ordre plus élevé, aux candidats à l'as^réffation.
Services de la Géologie. (Plau du rez-de-chaussi'c.)
(1) En 1822, Bcudant, qui avait été nommé titulaire do la cliaire de minéralogie, tut également chargé d'enseigner la géologie jusqu'en 1831, époque de la création d'une chaire de géologie : Constant Prévost, son premier titulaire, en prit possession comme professeur adjoint le 19 juin 1831 et la conserva jusqu'à sa mort, survenue en décembre 1836. De 1831 à 1830, Delessc, ingénieur en chef des mines, suppléa Constant Prévost souifrant. Après la mort de ce géologue distingué, Edmond Hébert, qui avait été chargé du cours au commencement de 1837, fut nommé titulaire au mois d'octobre de la même année. Il occupa la chaire de géologie jusqu'en avril 1890, époque de sa mort.
Laboratoire de recherches. — Le laboratoire de recherches a été créé en vue des études relatives aux thèses de doctorat et aux travaux originaux de stratigraphie, de paléontologie et de pétrographie. Il renferme des salles d'études générales, des salles de collections, un laboratoire de pétrographie, un atelier de moulage et de travaux manuels, un atelier de photographie, une salle des caisses et une bibliothèque géologique.
Salles d'études générales. — Ces salles sont bien installées au point de vue des recherches; elles sont au nombre de 8 et peuvent contenir 16 personnes. Chaque travailleur est indépendant et possède une table de deux mètres de longueur, éclairée par une fenêtre ayant en largeur les mêmes dimensions, avec une hauteur de plus de trois mètres. Dans ces conditions, l'éclairage atteint son maximum d'intensité et permet de pousser très loin et avec le plus grand succès les études micrographiques.
Ces salles renferment en outre des meubles à tiroirs et des vitrines destinées à recevoir les matériaux d'étude de chaque travailleur, et les collections stratigraphiques régionales qui facilitent les recherches comparatives. La collection des terrains jurassiques, crétacés et tertiaires du bassin de Paris est la plus belle et la plus complète qui existe.
Salh's de collections. — Une grande salle principale, destinée aux collections et aux études paléontologiques comparatives est en voie de construction. Les collections générales de pétrographie seront installées dans des salles spéciales.
Les précieuses collections de Brongniart, l'un des plus grands maîtres de la géologie française, sont intégralement conservées dans une pièce spéciale qui porte encore le nom de Salle Brongniart.
Laboratoire de pétrographie. — Deux pièces du rez-de-chaussée ont été aménagées pour l'installation de ce laboratoire, qui est destiné aux recherches chimiques relatives à l'analyse des roches éruptives par voie de fusion à de hautes températures. Les études pétrographiques optiques se font dans la salle de conférences ou dans les salles d'études générales.
Atelier de photographie. — Le laboratoire de photographie renferme des appareils nouveaux qui ont été construits sur les données du professeur. Les plus grands appareils, sur chariots horizontaux et verticaux, ont un tirage de six mètres ; ils permettent de photographier les minéraux, les fossiles, les plans, les coupes, les cartes, avec réduction ou agrandissement.
Un microscope spécial, de grand modèle, s'adaptant aux dilfé-
rents appareils photographiques, permet, à l'aide de plaques minces, de prendre, en lumière parallèle ou convergente, avec une très grande netteté, les images des minéraux qui constituent les roches.
Atelier de travaux manuels. — Cet atelier est occupé par un préparateur du matériel, qui est chargé principalement du montage dos grandes pièces et des moulages.
L'aménagement de cet atelier, qui renferme des meules, des appareils à scier les roches et des tours destinés au polissage des sections minces, est d'une très grande utilité pour la préparation des matériaux d'étude.
Une pièce annexe est spécialement affectée aux moulages en plâtre, par le procédé de décalcification des roches calcaires qui renferment des empreintes. Le même procédé est employé pour la préparation des fossiles siliceux.
Amphithéâtre de géologie et minéralogie. — Cet amphithéâtre demi-circulaire a 1 3"', 25 de largeur sur 9°\30 de profondeur. La hauteur et de 7 mètres.
Les gradins, l'éclairage latéral et horizontal et l'orientation sont absolument analogues à ce qui a été décrit pour l'amphithéâtre de chimie. Le tableau noir mobile et l'écran à projections couvrentaussi une large baie donnant dans la salle de préparation qui est en communication directe avec les services de géologie et de minéralogie.
Au-dessus du tableaunoir, couvrant le mur du fond de l'amphithéâtre, une grande fresque exécutée par Montenardct représente un paysage ensoleillé des côtes de Provence entre Marseille et Toulon.
