EFFORTS ET RÉSULTATS JUSQU'EN 1908 II
à sa délivrance, se heurte à une résistance acharnée d'un
ennemi très supérieur en nombre. Sa colonne a 3 lues et \\ blessés, et lui-même est atteint de cinq blessures.
La Colonne Lartigue poursuit Samory, <jui esl capturé par la Compagnie Gouraud à Guélémou.
La même année, les régions de Tonpa, et d'Osron se soulèvent. Deux Européens sont tués. Une colonne de répression envoyée contre Osrou perd §4 hommes et rebrousse chemin.
Le Lieutenant Blondiaux, venant de Guinée vers le Haul- Gavally, est brutalement repoussé par les Dans non loin du poste de Man.
En décembre, le nord du Baoulé se soulève ; 300 indigènes attaquent, le 29, le poste de Bouaké et sont défaits après de rudes combats,
En 1899, des troubles éclatent dans le Bas-Cavally où le Commandant Kolb effectue la répression nécessaire.
Les Ngbans et les Ouarébos se soulèvent dans le Baoulé-Sud. Le poste de Toumodi est brûlé par les rebelles. La révolte se généralise, des renforts sont envoyés; le Capitaine Lemagnen et l'Administrateur Delafosse répriment l'insurrection Le Commis des affaires indigènes Seigland est mortellement blessé.
En 1900, le Baoulé est occupé par de forts effectifs, malgré la présence desquels les communications sont interrompues entre Bouaké et Kodiokoti. Des embuscades sont tendues sur les sentiers, les courriers sont arrêtés ; les reconnaissances rentrent le plus souvent avec des morts et des blessés. Le 16 octobre, le Lieutenant Aubert du poste de Bouaké est reçu à coups de fusils au village de Konakro, à I kilomètres du poste.
La lutte se continue avec violence dans le Baoulé pendant l'année 1901, en particulier contre les Nanafoués et les Ngbans. Deux compagnies attaquent et prennent Kokumbo, perdant 4 tués et 15 blessés. Les Agbas de la vallée du N'Zi commencent à nous attaquer.
En 1902, toujours dans le Baoulé, le Lieutenant La non est tué le 2 mars. Le 28 juin, le chef des Ngbans essaie de s'emparer par surprise du poste de Ouossou, mais est fait prison-
nier. Les Indigènes pillent nos convois commerciaux. Le sergent Bos est tué.
Une tournée «le police est effectuée par le Capitaine Privey contre les Faafoués. Il tant 214 fusils pour assurer l'évacuation, de Kodiokofi à Lomo, d'uu convoi de blessés.
Plusieurs opérations ont lieu dans la vallée du N'Zi et la région «le Tiassalé.
Les Nanafoués bloquenl le poste de Salékro.. Le Capitaine Privey, qui va à son secours, est violemment attaqué, le 10 septembre, à Zaka et grièvement blessé. De nouveau le poste est assailli en octobre : il faut une nouvelle colonne qui nous coûte une dizaine de tirailleurs et le Lieutenant Dessuze. Nous devons éi acuer Salékro.
Les reconnaissances se poursuivent, dans chaque poste, sans directive générale malheureusement. Elles sont trop souvent Laissées à L'initiative dos chefs de poste, jeunes officiers ou même simples sous-officiers.
Dans le secteur de Ouossou, la situation n'est guère meilleur.' ; nous avons de nombreux engagements en octobre et novembre. Une opération est menée contre le massif de l'Orumbo Bocca. En même temps, sur la rive droite de la Bandama près <|,> Bouaflé, de nouvelles rébellions se produisent et exigent un vigoureux effort.
En 1905, Les opérations continuent dans Le Baoulé. Les indigènes attaquent le poste de Sakasso. La pénétration des cercles «l<-s Lagunes pays attié et abbey) est entreprise par l'Administrateur Lamblin. Des difficultés ont de nouveau li<ni avec les Boubour) des alentours de Toupa (lagune Ebrié).
En r.'Oî, des incidents graves se produisent dans Le Mango, an nord du Cercle ,le N'Zi-Comoé, el dans la région dé Grand \ lépé < lercle des I «agunes .
\n Baoulé, ,i partir de 1905, on s'efforce <lc maintenir le statu quo en immobilisant les troupes dans les postes.
\"\ alentours immédiats <le Bingerville, des troubles éclatent. Le chef heu administratif <le la Cote d'Ivoire est un moment menacé par les gens d'Akouadio, agglomération
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