‹ La nutrition dans ses rapports avec l'immunitéChapitre 49 sur 106 · ÉLABORATION DE LA MATIÈRE ASSIMILABLE PAR LE PROTOPLASMA VIVANT · texte numérisé non relu

ÉLABORATION DE LA MATIÈRE ASSIMILABLE PAR LE PROTOPLASMA VIVANT

L’intégration de la matière assimilable dans la molécule de protoplasma vivant ne peut s’opérer sans que cette matière subisse préalablement une élaboration plus ou moins profonde. La dissemblance entre la constitution chimique de la substance vivante et celle des principes nutritifs, exigent cette élaboration préparatoire. L’élément qui, dans la molécule protoplasmique, se charge d’imprimer à ces principes les modifications de structure nécessaires à leur intégration, est le même que celui qui attire et fixe la matière nutritive, c’est-à-dire les groupes fonctionnels. Nous nous proposons de préciser, dans ce chapitre, le rôle joué par ces groupes dans l’élaboration de la matière assimilable.

Jetons tout d’abord un coup d’œil rapide sur les processus diastasiques qui s’opèrent dans le tube digestif et qui préparent la pénétration des principes alimentaires dans la circulation. Cette étude nous permettra de déterminer la nature intime de la digestion intracellulaire, et nous

DIGESTION intestinale

conduira ainsi à la solution du problème que nous nous sommes posé.

Les substances nutritives qui subissent des modifications plus ou moins profondes de la part des ferments digestifs, peuvent être réparties en deux groupes bien distincts. Le premier de ces groupes renferme celles de ces substances dont la constitution moléculaire relativement simjile, est bien connue : tels, les sucres,

1 amidon, la graisse, etc. Au second groupe se rattachent les principes nutritifs ayant des molécules j)lus complexes, plus lourdes et dont la composition est à peu près inconnue : ce sont les diverses albumines végétales et animales. Chacune de ces substances ne traverse la muqueuse de l’intestin, qu’après avoir subi des changements parfois assez profonds de la part des enzymes sécrétées par les glandes digestives. Ainsi, l’amidon, les sucres, la cellulose, se laissent attaquer par l’amylase, la sucrase, la oytase (*). D’autre part, les graisses sont émulsionnées et saponifiées par la sajionase pancréatique, qui exige le concours de la bile. Enfin, les matières protéiques sont transformées par la pepsine et la trypsine en dérivés relativement simples, comme les albumoses, les peplones, la tyrosine, la leucine, etc. Or, l’étude approfondie

(1) Diastase qui provoque la fermentation delà cellu-’ lose dans l’intestin. Ne pas confondre avec la cytase des sérums.

Page 1