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CHAPITRE V

APPLICATIONS DES RÉSULTATS OBTENUS AU DIAGNOSTIC POSITIF ET DIFFERENTIEL DES DIVERSES MANIFESTATIONS HYSTÉRIQUES.

Désormais, à proprement parler, nos recherches sont terminées ; il faut songer à appliquer les résultats que nous avons obtenus. Nous le répétons, ce n est pas un point de vue théorique que nous avons envisage, mais bien la clinique que nous avons toujours eue pour

°bNoÎre but a été d'apporter, par l'étude de la nutrition une aide à la différenciation des états hystériques -avec ceux qui les pouvaient simuler. C'est, dans un certain ordre d'idées, l'anatomie pathologique de hystérie que nous avons entreprise, avec cette particularité me dans la circonstance, l'autopsie est remplacée par une'simple analyse de l'urine des 24 heures.

Nous ne parlerons plus maintenant de l'hystérie normale car nous avons péremptoirement démontre qu on ne saurait chimiquement la différencier d avec un autre état ^entraînant pas do modifications dansles échanges. T hvstérique n'est plus l'être à part que Von croyait, « ne déperdant rien, et auquel il est inutile, sinon nui- !ihle de manger ». H mange et boit comme tout le monde, peut-être enplusépicé et voilà tout. Ses excretanfinaires, rapportés au kilogramme d'individu, sont enè emen superposables à ceux d'un sujet normal. PVst de l'hystérie pathologique dont il va s agir dans Goitre de diagnostic différentiel; aussi, croyons- Tou uéc saire de' rappeler quelques-uns des résultats I uè nous avons obtenus en particulier, d'abord, en ce qui regarde l'attaque.

Nous avons démontré pour la première fois, en nous appuyant sur un nombre considérable d'analyses ftabl II) que dans l'attaque d'hystérie, le taux du résidu fixe de 1 urée, des phosphates était toujours abaissé et qu'il y avait inversion de la formule de ces derniers- et cela aussi bien dans l'attaque convulsive aux quatre périodes que dans l'attaque bornée a une période prédominante Mous consacrions ainsi, delà façon la plus irréfragable cette merveilleuse intuition qui avait poussé M. Charcot a taire parties d'un même tout des phénomènes cliniquement aussi différents les uns des autres que les convulsions épileptoïdes, d'une part, et les attitudes passionnelles, de l'autre, par exemple. Il faut bien le dire, aujourd'hui personne ne songe plus à désunir les 4 périodes de 1 attaque d'hystérie, mais il n'en a pas toujours ete ainsi et, à une époque qui n'est pas encore bien lointaine, il fallait avoir un certain courage pour adopter cette opinion, tant le vrai, en médecine comme ailleurs, peut quelquefois ne pas être vraisemblable

Pour nous en tenir actuellement à l'attaque, il est évident que c est d'avec l'épilepsie qu'il faudra dans 1 immense majorité des cas différencier l'hystérie

Depuis plusieurs années que nous suivons le service de la Clinique, nous n'avons jamais vu la question se poser, par exemple, entre l'hystérie et les convulsions uremiques ou eclamptiques ; c'est toujours entre Z terie et 1 epilepsie que le diagnostic était hésitant

Désormais dans ces cas douteux, et ils sont plus nombreux qu on le croit, l'analyse des urines de la période d attaque des 24 heures suffira pour assurer un diagnostic, qu'on était obligé de baser autrefois su" tiona longue distance du bromure sur la disparition des accès en cas d epilepsie, ou l'état stationnai e des "ta ques en cas d'hystérie.

Les recherches de MM. Lépine et Mairet, déjà citées

ordinaires (d^U e^^^ ^

mal dit M. Mairet (loc. cit., p. 208): 1° l'azote rendu heures est augmenté ; 2' l'acide phosphonque Z aux terres est augmenté ; 3' l'acide phosphorK|u uni aux alcalis est généralement augmente ; 4 acide hosphonque total est augmenté., Ce sont la des résultats justement opposés à ceux que donne 1 attaque

d toTésultats sont constants dansl'épilepsie ; nous les avons obtenus comme MM. Lépine et Mairet, et, pour bien en faire saisir la portée, nous ne saurions mieux faire que de mettre en parallèle les analyses fournies par deux malades du service de M. Charcot 'une epileptique, l'autre hystérique, que leur poids *£™ *°°> peu différents, permettaient fructueusement de rapprocher l'une de l'autre. ,

Dav., 16 ans, 35 kilos, épileptique climquement confirmée excrète à l'état normal pour la période des 24 heures, 900 c. c. d'urine, 40 gr. de résidu fixe, 17 gi. d'urée 1 gr. 63 d'acide phosphorique total se decomauree, ib' * iwiins 1 "T 23 donnant

posant en terreux : 0,40, et alcalins î ei. *o a proportion normale de 32 à 100 pour les phosphates. Dans la période d'accès épileptique des 24 heures, elle excrète 1,040 c. c. d'urine, 44 gr. de résidu fixe, 21 gr. 07 d'urée, 1 gr. 97 d'acide phosphonque total, se décomposant en terreux 1 gr. 39, et alcalins 1 gr .97, donnant la proportion sensiblement normale de 41 a 100 pour les phosphates.

Tous les excreta-urinaires sont augmentés dans Vaccès d'épilepsie par rapport a l'état normal.

Mettr 19 ans, hystérique cliniquement confirmée, excrète à l'état normal 1,100 c, c. d'urine, 40 gr 20 de résidu fixe, 18 gr. 15 d'urée, 2 gr. 05 d acide phosphorique total, se décomposant en terreux 0 gr. 08 et alcalins 1 gr. 47, donnant la proportion normale de 40 à 100.

Dans la période d'attaque hystérique des 24 heures, elle excrète 630 c. c. d'urine, 30 gr. 30 de résidu fixe, 10 grammes d'urée, 0 gr. 79 d'acide phosphorique total, se décomposant en terreux 0 gr. 37 et alcalins 0 gr. 42, donnant la proportion de 88 à 100 réalisant l'inversion de la formule des phosphates sur laquelle nous nous sommes suffisamment expliqués pour ne plus y revenir.

Tous les excreta-ur inaires sont diminués dans V attaque d'hystérie par rapport à l'état normal.

Voilà, il nous semble, des caractères différentiels de premier ordre et dans les cas où le diagnostic sera hésitant entre l'accès d'épilepsie et l'attaque d'hystérie, l'analyse des 24 heures n'apportera-t-elle pas un appoint des plus précieux au diagnostic (tabl. XXIII) ?

Tableau XXIII.

Comparaison entre l'accès d'épilepsie et l'attaque d'hystérie.

Acide phosphor.

NOMS

VOLUM

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