‹ La nutrition dans ses rapports avec l'immunitéChapitre 46 sur 106 · C. Levaditi — La Nutrilioii et l'Immunité · texte numérisé non relu

C. Levaditi — La Nutrilioii et l'Immunité

fixation de la sensibilisatrice

cette hèmolysine se fixe intimement sur ces hématies.

Cette fixation rigoureusement spécifique, est en grande partie d’ordre chimique. En eiïet, les conditions de milieu qui influencent d’une manière appréciable la marche des combinaisons qui s’opèrent entre les corps simples, telles que la concentration, la température, le teuàps de contact, etc,, modifient dans le même sens l’absorption de la sensibilisatrice par les globules rouges. De plus, il semble que la loi des proportions multiples domine, dans une certaine mesure, ce processus de fixation. On a pu mesurer, par exemple, la dose d’hémolysine retenue par un volume donné de sang, et on a constaté que les multiples de ce volume fixent des multiples de cette dose. Néanmoins, la fixation de la sensibilisatrice sur le stroma globulaire n'obéit pas toujours à cette loi des proportions multiples. Ainsi, on a remarqué qu’une masse donnée de globules rouges retient parfois non pas une seule dose dissolvante d'hémolysine, mais une quantité 6o et 90 fois plus grande (Ehrlich et Morgenroth (‘)). D’autre part, Bordet a constaté que si, à un volume de sérum hémolytique qui dissout en une seule fois, n d’hématies, on ajoute, par doses fractionnées, la môme

(i'» Voir, à ce sujet, les mémoires (I’Ehrligh et Moro'&^KOTK{Ueber Hœmolyse. Beri. kl. Wocli., 1900, n®»2i et 3i, 1901, n®* 10, 21 et 221

Page 1