‹ La nutrition dans l'hysterieChapitre 11 sur 24 · HO S · texte numérisé non relu

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la chorée rhythmée (1), nus recherches ont porté sur deux malades donnant un ensemble de 21 analyses portant, tant sur la période d'attaque des 24 heures, que sur l'état

normal, e1 dont on trouvera les moyennes dans le tableau VII.

Nous y notons la diminution du volume de L'urine, du résidu fixe, de l'urée et des phosphates. En ce qui regarde ces derniers, nous constatons encore l'inversion si caractéristique de la formule.

En effet, la malade n" 1, en nous bornant à celle-ci, excrète à l'état normal, pour ne parler que des phosphates, 2 gr. 40 d'acide phosphorique total se partageant en terreux 0 gr. 72, et alcalins. 1 gr. 68, ce qui donne la proportion normalement physiologique de 42 à 100.

Pendant la période d'attaque des 24 heures, l'acide phosphorique total descend à 0 gr. 96 se partageant en terreux, 0 gr. 436, et alcalins, 0,424, ce qui donne une proportion de 100 à 100 réalisant l'inversion de la formule.

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(1) Yoy. Gharcot. — Leçon* sur les maladies du système nerveux, t. III.

15e iec0n — leçons du Mardi. 1887-18XX

passim. — P. Horcholle : Contribution à l'élude de la chorée rhythmée. Th.

Paris. 1888.

Si Ton veut bien comparer ces résultats avec ceux que nous avons obtenus pour l'attaque convulsive pro prement dite, on verra que les moyennes sonl identiques dans leis deux cas, ce qui nous permet de conclure que l'attaque de chorée rhythmée hystérique, cliniquement assimilable à l'attaque convulsive proprement dite, comme l'avait démontré M. Charcot, est aussi son analogue au point de vue chimique.

B. — Un cas de toux hystérique revenant par accès, nous a fourni 19 analyses, dont 15 d'état normal et 4 comprenant la période d'attaque des 24 heures (tableau VIII). Nous ferons remarquer qu'en ce qui regarde les 15 analyses d'état normal, il était des jours où la malade continuant à présenter les stigmates permanents qui, chez elle, étaient presque au complet, ne toussait nullement. D'autres fois, sans prodromes, survenaient dans la journée quelques secousses de toux ne se groupant pas sous forme d'attaque. Dans ces deux cas, fait sur lequel nous insisterons plus loin, l'analyse indiquait un état physiologique normal. Bien au contraire, dans 4 périodes que nous avons analysées, les attaques éclataient avec les prodromes ordinaires de l'attaque hystérique proprement dite et les efforts expiratoires se groupaient de façon à constituer un véritable accès. Dans ces cas, nous avons encore noté, comparativement à l'étal normal, la diminution du volume de l'urine, l'abaissement du taux du résidu fixe, de l'urée el des phosphates. Ces derniers n'ont pas été différenciés pour les raisons que nous avons exposées p" traitant de l'attaque à forme d'épilepsie partielle. En dehors de ce point particulier, don! rien dans tous les cas ne viendrait contredire la réalisation, on remarquera que l'attaque de toux hystérique est absolument com-

du 12 au L6août 1888 du 7 au H août 1888

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