MOLÉCULE DE MATIERE ORGANISÉE
travaux de Hæckel (') et d’EIsberg (’^), où Ton rencontre souvent le [enneàe molécule plasmatique, plastidule, etc. Les plasomes ou plasmalosomes de Wiesner(^) expriment également la même idée et il en est de même des bioblastes d’Altmann (^). Néanmoins, ce dernier auteur diffère de ses prédécesseurs, en ce sens qu’il considère les unités protoplasmiques comme des formalions assez volumineuses pour être distinguées au microscope. Grâce à un procédé spécial de fixation et de coloration (“), Altmann a pu découvrir des granulations spéciales (®), dans le noyau et le corps cellulaire, granulations qu’il appelle bioblastes et qu’il considère comme étant les éléments ultimes qui entrent dans la constitution de la matière organisée (").
Si certains observateurs, en particulier Ber- * (*)
(1) H.ECKEL. — Die Pevipenesis der Plastidule oder die Welleiibevoepungen der Lebensteilcken, 1876.
(2 J Elsberg. — Pfoceedings of the Americ. Assoc. Hartford, 1874.
(2) WiESNER, cité p. 19.
(*) Altmann. — Die Elementarorganismen.hQ\[>z\g, 18ÜÜ ; Structur des Zellkerns. Arcli. für Anat. u. Piiysiol., 1889.
(5) Fixation par Pacide osmique et coloration par la fuchsine picrique.
fî) Suivant Altmann, ces bioblastes peuvent avoir une existence isolée dans la nature, par exemple, les microbes (autoblastes).
(") Ces granulations ont été décelées dans le protoplasma végétal par Zimmermann (Beitr. zur Morgh. U. Physiol. der Pflanzenzelle, fasc. 1, Tübingen, 1890).
&tOLÉCULE DE MATIERE ORGANISEE
Ihold (’), se refusent à attribuer les manifestations vitales à des réactions chimiques ayant comme substratum matériel un élément plus petit que la cellule, un grand nombre de savants se rallient à cette manière de voir. Ainsi, Chittenden (-) affirme que « certaines combinaisons chimiques, ayant une structure moléculaire particulière, entrent dans la constitution du protoplasma », et que « tout le secret de l organisation,à savoir la croissance, le développement, etc., dépend de ces éléments constitutifs de la matière vivante ». D’autre part, suivant Quincke, « la biologie doit tenir compte de ce que le développement des cellules et la vie de la matière organisée sont sous la dépendance d’un arrangement particulier de cette matière, arrangement que l’on ne saurait pas distinguer au microscope ». Ajoutons enfin que cette opinion est également partagée par O. llertwig (^), par Kassowitch et par Schlater (^).
Les physiologistes qui ont essayé de préciser le mécanisme chimique de la vie, ont tenu compte de la notion de l’unité agissante. Ils ont réussi, dans une certaine mesure, à nous donner
(1) Berthold. — Studien üher Proloplasmamechanih. Leipzig, 1897.
(-) CiuTTENDEN. — Biolog. Cbt, vol. i^, P- 321, i8g4. (3jO. Heutwig. — Die Zelle u. die Ge'tvche, léna, 1898. ('*) Schlater. — Der rjegenwü.eti(je Staud dev Zelllekre. Biol. Cbt, vol. 19, 1899.