QUELQUES LOIS GÉNÉRALES QUI PRÉSIDENT A LA FORMAÏJON DES ANTICORPS
L’étude de l’immunilé nous apprend que l’introduclion, dans l’organisme animal, d’un grand nombre de substances immunogènes détermine l’apparition, dans le sérum de cet organisme, de certains principes désignés, en général, sous le terme à\inlicorps. Ainsi, l’injection de microbes vivants ou préalablement tués par la chaleur, provoque la genèse des agglutinines et des haclériolysines, anticorps qui réunissent ces microbes en amas, ou les dissolvent plus ou moins intégralement. L’introduction de divers éléments cellulaires, érythrocytes, spermatozoïdes, épithéliums vibratils, rénaux ou hépatiques, engendre la formation de cytotoxines, substances qui, mises en présence de ces éléments cellulaires, les tuent, et parfois les dissolvent entièrement. De même, l’administration de toxines microbiennes aboutit à la fabrication à' antitoxines,ci l’injection de corps albumineux ou de ferments, engendre précipitines et des anli-
anticorps et espèce animale
ferments. Tous ces anticorps jouissent d’une propriété commune : Us se fixent et agissent d’une façon rigoureusement élective sur les 2yrincipes immunogènes qui leur ont donné naissance. En efTet, les bactériolysines, les agglutinines et les cytotoxines sont absorbées d’une manière essenliellement spécifique par les bactéries et les cellules correspondantes, de même que les précipilines se combinent avec les matières protéiques, pour provoquer la précipitation de ces matières. D’autre part, les antitoxines et les antiferments s’unissent cbimiquement avec les toxines et les diaslases, pour neutraliser 1 action toxique ou enzymatique de ces substances.
Les mêmes études montrent, de plus, que celle production d’anticorps est soumise à une loi générale que l’on peut formuler ainsi : Tout corps albuminoïde ou agant une constitution moléculaire qui se rapproche de celle des matières proteiques, est capable de provoquer une formation d anticorps, à la condition qu’il ne provienne pas de V animal même qui sert à la fabrication de ces anticorps.
On a pensé à la suite des premières recberches de Delfanti et Carbone (‘) et de Dordet (2), que
(') Belfanti et Carbone. — Giorn. delle Real Accacl. di Torino, 1898, p. Zii.
Bürdet. — Sur l’agglutination et la dissolution des globules rouges gar le sérum, etc., Ann. Inst. Pasteur, octobre 1898.