AmphiihéiUre de Géologie et Minéralogie.
Cet amphithéâtre se dégage dans la partie haute des gradins par deux parties s'ouvrant dans de petits vestibules donnant sur la galerie Gerson.
Services de TAnatomie comparée et de la Zoologie.
Ces deux services situés au premier étage ne sont installés que provisoirement dans les locaux qui ne représentent que la moitié du service d'anatomie comparée, l'autre moitié devant se trouver dans les bâtiments de la troisième partie, ainsi que le service tout entier de la zoologie.
Les deux titulaires, MM. les professeurs de Lacaze-Duthiers et Delage, sont donc actuellement avec MM. les professeurs de mathématiques les seuls dont l'installation reste complètement à faire. Pour la rentrée de 1897, on peut espérer que les bâtiments de la rue Saint-Jacques seront prêts à recevoir les services.
Service de la Botanique.
Ce service est divisé en deux étages. Toutes les salles du PREMIER ÉTAGE donnent sur un vestibule général, de façon que chacune d'elles puisse être isolée; ces différentes pièces peuvent d'ailleurs communiquer entre elles, si le besoin l'exige, par des portes intérieures.
Près de l'entrée se trouve, à droite, le cabinet du professeur ; viennent ensuite du même côté une grande salle de collections pouvant servir aussi de salle de recherches pour deux travailleurs; le cabinet du chef des travaux pratiques; une salle destinée aux recherches de physiologie expérimentale nécessitant une hotte, des étuveset un grand espace. Au fond se trouve une chambre obscure pour les études d'héhotropisme. A gauche, après la pièce de service des garçons, sont deux petites salles destinées aux recherches purement histologiques.
Service de la Botanique. (Plan du 3'' étage.)
LA NOUVELLE SORBONiNE.
Un couloir continue à gauche et à angle droit le vestibule et conduit à la serre; dans ce couloir s'ouvrent : à droite la salle de recherches des préparateurs et le service du maître des conférences ; elles sont au nord, expositions très favorable aux recherches microscopiques, et sont munies d'étuves permettant de faire des cultures Pasteur; à gauche se trouvent l'atelier oii on peut construire et réparer certains appareils, et le laboratoire de photographie; ce dernier se compose de trois salles. Tune vitrée en jaune pour le collodion humide et la photographie microscopique, la seconde vitrée en rouge pour le collodion sec, la troisième est une salle obscure ou s'opèrent les développements. La serre est divisée en trois parties ; la plus grande est une serre tempérée pouvant être éclairée par des lampes à arc ; au fond est une serre
froide pour les cryptogames, et à droite un atelier vitré où on peut photographier les plantes en expérience; la serre est chauffée par un thermosiphon qui possède un foyer indépendant, et qu'on peut alimenter à l'aide d'un ascenseur qui est en communication directe avec la cave.
Un escalier intérieur conduit au second étage. A droite de cet escalier se trouvent le cabinet du directeur adjoint, diverses salles de recherches anatomiques et physiologiques et le laboratoire du professeur ; vient ensuite une salle destinée aux travaux pratiques de physiologie et dont la disposition rappelle celle d'un laboratoire de chimie. Des trompes à eau et une soufflerie sont installées au premier étage et une canalisation les relie aux principales pièces, et en particulier à ce dernier laboratoire. Enfin à gauche se trouve une grande salle de manipulations pouvant serviraussi de salle de conférences; elle est entièrement exposée au nord. Toute la muraille de ce côté (15 met. sur 6 met.) est remplacée par des glaces, de façon qu'un jour sans soleil vient éclairer toutes les parties de la salle et que 80 élèves peuvent manipuler à la fois au microscope; cette salle a été décorée d'un treillage orné de plantes grimpantes ; elle peut être éclairée par 40 lampes électriques.
Serre tempérée.
Le programme du concours ne demandait pour ce service
que 250 mètres de superficie. M. Bonnier, professeur, chef de ce service, obtint du ministère que le programme primitif fût remanié et considérablement augmenté; quand il s'agit de construire la grande salle pour les manipulations microscopiques, le professeur critiqua tout mode de construction qui sur le côté nord ayant 15 mètres de longueur apportait, soit piliers ou colonnes, des obstacles à la lumière; Tarchitecte lui proposa alors, en passant une grande poutre armée dans la partie supérieure, de n'avoir plus sur cette façade que de grandes glaces et des fers à vitrage, avec échelle roulante pour le nettoyage extérieur. Cette salle reçut l'approbation unanime de tous les savants ayant à faire des études microscopiques.
