‹ La nuitChapitre 117 sur 119 · SA TAN · texte numérisé non relu

SA TAN

Dans le caveau d'or sombre étoile d'émeraude L'idole sur l'autel dresse sa nudité.

D'énormes fleurs de feu, rouges de volupté, Lèchent ses pieds lascifs de leur corolle chaude.

Sous la voûte, où T.encens comme un nuage rôde. Luit l'œil fauve et mugit le mufle ensanglanté De celui qu'en pleurant le monde épouvanté Appelle Dieu du Meurtre et Seigneur de la Fraude.

Mais vainqueur des vertus, des dégoûts et des peurs. Pour réduire à merci les cerveaux et les cœurs Que l'éternel secret des luxures fascine.

L'archange noir, bandant tous ses muscles velus. Cambre ses reins honteux, son ventre et sa poitrine Hérissés d'un fouillis monstrueux de phallus.

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