‹ La nutrition dans ses rapports avec l'immunitéChapitre 45 sur 106 · FIXATION DE LA SENSIBILISATRICE · texte numérisé non relu

FIXATION DE LA SENSIBILISATRICE

Voici la notion : Les réactions humorales que l’on avait considérées jusqu’à présent comme étant spéciales à l’immunité bactérienne et qui, pour ce motif, semblaient posséder un certain caractère téléologique, peuvent être engendrées à l'aide de cellules dépourvues de toute action nocive sur l’organisme. H suffit que ces cellules appartiennent à des animaux d'espèce différente, pour que ces réactions organiques dont le rôle défensif se trouve ainsi relégué au second plan, voient le jour.

Revenons à notre point de départ et cherchons si l’étude des anticorps préparés à l’aide de principes immunisants solides, confirme l’existence réelle de cette propriété de fixation que nous avons attribuée aux groupes fonctionnels des molécules protoplasmiques. L’expérience la plus simple et en même temps la plus éloquente, qui prouve que ces anticorps possèdent effectivement cette affinité chimique en vertu de laquelle ils se fixent sur les substances immunogènes solides, est celle de MM. Ehrlich et Morgenroth (^). Ces auteurs ont constaté que lors~ qu’on met en présence une hèmolysxne spécifique et les hématies qui ont servi à sa préparation, on remarque que la sensibilisatrice renfermée dans

(1) Ebblich et Morgenroth. — Zur Théorie der Lysinvirhung. Berl. kl. Woch., 1899, n° i, p. 6.

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