‹ La nutrition dans l'hysterieChapitre 20 sur 24 · li · texte numérisé non relu

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Peut-on voir un plus bel exemple de dénutrition causée par les vomissements hystériques et aussi de la rapidité avec laquelle peut se reproduire l'embonpoint lorsque les vomissements ont cessé ?

Au point de vue clinique, il convient donc de surveiller cette manifestation lorsqu'elle se prolonge, car on peut prévoir le moment où, comme dans î'inani-

tion expérimentale, la perte par rapport au poids total soit trop considérable pour que le retour à la santé puisse avoir lieu.

IV. — Contractures, paralysies, tremblements hystériques. — Il nous reste encore à étudier la nutrition dans un grand nombre de manifestations hystériques. Parmi celles-ci, tout en restant incomplets, nous distinguerons trois groupes : les contractures, les paralysies, les tremblements. Dans ces diverses catégories, les malades ne nous ont pas fait défaut, car ce sont là des manifestations fréquentes de l'hystérie, et vu leur permanence faciles à étudier. Nous devons dire que les sujets choisis ne présentaient pas actuellement de troubles digestifs appréciables.

L'exposé de nos recherches dans la circonstance ne nous retiendra pas longtemps, parce que les résultats obtenus ont été purement négatifs; c'est-à-dire que dans les cas étudiés, rentrant dans les précédentes catégories, nous n'avons jamais observé de troubles de la nutrition générale. Il est bien entendu que nous laissons complètement de côté les phénomènes de nutrition locale, troubles trophiques, par exemple, qui sont beaucoup plus fréquents qu'on ne croit dans l'hystérie.

Nos analyses ont porté sur 9 individus, 4 hommes et 5 femmes, se répartissant ainsi qu'il suit :

Contractures : 3 hommes : 3 cas de spasme glossolabié;3 femmes: 1 spasme de l'orbiculaire des paupières avec coxalgie hystérique et contracture du gros orteil droit; 1 cas de contracture des deux pieds en équin direct ; 1 cas de contracture du membre inférieur droit avec pied bot-varus.

Paralysie : 1 homme : hémiplégie hystérique flasque du côté droit.

Tremblements : 2 femmes : 1 cas de tremblement hémichoréique du côté gauche ; 1 cas de tremblement hystérique limité au membre supérieur droit.

Nous devons ajouter que ces diverses manifestations étaient installées à l'état permanent, et que les tremblements en particulier ne survenaient pas sous forme d'accès.

Dans ces 9 cas, pour lesquels il a été fait individuellement une moyenne d'analyses de 8 jours consécutifs, le volume de l'urine, le taux du résidu fixe, de l'urée, des phosphates, avec leurs rapports réciproques ont été trouvés normaux après comparaison avec les moyennes théoriques. Afin de ne pas multiplier outre mesure les tableaux, nous avons cru inutile de donner le détail de nos analyses.

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