LA MOLÉCULE DE MATIÈRE ORGANISÉE
De tout temps le problème de la vie a préoccupé l’esprit des savants et des philosophes. Les biologistes ont essayé de préciser les caractères essentiels de la matière vivante, et ont tenté une détinilion de la vie en s’appuyant sur ses manifestations les plus apparentes, les moins variables. Mais leurs elîorts sont loin d’avoir abouti. L’image que ces chercheurs nous ont donnée de ce qui se passe dans l’intimité du protoplasma, est jieu précise et certainement moins fidèle qu’on serait tenté de le croire au premier abord. C’est (juc ce problème n’est pas de ceux qui cèdent aisément aux investigations de la science, et les vérités qu’il renferme ne se laissent dévoiler que lentement et au prix de quels sacrifices! Les savants ont dû renoncer depuis longtemps à saisir les causes mêmes de la vie. Les causes se rangent dans le groupe de ces notions premières sur lesquelles Claude Bernard a tant insisté, et qui ne pourront pas être pénétrées