‹ La nutrition dans ses rapports avec l'immunitéChapitre 47 sur 106 · FIXATION DR LA SENSIBILISATRICE · texte numérisé non relu

FIXATION DR LA SENSIBILISATRICE

quantité n de ces hématies, on remarque que l’hémolyse ne s’opère alors que partiellement. On peut mentionner également, dans cet ordre d’idées, l’observation de Morgenroth (‘), d’après laquelle les érythrocytes préalablement saturés de sensibilisatrice, mélangés à des globules rouges neufs, cèdent en faveur de ces globules une partie de la sensibilisatrice qu’ils avaient fixée.

Le moindre doute ne saurait exister sur la nature chimique et sur le caractère spécifique de ce phénomène de fixation des anticorps sur les cellules ou les microbes. Ce qui le prouve, ce ne sont pas seulement les nombreuses expériences réalisées avec toutes sortes de cellules et toutes espèces de sérums, mais aussi l’étude de la brffctériolyse et de l’agglutination faite dans le tube à essai. Déjà Pfeiffer {^) avait remarqué que les vibrions cholériques, cultivés dans un milieu renfermant des agglutinines et des lysines, débarrassaient ce milieu des principes actifs qu’il renfermait. Pourtant cette expérience ne prouvait pas d’une façon rigoureuse la fixation des anticorps sur les vibrions puisqu’on ne pouvait pas préciser s’il s’agissait d’une destruction, terme employé par Pfeiffer lui-même, ou bien d’une simple fixation.

(») Morgenroth. — Münch. med. Woch., igo3.

(■2) R. Pfeiffer. — Mitt. iXher einige BezUh. der spet. Antikorper bei Choiera u. Typhus zu den speoif. Bakl. Cbt für Bakt., n»» i6 et 17, 1896,

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