Boursiers de licence et d'agrégation.
Ce service a été agrandi et installé dans les moindres détails sous les auspices de M. le doyen Darboux; il se compose d'une antichambre, de cinq grandes salles pour les étudiants. Comme ameublement, de grandes tables avec tiroirs, des chaises, des tableaux noirs, chaque élève ayant de plus à sa disposition une armoire dans les salles, pour 'mettre ses livres, cahiers, etc., et une seconde dans un grand vestiaire pour les paletots, chapeaux et parapluies. Une petite bibliothèque, une petite salle pour l'association des étudiants et un cabinet pour le directeur du service complètent cette installation. Au-dessus de ce service se trouve la salle de conférences de M. Joly, avec laboratoire de préparation.
Service de la Physiologie.
Les locaux de ce service sont répartis en sous-sols, rez-dechaussées, premier et second étage.
Le service de la physiologie comprend quatre parties :
1° La partie anatomie et vivisection qui exige deux choses : une installation pour conserveries animaux, chenil pour les chiens, fournil pour les lapins, cobayes, rats, cages pour les oiseaux, grenouillère.
Pour être rationnelle, cette installation doit permettre l'accès de l'air très largement et de la lumière. De là, la place qui a été faite dans la cour; et comme, d'autre part, il fallait ne gêner ni le service, ni les services voisins, on a adopté le système des substructions qui réalise le plus complètement toutes les conditions
(1) Les titulaires de la chaire de Physiologie ont été : Claude Bernard, Paul Bert. et actuellement Dastre.
nécessaires. De plus, les lavages sont ainsi facilités. On comprend qu'une installation clans les caves serait anti-hygiénique au premier chef.
La seconde exigence était relative aux opérations que doivent subir ces animaux. Il fallait une salle spéciale qui ne servît qu'à cet usage, qui fût aménagée en quelque sorte comme une salle d'opérations d'hôpital, avec les raffinements de la méthode antiseptique. On a donc construit dans le même massif de substructions de la cour une salle d'opérations sur le modèle perfectionné des salles d'hôpital.
Et, enfin, comme les opérations doivent être enseignées et qu'il faut en rendre témoins les auditeurs, non les trois ou quatre qui peuvent entourer utilement le professeur, en masquant les autres, mais le plus grand nombre possible, on a disposé à côté de la salle précédente, et dans le même massif, une sorte de salle-rotonde de démonstration qui permet en quelque sorte de rassembler lés têtes et les yeux des personnes présentes, dans le voisinage immédiat de l'objet à examiner, de manière à se gêner le moins possible. Dans le détail, le système des cages, les procédés de lavage, d'entretien, de propreté, ont été étudiés et réalisent, par une série d'inventions particulières, un véritable perfectionnement général.
Enfin, cet ensemble est complété par un four crématoire analogue à celui qui existe dans l'Institut Pasteur, pour faire disparaître les cadavres et les débris plus ou moins malsains. 2° La seconde partie est consacrée à l'A «s/o/or/ic. Une sallede microscopie, exposée au nord, avec façade et verrière, divisée enboxes dans chacun desquels deux observateurs peuvent trouver à s'installer; partie restreinte parce qu'en effet le rôle en est restreint. 3° La troisième partie est le service de chimie physiologique. Une série de salles lui est consacrée. L'installation ici ne diffère que peu de l'installation ordinaire des laboratoires de chimie proprement dite.
4° La quatrième partie est la ^^liysique physiologique.
Service de la Physiologie (Plan (lu rez-de-ciiaussée.
Ce service comprend une installation photographique, une chambre noire, les appareils électriques. Cette partie offre un musée, où les appareils spéciaux sont exposés, conservés et entretenus.
Une salle d'étuves est disposée au second étage, de façon à offrir deux enceintes concentriques pour faciliter le maintien d'une température fixe.
Quant à la salle de cours, elle est aménagée avec une tribune
Salle-rotoude de dénionstratiou physiologique.
comme celle de Dubois-Reymond à Berlin. Elle communique par une baie très large avec une salle du laboratoire particulier du professeur, de telle sorte, qu'en ouvrant la communication on peut rendre les auditeurs témoins d'une expérience préparée dans cotte salle annexe au moment opportun. A côté, une sorte d'office où se rangent les tableaux et appareils qui doivent servir au cours. Le public accède à la partie supérieure des gradins de l'amphithéâtre par l'escalier situé à l'extrémité de la galerie Restant.
Deux services supplémentaires non compris au programme