MOLÉCULE PROTOPLASMIQUE
architecture, leur nature chimique, leur rôle physiologique, principes qui jouissent d’une certaine indépendance, mais qui concourent ensemble au maintien de ce tout harmonieux que nous appelons la vie.
Dès lors, on conçoit jiourquoi les chercheurs ne se sont pas contentés de considérer la cellule comme le dernier élément matériel auquel on puisse réduire l’activité vitale, et pourquoi ils ont admis l’existence hypothétique d’une imité de matière vivante ou molécule protoplasmique, infiniment plus petite que cette cellule. Cette notion date déjà de longtemps et tend à occuper en biologie une place de plus en plus considérable. On y est arrivé insensiblement en suivant deux voies difïérentes : celle des études morphologiques du protoplasma, et celles des recherches chimiques de la nutrition cellulaire.
Les observateurs qui ont envisagé la forme de ce protoplasma, impressionnés par les ditîérences fondamentales qui existent entre la matière animée et la substance morte, ont attribué à la première une organisation particulière, pouvant expliquer l’activité caractéristique des êtres vissants. C’est Naegeli (') qui, le
(1) Naegeli. — Die Stiirkehôrner. Zurich, i8.)8. Sitzungsberichte der bayerischen Akad. d. Wissensch., vol. 2, 18G2; vol. I et 2, 1864; Mechanisch-x>hyüolo(j. Théorie der Abslammungslehre. München u. Leipzig. 1884 ; Théorie der Gührung. München, 1879.