‹ La nuit de mai; féerie enfantine en cinq tableauxChapitre 8 sur 19 · VOUS · texte numérisé non relu

VOUS

2' demoiselle. —

Qons de la Marjolaine Qu

bus le quai, "'etc...

I.- chœur - rapproche-. Entrent les valiers; ils portent, sur des palanquins fan- Grand'Mèrc. Pierrot

Le Capitaine. — Si

Les demoiselles. — Vivenl les chevaliers l

Pierrot. — idames. Nous

voici arrivés au luit de not.ro voyage.

Angèle. — Ohl Grand'mèrel Le beau jardin! L<> beau palais : Les jolis costumes!

La Grar.d'Nlère. — !. ma po-

tite, qu'en quittant un lieu si triste, nous ne pouvions trouver qu'un jardin 1res beau.

Angèle. — Ah! Pierrotl Que va-t-il nous arriver maintenant ? [Entrent Saint-Eloi et les invités).

Le Capitaine des Gardes. — Monsieur Saint notre missioi ioomplie. Nous re-

venoi Pas de mort, pas de

Bless l'ougeole. Et je remets

vos man a ju'on nous a dit d'ame-

ner,

Saint-Eloi. — Bravo, Capitaine. Nous sonvous décorer. Ah! ah! Voyons cette princesse...

Hein! Qu'est-ce que cela ?1 Je n'en s yeux! Gomment ca-

'■ couvrir une prin- •i, et vous nous ramenez une petit \. • une poupée

entre les bras, encore! Quelle est cette plaisante:

Le Capitaine. — Mais, Monsieur de Chambellan.

Saint-Eloi. — Il n'y a | ■ imbellan

qui ! ,»uni comme il faut. (Le

at).

Ali! ça, mademoiselle, qui ètes-vous ?

Angèle. — '•■. J'étais

t grextd'mère rs sont passé

Saint-Elol. — !: Ceci

! il'"

front que vous avez voulu faire à notre prince, vous, Capitaine et vous, Pierrot, vous allez vous en repentir avant longtemps !

(Mai- ici, des buissons s'ouvrent et, dans un nuage de lumière, la fée Mimosa apparaît.)

La fée Mimosa. — Tais-toi, Eloi, cesse de gronder, car cette enfant, c'est moi qui l'ai choisie !

Saint Eloi (proterrié, ainsi que les demoi- ■■-. tandis que les soldais tendent leurs lances). — - Vous! Madame la fée ! Vrail Je n'y comprends plus rien.

La fée. — Ne sais-tu pas, ô Eloi, qui ne regarde que les apparences, que la douleur est la plus haute des noblesses, et que toutes les souffrances, supportés par cette enfant en ont fait l'égale des rois ? Ne sais-tu pas que le malheur nous rend dignes de toutes les gloires, et qu'elle a mieux mérité son bonheur, cette fillette misérable, que bien des princesses qui n'ont rien subi pour l'obtenir ?

Fais-lui donc, Eloi, l'accueil que tu lui dois, ainsi qu'à sa grand'mère, et conduis- Jes vers ton jeune maître avec tout le respect qu'il faut témoigner à tous ceux que les fées protègent. (Elle s'approche d'Angèle, et la réconforte).

Saint-Eloi. — Il en sera fait selon votre volonté. Madame. Je ne suis qu'un pauvre chambellan qui ne comprend pas trop toutes ces choses ; mais ça ne fait rien: je vous crois !

Soyez-donc les bienvenues, Mesdames, et veuillez m'accompagner auprès du prince Charmant, mon maître. Quant à vous, Mesdemoiselles, et vous chevaliers, chantez en l'honneur de nos hôtes vos chants les plus beaux, que vous répétez d'ailleurs, tous les jours, depuis deux mois.

Demoiselles et Chevaliers. — Vivat ! Vivai ! vive la princesse Angèle !

Chœur. —

Que t'as de belles filles Giroflée, Girofla Que t'as de belles filles L'amour m'y compt'ra, etc..

(Le cortège s'organise).

Rideau

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